Témoignage de Jose GIMENO

, par  Jean Claude THIODET, Marcel CAMICCI , popularité : 14%

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A cette époque je demeurais au 32 avenue de la Bouzaréah

Accompagné de mon épouse (enceinte) nous étions allés voir de la famille au 12 rue Taine.

Lorsque la fusillade a commencé nous avons tenté de rejoindre notre domicile en voiture au milieu de tirs sporadiques :quelques voitures klaxon bloqué et drapeau blanc flottant tentaient tels des ambulances de rejoindre des points de secours au milieu des blindés .

Dissuadés par des militaires de continuer nous sommes retournés rue Taine

et pour atteindre le 2ème étage nous dûmes franchir un barrage de tirs servis par un militaire situé sur une terrasse voisine.

([vert fonce]Légende : la rue Taine située au fond de la rue Léon Roche, relie celle ci à la route de la Bouzareah[/vert fonce])

Dans l’appartement mon oncle ancien combattant avait disposé des meubles en cercle dans le séjour pour faire un abri .

Nous étions avec mes tante et cousine 7 au total. Personnellement j’étais avec mon épouse réfugié derrière un canapé couché, pour la circonstance, qui nous protégeait des tirs d’un mitrailleuse 12/7 montée sur un blindé dont les balles atteignaient notre plafond ; Le tireur, un garde mobile dont seul le casque dépassait de la tourelle tirait sans voir en tournant sur 360° et j’ai vu des hommes aux fenêtres tomber sous ses balles.

La cuisine derrière nous était inaccessible car des balles provenant d’un FM la traversaient, ce FM était servi par un soldat et l’on pouvait apercevoir à ses côtés un indigène qui en apparence lui désignait ses cibles.

D’autres engins tiraient au canon léger sur des immeubles avoisinant . Nous sommes restés ainsi 24 heures allongés au sol protégés par des matelas avant que l’on ne vienne FRAPPER à notre porte. Le bruit était bizarre et nous comprimes en ouvrant la porte, car l’un des deux G.M. tenait dans sa main un poignard avec lequel il frappait et que je faillis recevoir en plein corps.

Le visage bouffi rougi titubant presque ils entrèrent vidant tous les meubles , coupant même les bougies et nous interrogeant sur les serviettes hygiéniques découvertes !!!? quand je pus enfin repartir je devais découvrir que les 4 pneus de mon véhicule avaient été coupés

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