Le trublion de service tire tout azimut Le procès Gavouri contre notrejournal et J.C.Thiodet

, par  Jean Claude THIODET , popularité : 41%

Au cours de son homélie assez ridicule, notre cher ennemi a jugé bon, se retournant vers moi et me montrant à la foule hébétée de son index vengeur, a "rappelé" qu’il ne me connaissait pas mais qu’il connaissait le nom du THIODET qui avait pratiqué l’autopsie de Roger GAVOURY !!!

Il m’a effectivement appris quelque chose que j’ignorais.

Mais qui était donc ce THIODET ?

Mon frère, malheureusement décédé depuis plus de 25 ans, était né en septembre 1924.

Dès son dix neuvième anniversaire en 1943, il fut appelé sous les drapeaux, et après ses classes à MEURAD, il fut envoyé à CHERCHEL pour suivre le peloton d’EOR. A la suite de quoi, il partit avec sa batterie de DCA, mais la rapide victoire des alliés l’arrêta dans son élan à NANTERRE.

De retour à Alger, il fit des études de médecine, fut nommé Interne des Hôpitaux universitaires d’Alger, puis Chef de clinique médicale, et intégra la chaire de médecine légale. Chargé de l’enseignement de la médecine du travail, il travailla pour le laboratoire de police scientifique, sous les ordres du professeur Pierre MICHAUD, et devint médecin légiste.

C’est en cette qualité que, commis par le procureur de la République, il fut amené pendant les 2 ou 3 dernières années de l’Algérie Française, à pratiquer des centaines d’autopsies des nombreuses victimes de TOUS les terrorismes.

On comprendra bien qu’il ne choisissait pas ses "clients".

C’est ainsi qu’en qualité d’auxiliaire de la justice, mon frère pratiqua, je l’ai appris le 29 septembre, vers 15 heures de la bouche de son fils, l’autopsie du commissaire Roger GAVOURY !!!

Le brillant pupille de la nation, heureux ancien fonctionnaire, aura donc réussi à l’occasion de cette procédure hétéroclite, à servir la mémoire de mon frère ainé, serviteur de l’état, lui aussi, mais avec une philosophie qui n’était pas celle des GAVOURY père et fils.

Navigation