A tricheur tricheur et demi !

, par  Jean-Marie Avadian , popularité : 21%

 

C’est la rigueur. Contribuable et taillable à merci, nous devons donc cracher encore plus au bassinet.

Nos élus votent donc des nouveaux impôts et réduisent nos dépenses, notamment en sanctionnant nos abus.

Mais il y a des tricheurs et des fraudeurs qui passent à travers les mailles du filet et qui continuent de sucer nos impôts et de détourner nos taxes sociales.

Peut-on y mettre fin  ? La campagne électorale en fait un thème qui oppose la droite et la gauche.

Ici, j’ai choisi un angle peu orthodoxe pour traiter de cette question  : nos élus et nos candidats à la présidentielles sont au cœur du débat, mais ne sont-ils pas aussi au cœur du problème  ?

  

Que gagne un élu  ?

D’abord il faut mentionner l’IRFM, Indemnité Représentative de Frais de Mandat.

C’est le montant mensuel dont on ne parle pas assez, que se sont votés députés et sénateurs pour entretenir leurs maîtresses ou pour d’autres besoins tout aussi obscurs, vu que la loi qu’ils ont érigée ne permet à personne de connaître la finalité exacte de cette indemnité.

Cette indemnité de 9 000 € et des poussières s’ajoute à leur maigre salaire de 7 100 €.

Ces volatiles sont plus nombreux ici —comme d’ailleurs dans les républiques bananières— que dans bien des pays civilisés, à la fin de l’année ça fait beaucoup de sous et même d’euros !

Qui connait un parlementaire qui n’a aucun autre mandat électif et qui ne touche donc que les indemnités ci-dessus ? Personne !

Oui mais ces pôvres ne peuvent pas toucher plus que 150% de leur salaire de député ou sénateur en plus des indemnités précitées bien sûr, sauf dans leurs activités civiles qu’ils peuvent maintenir sans limitation de revenus (avocat, fonctionnaire , médecin, etc.).

En fin de compte, tout compris rare sont ces élus là qui touchent moins que Sarko mais il faut bien reconnaître que ce pactole ne tombant pas du ciel, il faut se battre pour le conserver. Par exemple, dans la bataille contre les candidats qui voudraient bien prendre leur place, nos élus doivent souvent dépenser un peu de la fortune amassée pendant leurs mandatures précédentes.

 

Ne pleurons pas les euros de la République ainsi dispensés. Soyons fiers de pouvoir fournir à nos députés et sénateurs les moyens financiers de freiner le changement de représentation.

C’est ça la démocratie en marche (arrière)  !

 

Heureusement pour nos chers, très chers élus, ils sont également soumis à un plan social qui n’a rien à voir avec les plans sociaux de l’industrie qu’ils ne cessent de décrier  : cotisations sociales (maladie, retraite) relativement faibles, indemnités maintenues pendant 5 ans après la dernière mandature (c’est pas un parachute doré ça  ?), retraite nettement supérieure aux montants financés, etc.

A côté de tout cela, les avantages en nature non négligeables qui viennent compléter le package semblent dérisoires  : restaurant de luxe quasiment gratuit au Palais Bourbon comme au Palais du Luxembourg (où il les cigares raffinés subventionnés par nous peuvent être fumés sans souci de la loi  !), transports gratuits étendus aux déplacements privés, etc.

 

Mais l’opacité que chérissent nos élus à quand même des limites.

Par exemple, l’UMP n’a pas obtenu que les députés soient à l’abri des conséquences pénales d’une déclaration financière mensongère (en début de mandat le député est tenu de fournir une déclaration écrite de son patrimoine) et Copé-Jacob, hostiles aux poursuites pénales, avaient introduit un amendement (rejeté) qui leur aurait permis de mentir sciemment.

 

Les législateurs qui vivent ainsi dans les ors de la république et qui jouissent des privilèges et des protections sociales précités sont-ils aptes à comprendre et défendre le peuple qu’ils représentent  ?

 

La rigueur étant le maitre mot de la sortie de crise, il leur faut décider comment alourdir notre facture fiscale et sociale et définir les sanctions qui attendent les tricheurs.

Certes ils peuvent sereinement nous serrer la vis sans en ressentir les effets eux-mêmes, mais sont-ils à l’abri de la vindicte publique s’ils continuent leurs

«  faites comme je dis sinon vous serez punis  »

tout en continuant le

«  faites pas comme moi car contrairement à vous moi je suis à l’abri  ».

 

Alors ceux qui désirent le changement feront bien de voter pour un candidat qui n’approuve pas l’exception des politiques française et surtout qui n’en bénéficie pas.

A toutes fins utiles, j’en fournis la liste ci-dessous :

 

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FIN

 

Voir en ligne : http://blog.francetv.fr/blogistan-a...

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