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En finir avec les poncifs de l’immigration Chronique hebdomadaire de Phippe RANDA (reçu par mail)

, par  Jean Claude THIODET , popularité : 13%

POUR EN FINIR AVEC LES PONCIFS DE L’IMMIGRATION
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

Lorsque dans les années 1980, j’écrivais mon roman "Poitiers demain", la guerre ethnique me paraissait inévitable et je bâtissais alors un scénario sur cette conviction : les populations en majorité africaine et nord-africaine qui arrivaient toujours plus nombreuses sur notre continent allaient immanquablement provoquer une violente réaction de rejet de la part des Européens.
" Il est toujours périlleux d’affirmer ce que sera l’avenir et on ne peut donc repousser cette perspective, toujours possible.

Seulement, je n’ai plus, pour ma part, une telle certitude.

Ce qui me semble le plus plausible, au regard des vingt dernières années et au constat des sociétés européennes actuelles, c’est que se met en place, progressivement, non pas la société multiraciale dont on nous rabat tant les oreilles, mais une société multiraciste, faite de quantités de ghettos : ethniques et religieux, bien sur, mais aussi et surtout financiers.

Cette société multiraciste se construit peu ou prou sur Ie modèle de celle des États-Unis d’Amérique, ce qui ne signifie pas forcement qu’elle sera ou restera a jamais un clone de "l’American way of life".

Les idées préconçues, fausses ou obsolètes sont sans doute les pires maux en matière de débat, bien sur, mais surtout pour trouver et appliquer des solutions rapides et acceptables par tous aux problèmes poses.


EN FINIR AVEC LES IDÉES PRÉCONÇUES

D’abord, celle d’un homme blanc coupable, forcement coupable, de racisme vis-a-vis d’un homme d’une autre couleur qui ne serait que victime, sa victime, forcement victime, toujours victime.
Un tel concept est d’ailleurs d’un racisme évident, puisqu’il sous-entend que les non-Européens ne sont capables que de subir.

Une autre idée préconçue est celle de I’immigré non-européen, avide de s’intégrer a la civilisation occidentale. Encore une fois, c’est mettre cette civilisation-Ia « au-dessus ) de toutes les autres, ainsi que se justifiaient les colonisateurs européens du XIXe siecle.

Une telle démarche sous-entend implicitement aussi que la civilisation occidentale est, non pas seulement la plus puissante, mais surtout la seule qui doit servir de modèle au reste de l’Humanité.

Une idéologie très « a gauche) sur I’échiquier politique dont Léon Blum se fit Ie
chantre en proclamant qu’il fallait apporter la civilisation aux peuples qui ne la possédaient pas.

Seule différence aujourd’hui, on n’apporte pas « notre » bonheur chez les autres, ce sont les autres qui viennent soit-disant s’en repaître chez nous. Seulement, la majorité des immigres ne tient pas, et c’est tout a I’honneur de ces derniers, a oublier son identite, ne meprise pas sa civilisation et n’a donc pas forcement envie de s’intégrer a la notre.

EN FINIR AVEC LES IDEES FAUSSES
Parmi celle-ci, celle d’une race blanche bientôt disparue, parce que malade de dénatalité.
Elle serait submergée par les autres races, beaucoup plus prolifiques. C’est oublier qu’il n’y a jamais eu autant, quantitativement, de « Blancs » - comme de toutes les autres races - de par Ie Monde depuis Ie début de I’Humanité ... et que I’on sache, aucune race ne prône, et n’a jamais prôné d’ailleurs, I’extermination totale d’une autre. Des civilisations ont disparu, jamais des races.

Lorsque Claude Bebear, ex-PDG d’AXA, affirmait lors de I’université du Medef en 2002 que « Ia race blanche est en train de se suicider en raison de sa faible démographie et qu’il y a un véritable suicide par les taux de natalité », il ne fait que renforcer, en fait, I’idée que c’en est fait de cette « race-Ia » et que seuls les racistes - totalement diabolisés par ailleurs et donc sans pouvoir - peuvent Ie déplorer. Ce n’est pas I’Humanité qui va disparaître puisque la « fécondité »
des autres races, africaine et asiatique, est extrêmement forte, alors ou est Ie problème ? Si on en trouve un, c’est que I’on est raciste : on ne conçoit que la couleur de la peau et non I’espèce humaine dans son ensemble.

D’ailleurs, Claude Bébéar avait poursuivi son analyse de façon parfaitement logique en appelant au renouveau de la natalité (sous-entendue européenne) par un surcroît d’immigration.
On connaît le « baiser qui tue », voila désormais « l’aveu qui tue ».

II est également nécessaire de relativiser la « fécondité » des peuples : ceux-ci ne sont prolifiques que tant qu’ils sont pauvres : les immigres africains ou asiatiques qui se sont implantés en Europe limitent des la deuxième ou troisième génération Ie nombre de leurs enfants, ramenant celui-ci au même niveau que les Européens « de sang ». Certes, il en vient toujours d’autres d’Afrique ou d’Asie, mais on assiste désormais, a défaut encore d’une nécessaire réglementation des frontières - leur « fermeture » est un non-sens et leur « étanchéité » parfaitement utopique -,
a une prise de conscience de tous les gouvernements occidentaux sur la nécessité d’arrêter cet afflux exagéré et par trop déstabilisant de populations étrangères.

