Les accords d’Evian : un crime contre la Patrie, contre l’Europe, contre l’Occident

, par  Jean Claude THIODET , popularité : 5%

Le docteur Jean-Claude PEREZ
« ATTAQUES ET CONTRE-ATTAQUES »

NOUS COMMUNIQUE L’ETUDE SUIVANTE :

Contribution à l’enrichissement mémoriel du grand phénomène historique que fut l’Algérie française, c’est-à-dire la France sud-méditerranéenne assassinée le 19 mars 1962.

Réflexions consécutives à une émission télévisée de Noël 2008, « sur les origines du christianisme », car la défaite de la France en Algérie fut avant tout une grande défaite pour le christianisme.

Conclusion de quelques études que je vous ai adressées en critique de cette émission.

J’ai retiré de mon comportement critique, deux satisfactions :

1°/ celle d’avoir compris à quel point la défaite de la France gaulliste en Algérie s’illustre historiquement comme une défaite majeure du christianisme devant l’arabo-islamisme.

2°/ Une raison d’espérer pour l’avenir : voir naître une volonté universelle de refus. Le refus d’une soumission passive et résignée à l’islamisme conquérant. Celui-ci ne manque pas d’exhiber sa compétence dans l’utilisation de l’arme majeure du combat actuel : l’arme de l’argent.

Plus précisément, de l’argent liquide, générateur de lâcheté, de trahisons, de reniement.

Aujourd’hui, lutter c’est devenu, plus que tout, comme on l’a écrit il y a déjà longtemps, une « question d’esthétique » .

I – Nous n’acceptons pas aujourd’hui, d’être condamnés pour avoir défendu, en Algérie, la thèse de l’intégration. C’est-à-dire la thèse de l’accession des musulmans d’Algérie à la citoyenneté française.

Cette intégration impliquait au préalable, une sécularisation de l’islam. Cette intégration que nous espérions en Algérie, ce n’était pas une capitulation : c’était une nouvelle philosophie de l’histoire qui devait se déployer à partir de l’Algérie française. Dont l’Occident aurait tiré le plus grand profit pour sa survie en tant qu’Occident.

II – Nous employons le terme de « sécularisation ». Finalement, c’est un mot dangereux. Pourquoi ? Parce qu’il prête à équivoque pour certains. Essayons d’être précis. Il ne faut pas confondre sécularisme et sécularité.

Le sécularisme attribue aux valeurs terrestres, une valeur absolue. Cette absolutisation des valeurs terrestres, rejette Dieu ou plutôt le sécularisme prône la non-soumission à Dieu.

La sécularité reconnaît la réalité des valeurs terrestres. Mais elle les subordonne à Dieu.

La sécularisation c’est l’ensemble des moyens qui permettent de parvenir à la sécularité. La sécularisation, c’est un cheminement. La sécularité, c’est l’arrivée, c’est l’aboutissement.

III – Alors … quoi ?

Interrogation désarmante s’il en fut.

Voici ma réponse : parmi les musulmans qui vivent en France, il existe une importante tendance sécularisationniste. Celle-ci est l’objet d’une condamnation sans nuance de la part d’Al-Qaïda et des épitres jihadiens. Ainsi que de la part de ceux qui s’y rallient, même lorsqu’ils les condamnent officiellement.

La sécularisation, c’est le moyen d’obtenir sans heurt, de la part des musulmans de France et d’Europe, qu’ils vivent et pratiquent leur culte dans le cadre de l’intégration du vécu et de la pratique de leur foi, aux exigences d’une nation. Nation au sein de laquelle s’exerce le pouvoir d’une majorité électorale. Majorité qui s’identifie à l’expression de la volonté du peuple souverain.

IV –Les anti-sécularisationnistes de tout bord, exercent une action synergique de celle qui est mise en œuvre et qui est prescrite par Al-Qaïda et les épitres jihadiens. Pour ces derniers, l’islam c’est la religion. La Ouma c’est la seule nation.

V – La Ouma : c’est une notion abstraite, véhicule d’un grand potentiel opérationnel. En effet, quoi de plus facile à défendre qu’une nation qui n’a pas de frontière ? D’une nation qui ne s’identifie pas à un territoire national ? La Ouma, la communauté des croyants, la nation arabe, c’est le fondement géopolitique de l’intégrisme islamique.

