L’Islamisme dans la guerre d’Algérie : dernier épisode

, par  Jean Claude THIODET , popularité : 17%

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Le docteur Jean Claude PEREZ dont voici la photographie pendant son service militaire précise bien qu’il na jamais été parachutiste


4° EPISODE

Le 8 mai 1945

Une question, la dernière, doit être posée.

Qui est responsable de l’explosion de l’islamisme fondamentaliste en Algérie française ?

Qui est responsable de l’intronisation, c’est-à-dire de la consécration laïque de l’association intégriste des oulémas dont le rôle fut déterminant dans cette émeute ? Dans ces horreurs ?

IBRAHIM BACHIR réfugié au Caire depuis 1952, proclame ce jour-là que le combat est engagé pour "le triomphe de l’arabisme et de l’Islam".

Il définit ainsi à cette occasion, pour ceux qui sont capables de comprendre, la projection extra-africaine de la Révolution algérienne.

Aujourd’hui encore cette proclamation définit l’identité de cette nouvelle révolution qui se développe progressivement au niveau des trois sites géopolitiques qui nous intéressent, parce qu’ils sont prioritaires : la France, l’Europe et l’Occident.

Pour le "triomphe de l’arabisme et de l’Islam", voilà la nouvelle formulation de l’actuelle Révolution Mondiale.

En Algérie, en 1945, nous étions encore en situation de riposter.

Protéger notre peuple partout, c’était difficile. Mais en toutes circonstances nous étions en mesure de punir les agresseurs, ceux qui osaient lyncher nos anciens et violer nos mères, nos épouses, nos soeurs et nos filles.

Par la suite le pouvoir capitulard s’emploiera à nous priver des moyens de riposter. La dernière riposte, traduction de la vigueur de notre peuple, s’est illustrée à Philippeville le 20 août 1955.

Après le massacre odieux de Français sans défense la punition fut rapide, terrible et collective.

Puis revint le général De Gaulle qui s’emploiera à nous amputer des moyens de riposte, soumettant ainsi notre peuple à la violence libérée des ennemis de la France, de l’Europe et de l’Occident.

Il fallait survivre d’abord, ensuite protéger la vie de nos concitoyens menacés de mort, de lynchage, de dépeçage et de viols !

Une question, la dernière, doit être posée.

Qui est responsable de l’explosion de l’islamisme fondamentaliste en Algérie française ? Je le répète !!

Qui est responsable de la consécration laïque de l’association intégriste des oulémas dont le rôle fut déterminant dans cette émeute ? Dans ces horreurs ?

C’est le général De Gaulle lui-même qui, en 1943, en tant que Président du CFLN (Comité Français de Libération Nationale) depuis le mois d’août de cette année-là, autorise plus tard Ferhat Abbas à déposer les statuts de son nouveau parti l’AML. C’est-à-dire l’Association du Manifeste de la Liberté.

Statuts rejetés par le général Giraud au printemps 1943.

Il officialisera ainsi cette organisation révolutionnaire née de la réunion tactique de quatre partis politiques :

1 ° le PCA (Parti Communiste Algérien)
,
2 ° le PPA (Pari du Peuple Algérien),

3 ° le premier parti de Ferhat Abbas, le Manifeste Algérien de la Liberté,

4 ° enfin l’ association des oulémas, qui existe depuis le 5 mai 1931 et qui en 1943, est présidée par El Bachir el brahimi , l’homme des Hauts-Plateaux sétifiens depuis la mort de Ben Baddis le 23 avril 1940.

Il transmettra l’ordre du Jihad qui aboutira au drame du 8 mai 1945.

Dans la continuité de son action El Bachir El Ibrahimi, le jour de la Toussaint Rouge, c’est-à-dire le 1er novembre 1954, (dont je ne veux pas évoquer ici la manière indigente dont le 50ème anniversaire a été évoqué par nos médias et nos associations) El Bachir El lbrahimi donc, réfugié au Caire depuis 1952, proclame ce jour-là que le combat est engagé pour "le triomphe de l’arabisme et de l’Islam" .

Il définit ainsi à cette occasion, pour ceux qui sont capables de comprendre, la projection extra africaine de la Révolution algérienne.

Aujourd’hui encore cette proclamation définit l’identité de cette nouvelle révolution qui se développe progressivement au niveau des trois sites géopolitiques qui nous intéressent, parce qu’ils sont prioritaires : la France, l’Europe et l’Occident.

Pour le "triomphe de l’arabisme et de l’Islam".

Voilà la nouvelle formulation de l’actuelle Révolution Mondiale.

En Algérie, en 1945, nous étions encore en situation de riposter. Protéger notre peuple partout, c’était difficile. Mais en toutes circonstances nous étions en mesure de punir les agresseurs, ceux qui osaient lyncher nos anciens et violer nos mères, nos épouses, nos soeurs et nos filles. Par la suite le pouvoir capitulard s’emploiera à nous priver des moyens de riposter. La dernière riposte, traduction de la vigueur de notre peuple, s’est illustrée à Philippeville le 20 août1955.
Après le massacre odieux de Français sans défense la punition fut rapide, terrible et collective.

Puis revint le général De Gaulle qui s’emploiera à nous amputer des moyens de riposte, soumettant ainsi notre peuple à la violence libérée des ennemis de la France, de l’Europe et de l’Occident.

Privés de moyens de nous défendre nous subirons l’assassinat collectif du 26 mars 1962 à Alger, les massacres d’Oran du 5 juillet 1962, les enlèvements de nos concitoyens.

Nous ne pouvions plus nous défendre, car nous étions désarmés et abandonnés de nos concitoyens de la métropole, qui ont envisagé notre génocide avec une quiétude… surprenante.

Il fallait partir d’une terre qui avait changé d’identité.

Je prends acte de la mort de l’Algérie française et je n’éprouve aucune envie de la retrouver dans l’Algérie d’aujourd’hui.

Mais la vérité doit être enseignée. C’est notre combat.

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Fin

"l’Islamisme dans la guerre d’Algéne" du docteur jean-Claude PEREZ - publié en 2004 par Dualpha-Di/fitsion - B, P 58 - 77522 COULOMMIERS CEDEX- Tél/Fax.. 0164655023 :

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