Prisonnières à Maison Carrée

, par  Danièle LOPEZ , popularité : 15%
[vert]Note du WebMaster :
Les articles de ces séries historiques, ne sont pas présentés "pour plaire", tant à leurs détracteurs qu’à leurs "supporters". Ils sont là pour susciter des interrogations et des prises de conscience.
Le fait de publier des éléments "non conformistes" et étayés par des documents sources n’a pour but que de montrer que la Vérité n’est pas monolithique et que l’oubli, l’ignorance des faits sont monnaie courante !
Nous ne souhaitons pas que les forums soit des lieux d’insulte et de mépris, d’où qu’ils viennent, mais la possibilité d’échanger des avis et confronter des sources.

NotreJournal rappelle que quiconque peut écrire ici et que ceux qui veulent exercer un droit à la contradiction peuvent le faire en toute liberté. Nous nous y engageons formellement.

Aucune insulte ne peut remplacer une explication ![/vert]

le vendredi 11 avril 1958 dans l’ Écho d’ Alger

echo d’alger 11/04/1958

Est publiée l’enquête menée par Jean Larteguy, journaliste à l’ Echo, qui prouve que les accusations portées dans le livre de Jacques Vergès et la lettre de Georges Arnaud aux membres de l’ Assemblée nationale, dans lesquels ils affirment que Djamila Bouhired a été torturée, est très malade et est paralysée du bras gauche
est un immonde mensonge.

Il a obtenu l’autorisation d’interviewer les condamnées, sauf Guerroudj Djilali et Taleb le chimiste qui fut guillotiné quelques jours après.

Sans aucune contrainte et sachant qu’elles étaient enregistrées sur son dictaphone,

les prisonnières ont répondu à ses questions.

-  Djamila Bouhired - future Madame Vergès, dit qu’elle est paralysée suite à la blessure qu’elle a reçu (de Yacef Sâadi ou Ali la pointe).

Quelques instants plus tard, elle oublie son mensonge lorsqu’il lui tend le carnet dont elle se saisit sans difficultés avec sa main gauche.
Notre photo

djamila bouhired

- Djamila Bouazza - dénoncée par Djamila Bouhired lit les accusations de Georges Arnaud et maintient que c’est bien Djamila Bouhired qui lui a remis les bombes de la rue Michelet.

J. Larteguy et Djamila Bouazza

- Zohra Driff - Amusée, très sûre d’elle . "Je n’ai pas été frappée ni torturée. Je me suis fait respectée en prison..." "...Je serai libérée car je ne suis pas anti-française."

zohra drif et jacqueline netter

Elle sera à l’origine d’une campagne contre la torture . Elle rédige elle même une déclaration en laissant en blanc l’espace pour les noms. Cette campagne déclenchée en France fut reprise par l’avocate Halimi, Simone de Beauvoir, Françoise Sagan et d’autres "intellectuelles" encore qui apposèrent leur nom et leur signature sachant qu’il s’agissait d’une propagande du F.L.N. en faveur des rebelles.

-  Jacqueline Netter-Guerroudj . Elle commence par interroger le journaliste (sic).

C’est une pratique communiste écrira-t-il. A la suite de quoi elle expose les faits comme si elle avait bien appris sa leçon.

"...Arrêtée le 28 janvier pour avoir transporté les bombes de l’EGA. J’ai été condamnée à mort puis graciée. Je ne suis plus communiste depuis le jour où je suis entrée directement au FLN. Je n’ai pas été torturée. Je ne suis plus française, je suis algérienne..."

J.netter- D.minne

Une photo de Jacqueline et sa fille Danièle prise à la prison de Maison Carrée. Sa fille vient la voir quotidiennement pour de longues visites . Danièle est également emprisonnée à Maison Carrée et fera tout son parcours carcéral avec sa mère jusqu’à leur libération en avril 1962 de la prison de Rennes en France.

Force est de constater que toutes ces photos, nous montrent des femmes bien traitées, coquettes, et souriantes.

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