VI – L’émission télévisée de Noël 2008, fait de Constantin l’homme de la chrétienté.

Oui c’est vrai : à partir de 313, le christianisme a pu se déployer officiellement dans l’empire romain. C’est le concile de Nicée avec l’appui de Constantin, c’est-à-dire sous la protection du bras séculier impérial, qui fait du christianisme une religion officielle. C’est ce concile qui proclame le fondement de la foi en Dieu. Le Crédo.

Mais à partir de 330, Constantin devient officiellement arien. Il soutient, et ses successeurs le feront avec vigueur, l’hérésie arienne qui rejette le fondement du christianisme. Cet empereur veut détruire le christianisme romain et met en œuvre les décisions administratives adéquates pour interdire à l’église de Rome de se déployer dans l’empire.

L’église de Rome combat l’arianisme. En s’appuyant avant tout sur la Gaule, qui sera libérée de l’hérésie arienne grâce à Saint-Hilaire avant tout.++++

VII – Mais l’hérésie arienne va rester très active, dominante même, aux deux pôles des deux empires romains :

- en Occident : c’est en Ibérie que l’arianisme domine jusqu’à la conversion du Roi Récarède au VIème siècle ;

- en Orient : l’arianisme reste puissant sur le territoire sassanide mésopotamien et au-delà, avec un double rayonnement vers l’Afrique du nord, à l’est par l’Egypte, à l’ouest par l’Ibérie.

VIII – Lors de la naissance de l’Hégire, les peuples ariens vont s’identifier au récepteur privilégié de la nouvelle religion révélée par le guerrier de Yatrib.

« Il n’y a de dieu que Dieu » : c’est l’expression unitaire de la foi en Dieu, revendiquée depuis le tout début du IVème siècle, par les unitaires ariens qui rejettent le dogme de la Sainte Trinité.

« Et Muhamad est l’envoyé de Dieu » : c’est la référence à la parole du Prophète qui a reçu le message transmis par l’archange Gabriel, dans une grotte du Hedjaz.

Donc, la nouvelle religion, l’islam, apporte aux ariens une garantie spirituelle : la parole de Dieu, telle qu’elle est rapportée dans le qoran.

IX – L’arianisme va se situer à l’origine d’un phénomène que l’on néglige : la massification de l’islam. Tous les peuples de confession arienne vont adhérer à l’islam. Là ou l’islam apparaît, l’arianisme disparaît.

X – Le 3ème calife va prendre une mesure d’une importance que l’on ignore aujourd’hui encore. Il va imposer l’utilisation exclusive de la langue arabe littérale comme langue désormais officielle du qoran. Le qoran, remanié par le 3ème calife, va être véhiculé dorénavant au sein des peuples musulmans, en langue arabe littérale.

Le qoran c’est la parole de Dieu. C’est le fondement de l’islam, avec un corollaire logique :

l’arabe c’est dorénavant la langue de Dieu.

Par le biais de la langue arabe littérale, s’est réalisée une arabisation secondaire du monde musulman, par la volonté du 3ème calife.

Cette arabisation aura pour effet d’unifier le monde musulman, que tous les historiens, avec une complaisance coupable, identifient au monde arabe. C’est un monde devenu secondairement arabe pour des raisons opérationnelles.

XI – En Algérie, l’arabité de l’Algérie, fut le moment le plus important de l’entrée en action du mouvement indépendantiste.

Omar Smaïl, Ben Baddis, se manifestent avec modération dans le ton, mais avec une vigueur torrentielle dans le fond.

Ben Baddis déclare en 1931 :

« Ma religion c’est l’islam
Ma langue c’est l’arabe
Ma patrie c’est l’Algérie. »

Il inscrit l’Algérie dans les limites floues, imprécises, mais néanmoins universelles et réelles, de la Ouma.

Ibrahim Bachir lors de la Toussaint Rouge, déclare que le combat est déclenché pour le triomphe de l’arabisme et de l’islam.

