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Les archives réarchivées

, par  Jean Claude THIODET , popularité : 21%

Déja quarante six ans !!
L’article qui suit a été relevé dans le journal MARIANE MARIANNE n° 48 /19 au 25 avril

Les familles de victimes d’assassinats anonymes,ou d’enlèvement pensaient être, enfin !!, en droit de savoir, et pour cela d’avoir accès aux archives nationales.

Qu’en a-t-il été du sort de leurs pères mères, époux ou épouses, enfants disparusde 1954 à 1963 et particulièrement après le 19 mars 1962 ?

Ils espéraient atteindre enfin la carotte qu’on leur agite devant les museau depuis si longtemps !!

Or, ne voila-t-il pas qu’il serait question de retarder encore l’ouverture des dites archives ?!!

 ! OUF

Mais en fait quelle est la loi à laquelle est eoumise l’ouverture des archives ?

ATTENDEZ VOUS A APPRENDRE
PAR ÉRIC CONAN

Ils veulent sauver les Archives

On le sait, les historiens sont parfois longs à la détente.

Un texte voté par le Sénat le 8 janvier dernier vient de mobiliser subitement plus de 500 chercheurs et universitaires.

Ils ne l’ont découvert que la semaine dernière, car il n’avait pas été examiné par le Conseil supérieur des archives (où les usagers professionnels sont représentés), lequel ne s’était pas réuni depuis un an, à la suite de la mort de René Rémond...

Attendu depuis des années, ce projet de loi devait toiletter, en l’assouplissant, la grande loi du3 janvier 1Û79 déjà libérale, complétée depuis par des décisions prises par simple décret par Jospin, notamment sur les archives de 1939-1945 et celles de la guerre d’Algérie.

Mais, en séance, quelques amendements de sénateurs ont inversé la tendance du texte gouvernemental en faisant notamment passer de 60 à 75 ans le délai de communication des documents contenant « une appréciation ou un jugement de valeur » ou faisant apparaître « le comportement d’une personne dans des conditions susceptibles de lui porter préjudice ».

Notions floues pouvant s’appliquer à une infinité de documents tel les rapports de préfets, les notes de cabinets ministériels et les documents de police.

Le passage du texte devant l’Assemblée nationale, le 29 avril prochain,
devrait donner l’occasion aux députés de corriger les régressions sénatoriales.

Celles-ci ont suscité cette forte mobilisation parce que les historiens
pétitionnaires s’inquiètent aussi de l’avenir des Archives de France qui pourraient,au sein d’un ministère de la Culture « redéployé » par la
RGPP, perdre leur rang de direction autonome pour n’être plus qu’un service rattaché à une grosse direction du patrimoine.

Or, les Archives - petite administration à petit budget - ont toujours
eu besoin de responsables motivés et énergiques.

- Pour , harceler les ministères, peu empressés à lâcher leurs « papiers » sensibles.
- Pour contrer les demandes de transferts d’archives coloniales de la part de certains pays.
- Et pour résister à la « privatisation » rampante des fonds d’hommes politiques (en particulier, de Gaulle et Mitterrand) versés aux Archives de France selon des « protocoles » qui conditionnent leur accès au pouvoir arbitraire d’ ayant droit peu coopératifs qui pourrissent la vie des hercheurs •

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