400 retrouvés.

, par  LEMMER , popularité : 36%

Ce matin dimanche 24 mai 2009, j’ai eu le plaisir d’annoncer que nous avons 400 retrouvés depuis le début de notre action-recherches, il y aura 5 ans en novembre.
Les demandes se répartissant ainsi : 1200 déposées, 400 abandonnées par le dépositaire, 400 impossibles à réaliser pour différentes raisons, et 400 trouvés.

Mais que signifient ces 400 retrouvés ? car il y a eu le plaisir de chercher, de trouver, le plaisir d’annoncer et parfois la tristesse de devoir dire "il n’est plus là depuis.....". Notons que chaque retrouvaille fait au moins 800 heureux, sans compter la famille, et les habitants d’un même quartier ou d’un même village.

Toutes les recherches ont un caractère différent, et la façon de les mener est tout aussi différente. Une recherche peut prendre quelques minutes, quelques jours, quelques mois et même des années. Mais elle est toujours le prix d’une énergie, du temps passé pour vous (coups de fils, courrier postal pour ceux qui n’ont pas le net et sont en liste rouge), elle fait aussi appel à l’imagination si dans un endroit donné aucune adresse n’est mentionnée sur l’annuaire mais qu’on a la certitude que le "recherché" se trouve bien là (j’ai même eu l’aide de la Mairie d’un petit village des Pyrénées Orientales, le Maire s’est prêté à ma demande, laquelle a abouti - ce maire devait être PN, c’est pas possible ?)

Une recherche peut prendre des jours à temps complet, parce que se voyant près du but on ne veut pas lâcher prise de peur que quelque chose "nous échappe" : on est sur la piste il faut aller au bout !

Prendre contact avec des associations, avec d’anciens voisins, des cousins, des amis et ceci le plus souvent quand nous n’avons que le nom sans le prénom.
Relever sur le net tous les noms qui pourraient apporter un élément de réponse. C’est aussi un peu de "professionnalisme" qui est né, et nous les faisons comme des professionnels.
Mais combien de stylos, de cahiers, de feuilles ? (ça ? c’est l’affaire de Marc.....doit avoir des prix intéressants en papeterie !).

Et puis, et il ne faut pas négliger nos vies autour de ces recherches : nos familles, nos enfants, nos animaux qui parfois ont pu subir certains désagréments liés à la concentration trop grande que nous mettons pour essayer de vous faire plaisir :

- Le facteur qui sonne à la porte pour déposer un colis que nous attendons impatiemment et qui repart faute d’avoir été entendu...
- Les enfants qui se disputent parce qu’ils ont la sensation d’échapper à votre vigilance.
- Le pipi du chien sur le tapis, parce que "elle est occupée ? elle verra bien après".
- Le repas brulé parce qu’un pied-noir trop bavard (si ! si !! ça existe) vous retient plus que ce serait nécessaire, il n’a rien à vous apprendre, mais il a envie de parler des gorges de Kerrata, de la Vierge de Santa Cruz, de bab el Oued....

- Ou encore celui qui se retrouve veuf depuis quelques années, sans enfant, dans un milieu où les PN ne se côtoient pas, et qui par magie se retrouve de parler avec vous de son Algérie (Tunisie ou Maroc) natale.
Ceci m’est arrrivé personnellement, et je suis restée au téléphone avec ce Monsieur presque 1/2 heure, je n’osais pas interrompre son plaisir, je n’osais simplement pas lui dire qu’il m’avait apporté quelques éléments de réponse : je l’ai écouté, simplement écouté.

- Ou encore la famille que nous contactons, et lorsque nous posons la question "êtes-vous originaire d’Afrique du Nord, et d’Algérie ?".
"Ah oui bien sur, nous sommes pieds-noirs, Madame, vous ne nous aimez pas beaucoup hein vous les Frangaouis...." et quand je rectifie pour dire "mais si, mais si ma famille est originaire de Sétif". Là, on appelle Henri (époux) gaston (beau-frère), Marinette (soeur) et la tribu défile pour écouter...

C’est tout ça les recherches ! et avec 400 retrouvés, il y aurait un livre à écrire...

Nous tenons aussi à remercier ceux qui ont bien accueillis, soit par leur aide, soit par leurs initiatives, soit simplement par sympathie.

A noter : quelques grincheux pour entendre "Ah vous les PN ! comme si vous ne nous aviez pas encore assez dérangés en 1962...."

Voir en ligne : La recherhe de personnes

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