Ibrahim Bachir c’est le directeur de conscience, entre autres, de Farès et de Ferhat Abbas, à partir de 1946, date de l’amnistie octroyée par la IVème République naissante, au bénéfice des émeutiers du 8 mai 1945, dans le Sud-ouest constantinois et à Guelma.

XII – La guerre subversive fut un leurre. Un leurre concrétisé néanmoins par des techniques de guerre révolutionnaire contre une expression accessoire, artificielle pour ne pas dire factice, de la guerre d’Algérie : le socialisme intervint comme un auxiliaire tactique de l’arabo-islamisme algérien qui ne poursuivait qu’un but : la soumission ou le génocide éventuel du peuple pied-noir.

Abane Ramdane, dans cet esprit, écrivit à Krim Belkacem :

nous répartirons les femmes françaises entre les frères, après la victoire.

Propos qui supposait un préalable : le massacre de tous les hommes.++++

XIII – Actuellement, nous sommes témoins du déploiement d’un autre leurre. Nous négligeons l’agression qui est mise en œuvre contre la France, contre les peuples d’Occident, contre l’assise judéo-chrétienne du monde occidental.

Le leurre : c’est le problème des banlieues, de la « guéguerre » islamiste dans les zones à risque, dans les zones dites de non-droit.

Le danger : c’est le potentiel invasif des énormes quantités de numéraire dont disposent déjà et dont vont disposer dans quelques années, les banques arabes. Celles-ci vont s’identifier aux organismes de crédit majeurs, incontournables, qui vont prêter de l’argent aux capitalistes français et occidentaux dans des conditions financières, nous voulons dire bancaires, conformes aux exigences de la Charria. Nous disons bien conformes aux exigences du qoran et des épitres jihadiens. En échange, les organismes créditeurs arabes attendent une meilleure tolérance officielle de la Charria, dont les implications dans le domaine de la vie administrative des Français et des Européens, sont désormais envisagées avec sérénité par une majorité des capitalistes financiers occidentaux.

XIV – Lors de l’émission télévisée de Noël 2008, sur les origines du christianisme et sur le rôle de Constantin, les participants m’ont donné l’impression d’avoir beaucoup regardé. Mais ils n’ont rien vu.

Ils n’ont pas vu que le rôle réel de Constantin, fut une tentative de destruction secondaire du christianisme.

Après lui avoir conféré la liberté, après avoir favorisé son expression universelle, au lieu de l’utiliser comme le ciment de l’empire et faire de celui-ci l’empire du Saint Esprit, il a tout fait pour le détruire de l’intérieur. Devenu hérétique arien, il a porté de très graves attaques contre le message dont Saint Pierre fut le porte-parole.

En faisant bénéficier, par la volonté de ses successeurs, l’arianisme du bras séculier impérial, il a obligé le christianisme à évoluer au sein d’un univers hostile pour survivre et transmettre la parole du Christ.

Plus tard, le monde arien concentré au Proche et au Moyen-Orient, en Ibérie et en Afrique du nord, va adhérer en masse et avec enthousiasme au message du prophète du Hedjaz.

Mais comme l’aurait dit l’empereur Julien l’apostat, le Galiléen a gagné. Il dispose aujourd’hui encore de l’appui d’une majorité d’êtres humains, de toutes races, qui n’accepteront pas d’être soumis aux épitres jihadiens, le « Mein Kampf » du fondamentalisme islamiste.

Fondamentalisme islamiste qui récemment s’est vu offrir l’occasion de se déployer à l’échelle universelle. Il a pu le faire grâce à la défaite organisée par le gaullisme, instrument majeur d’une fraction perverse du capitalisme financier. Ce nouveau déploiement du fondamentalisme islamiste a trouvé son point de départ opérationnel le 19 mars 1962, lorsque Joxe, de la Gorse, de Broglie, Buron et d’autres ont officiellement signé l’acte de capitulation : la perte de l’Algérie française. La paix d’Evian, un acte de capitulation devant l’arabo-islamisme fondamentaliste.

Les accords d’Evian du 19 mars 1962, un crime contre la Patrie, contre l’Europe, contre l’Occident.

En dernière analyse, un crime contre l’humanité car l’avenir est désormais riche de dramatiques incertitudes.

Jean-Claude PEREZ
Nice,
Le 20 août 2009

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