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Attaques et contre attaques : le testament de JC PEREZ

, par  Jean Claude THIODET , popularité : 14%

Le docteur Jean Claude PEREZ, né le 17 janvier 1928
à Bougie, capitale de la petite Kabylie, a grandi, depuis l’age de 5 ans et jusqu’à la catastrophe finale dans le quartier populaire de Bab el oued.

Il y a fait ses études primaires à l’école communale de la place Lelièvre, puis ses études secondaires au célèbre lycée de Bab el Oued, devenu "le grand lycée" puis le Lycée BUGEAUD. A cette épique, nous nous cotoyions quotidiennement sans encore nous connaitre.

C’est à la faculté de médecine d’Alger et à l’hôpital de MUSTAPHA que nous nous sommes rencontrés et avons sympathisé.

Jean Claude PEREZ a soutenu sa thèse de docteur en médecine en 1954 (!!!), et s’est installé à Bab el Oued comme médecin généraliste.
Il s’est très rapidement engagé dans le combat clandestin pour la défense de l’intégrité du territoire algérien de la France.

Il a connu la prison à Alger, à BARBEROUSSE, puis "d’une façon "épisodique, dit -il, en France et à l’étranger.

Condamné à mort par contumace pour son rôle fondamental à la tête de l’ "Organisation Armée Secrète", ce n’est qu’une fois prononcée l’amnistie générale pour les faits commis au cours de la "guerre d’Algérie" que Jean Claude PEREZ a recommencé une brillante carrière de médecin à PARIS

Parvenu à l’age de la retraite, il a installé ses pénates à Nice, et s’est consacré à l’écriture de nombreux ouvrages concernant le rétablissement de la vérité sur les origines, le déroulement , la fin honteuse et les conséquences nationales et internationales de la guerre d’Algérie.

Voici ce que je pense pouvoir appeler : "le testament de Jean -Claude PEREZ
- 

A partir de là, je cite l’auteur :

C’était le temps de l’Algérie française...Superficie : 2 381 740 km2

Je me suis permis d’évoquer ces pages d’histoire, en m’y impliquant parfois intensément,

C’était inévitable.

Au moment où ce livre s’ achève, au moment où sans amertume je me rends compte que tout va s’ arrêter pour moi aussi dans un délai relativement proche, je devais m’imposer cette réflexion.

Celle-ci me confirme dans ma conviction. :

L’ Algérie, territoire immense, aurait du logiquement rester française, pour devenir européenne ensuite.

Elle symbolisait, pour la France et pour l’Europe, un territoire de continuité nécessaire entre le monde occidental et le continent africain.

Elle représentait donc un site de rencontre providentiel entre l’Occident et le monde musulman.

Le peuple Pieds Noirs, par son enracinement sur cette terre de prédilection, était tout particulièrement qualifié pour conférer a cette rencontre, sous l’ égide de la mère-patrie française, une richesse et un fondement humains qui auraient contribué à structurer d’abord et à consolider ensuite la convivialité nécessaire entre le monde musulman d’une part et l’Occident d’autre part.

Le refus obstiné de l’Algérie française est révélateur, en réalité, d’une volonté stratégique : créer tout au contraire les conditions d’une confrontation inéluctable entre le monde musulman et le monde non musulman.

Pour atteindre ce but, avant toute chose, il a fallu vaincre le christianisme en Algérie française.

On l’a effectivement vaincu, la-bas, en attendant de le vaincre ici, au Nord de la Méditerranée.

Les hommes politiques contemporains, tout particulièrement les Occidentaux, refusent d’enregistrer cette identité réelle de la guerre d’Algérie.

- Ils côtoient, ils subissent la révolution islamiste fondamentaliste sans faire l’effort de l’analyser.

Ils ne sont pas en mesure de l’affronter parce que, selon toute vraisemblance, ils ne jouissent pas de la richesse intellectuelle et spirituelle nécessaire pour la comprendre.

- Ils exhibent, tout au contraire, une carence d’information, une carence d’inspiration, qui les situent en permanence « a coté » de cette révolution.

- Leur comportement, nous l’avons souligné dans ce travail a maintes reprises, évoque une pathologie autistique chronique.

- On les voit développer, parfois, des projets ambitieux, des initiatives brillantes, des perspectives de gestion capitaliste momentanément efficaces.

- Ils sont, en réalité, tout le temps hyperactifs, mais ils stagnent « à coté » du normal, « à coté » du fondamental, « à coté » de la réalité de la vie.

Nous, les anciens du combat pour l’Algérie Francaise, tirons encore profit de la lumière générée par cet astre à jamais éteint que fut l’Algérie française.

C’est cette lumière qui nous permet d’éviter une plongée dans l’autisme politique ambiant et actuel.

Nous sommes capables d’identifier historiquement et spirituellement l’identité de cette Révolution. Parce que nous l’avons affrontée « la-bàs ».

C’est sans doute pour cette raison que nous restons l’objet d’un ostracisme forcené, de la part de ceux qui ne voient rien parce qu’ils ne disposent pas des moyens intellectuels de voir.

Il nous est donc imposé, en conséquence de leur carence, de refuser le silence auquel on prétend nous soumettre.

Dans quel but ?

Ne soyez pas surpris de la réponse que j’ose vous proposer.

Dans le but d’éviter a tout prix la naissance d’une nouvelle
OAS

Une OAS européenne, occidentale, supranationale et universelle.

Une OAS qui se structurerait en vue d’un combat ultime.

Celui de protéger notre Occident tout entier contre la conquête idéologique et la mutation spirituelle qui le menacent.

Que l’on se serve de notre vécu.
Nous vous le racontons pour vous le faire connaitre.
Nous vous l’offrons en toute sincérité et en toute humilité.

Ce fut un combat symbole, un combat avertisseur. ..

C’était le temps de l’Algérie française.

Une grande page d’histoire qu’il faut connaitre au mieux possible.
Une page d’histoire que je refuse de tourner à jamais.

Car elle est riche « d’hier », mais surtout riche « de demain »

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Nice , aout 2008.

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