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Pourquoi pas le mariage homo ? Parce que heu....

, par  NEMO , popularité : 1%

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Nouvelle importantissime cette semaine, qui a éclipsé toute l’actualité : le Conseil Constitutionnel a décidé de ne pas décider si les homosexuels devaient ou non avoir le droit de se marier comme tout un chacun, mais que cela relevait d’une question fondamentale de Société, avec un grand S, et que c’était donc au Législateur de récupérer la patate chaude.

Et c’est vrai qu’il est vital pour l’avenir de la planète, que dis-je, pour le sort de la galaxie, de répondre toutes affaires cessantes à la question du mariage des homos. Alors, bien qu’au fond je m’en fiche, mais pour faire avancer le débat qui en a bien besoin, je vais vous donner mon avis. Hé bien, quitte à vous surprendre en mal, ou pire, à subir vos foudres, je vous le dis tout net : je suis favorable non seulement au mariage homosexuel, mais en plus à l’adoption homosexuelle.

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Et je m’explique : d’abord, un constat simple : l’homosexualité est vieille comme le monde, et elle n’est pas près de disparaître. Que pour certains ce soit une sexualité comme une autre, pour d’autres une maladie plus ou moins honteuse, ou pour d’autres encore une perversion abominable, il n’empêche que dans la mesure où les homosexuels ne sont pas contagieux (s’ils l’étaient, ils présenteraient un risque pour la survie de l’espèce humaine, et le problème se poserait autrement), et pour autant qu’ils ne troublent pas plus l’ordre public que les hétéros, il n’y a aucune raison d’Etat de les traiter à part.

Quant au mariage, avant d’être une institution qui unit deux personnes pour lesquelles on a exigé qu’elles soient de sexe différent, c’est d’abord un contrat entre la Société d’une part, et un couple d’autre part, contrat qui entérine la naissance d’une famille, appelée à « faire souche », pour le plus grand profit de la communauté qui va lui offrir en échange sécurité et protection sociale. Le mariage est par conséquent très étroitement lié à la procréation. Il semblerait donc que ceux qui refusent aux homosexuels le droit au mariage aient en partie raison, du moins pour les hommes, lesquels, jusqu’à preuve du contraire, ne peuvent pas procréer tous seuls. Pour les femmes, l’argument tient déjà moins solidement.

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Une fois tout cela rappelé, il faut peut-être en revenir à la réalité du moment. Et aujourd’hui, que cela nous plaise ou non, il y a le PACS. Le PACS se voulait une réponse pratique et a-morale à un imbroglio juridique qui empoisonnait inutilement la vie des couples homosexuels. Répondre par un cadre juridique à l’aspiration de milliers de personnes qui ont décidé de construire leur vie ensemble, ça me paraît non seulement sain, mais tout à fait dans le rôle de l’Etat. Le problème, c’est qu’au nom de l’égalité entre tous les Français, le PACS n’a pas pu être réservé, comme prévu, aux homosexuels, mais qu’il est devenu une machine à accorder des droits et des passe-droits, fiscaux et sociaux, à tout le monde et à n’importe qui.

D’ailleurs plus de 80% des bénéficiaires du PACS ne sont pas homos, mais profitent d’allègements d’impôts, d’allocations, et, cerise sur le gâteau pour les fonctionnaires, de points supplémentaires, qui leur permettent d’obtenir des mutations plus rapidement. Et tout cela, contrairement au mariage, et c’est là que le bât blesse, sans la moindre contrepartie : quand vous êtes pacsé, vous n’êtes ni solidaire des dettes du « ménage » vis-à-vis des créanciers, ni tenu à un minimum de fidélité vis-à-vis de votre partenaire, puisque pour être dé-pacsé, il suffit d’en faire la déclaration au greffe du tribunal d’instance, sans autre formalité – vous voyez d’ici les abus…

Alors que dans le mariage, dont les « droits » sont à quelques détails près équivalents à ceux du PACS, il existe une contrepartie de devoirs, d’abord entre les mariés, qui ne peuvent pas se séparer comme bon leur semble, et vis-à-vis des tiers, puisque le contrat de mariage légal est la communauté réduite aux acquêts, qui introduit entre autres la solidarité entre les époux vis-à-vis des créanciers.

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Le mariage homosexuel, par rapport au PACS, et à condition qu’on n’en fasse pas une lutte idéologique entre les pro, forcément progressistes, et les anti, fatalement réactionnaires, pourrait être une solution simple et peu coûteuse –il n’y aurait pratiquement rien à faire en matière législative et réglementaire-, qui contenterait tous ceux, hommes et femmes qui souhaitent vivre ensemble, sans embêter leurs contemporains. Que demander de plus ?

Quant à l’adoption par des couples homosexuels, je serai contre lorsqu’on m’aura expliqué pourquoi il faudrait la refuser à des homosexuels sains d’esprit, souvent financièrement à l’aise, prêts à élever dans les meilleures conditions un enfant qu’ils ont désiré de toutes leurs forces et de tout leur amour, et qui ont manifesté par leur mariage l’envie de fonder une famille, alors que des couples tarés, irresponsables, tortionnaires, dont les saloperies remplissent la rubrique des faits divers, continuent à pondre autant d’enfants qu’ils veulent, pour la seule bonne raison que le monsieur a une quéquette fertile, et la dame un réceptacle qui fonctionne.

Et puisqu’on en est aux contreparties, tant qu’à faire, permettons le mariage et l’adoption homosexuels à une condition : que les homos, une fois entrés en normalité, comme ils le souhaitent, s’engagent à mettre fin à cette ridicule gay pride qui est une véritable insulte à l’intelligence et au bon goût.

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