Ne serait-ce que parce que les Africains ou Asiatiques naturalisés connaissent tout
naturellement, en la matière, les mêmes craintes et les mêmes angoisses que les Européens.

Eux aussi sont, de fait, « logés a la même enseigne » : comment ne réaliseraient-ils pas qu’ils pourraient perdre tout ce qu’ils ont acquis s’ils doivent travailler, eux aussi, pour subvenir aux besoins de toujours plus d’immigration ?
Ces Européens « de sol » ont même un avantage indéniable sur les Européens « de sang » : ils connaissent leurs ex-compatriotes, savent leurs véritables motivations ou leur aveuglement sur les réalités de I’Occident et n’ont aucun sentiment de repentance a leurs égards.

On peut par ailleurs déplorer la loi sur I’avortement, mais elle est applicable pour tous et les immigrés non-européens n’y sont pas plus insensibles que les Européens de souche.

EN FINIR AVEC LES IDEES OBSOLETES
Au début des années 70, iI est vrai « qu’un million d’immigrés », c’était « un million de chômeurs français », ainsi que I’affirmait un slogan du Front national de Jean-Marie Le Pen. Mais c’est qu’alors, les Gaulois avaient honte de ne pas avoir de travail ; ils avaient honte de vivre de la charité publique, rebaptisée « Assedics » et les Grands Manitous de l’économie donnaient le travail - leur travail, considéraient-ils a juste titre - à des populations qu’ils pouvaient ainsi sous payer.(1)
Près de quarante ans plus tard, les Gaulois n’ont plus honte de vivre de la charité publique et la notion même de travail horrifie généralement la plupart d’entre eux.

Que des millions d’immigrés soient directement passes a la case « charité » sans être passé par la case « travail » est une autre question.

LAISSEZ VENIR A NOUS LES "ESCLAVES" ...

Lorsque l’ancien Premier ministre Alain JUPPE déclarait que L’Europe avait besoin de « plus » d’immigration, il n’avait pas tort, a condition de s’entendre sur « quelle » immigration.

Car l’immigration dont tous les pays ont besoin est toujours une immigration qualifiée, capable d’occuper des emplois extrêmement spécialisés.

II est certain que voir des immigres occuper des emplois de caissières ou de vigiles dans les grands supermarchés est non seulement un non-sens, mais surtout un scandale. Un non-sens vis-a-vis de nombreux Français de souche qui pourraient occuper ce travail - mais qui préfèrent les avantages des Assedic ou du RMI - généralement sous-payé et de ce fait, un scandale d’un point de vue moral : c’est exploiter volontairement un immigré qui a une réelle volonté de s’intégrer avec dignité et ne peut vivre décemment, du moins comme on l’entend dans
nos sociétés, avec un tel salaire, même si sa vie est toutefois préférable a celle qu’il connaîtrait dans son pays d’origine.

Dans l’esprit d’Alain JUPPE, le « besoin d’immigration » de la France était surtout un « besoin d’esclaves ». Ni plus, ni moins.

S’il est concevable, juste et indispensable, non seulement de contrôler sévèrement l’arrivée de nouveaux immigrants, de débusquer et de renvoyer sans autre forme de procès dans leur pays d’origine(2) tous les clandestins parvenus a s’introduire sur Ie sol européen, et de renvoyer les immigrés ne disposant que de simples contrats de travail au terme de ceux-ci - si, évidemment, ils ne sont pas renouvelés par l’employeur -, il est stérile et injuste de penser a remettre en cause
la présence de ceux qui ont été légalement naturalisés.

La rétroactivité des lois est toujours odieuse.

D’autant que parmi les millions d’immigrés naturalisés, nombreux sont ceux qui ne sont nullement intégrés, et qui ne le seront jamais. Ces immigrés-là, dans une société qui supprimerait a tous, sans distinction, le réservoir démesurément gonflé par la démagogie des politiciens, des subventions et allocations en tous genres, n’auraient bien souvent aucun intérêt, donc plus aucune envie, de rester sur notre sol.

C’est bel et bien l’Etat-Providence, comme l’écrivait Alain Dumait, alors directeur de
l’hebdomadaire « Les 4 vérités-Hebdol », qui favorise l’immigration. C’est également I’Etat-Providence qui a réduit le « Gaulois » à l’assistanat des Assedic et du RMI, ces deux mamelles des sociétés contemporaines.

La société multiraciale que préconisent certains n’aboutirait, en fait, qu’a une nouvelle race de médiocres, toutes ethnies confondues.

On peut bien discourir a l’infini sur la nécessité de la «  préférence nationale » ou de la « société multiraciale », les réalités, elles, ont toujours plus forces de lois que les utopies.

C’est pour cela, d’ailleurs, qu’elles font si peur.

(1)Et aujourd’hui que les ex et nouveaux immigrés coûtent cher, aussi chers que les Gaulois, les Grands Manitous de l’Économie délocalisent le travail, loin de la France et de ses lois sociales.

(2)Lorsque des immigrés clandestins refusent de reconnaître leur pays d’origine, mentent sciemment sur celui-ci ou revendiquent un droit d’asile sous de fallacieux prétextes de persécutions, ils pratiquent tout bonnement un chantage odieux, digne du premier terroriste venu. Tous les gouvernements, de par le monde, admettent qu’on ne négocie pas avec les terroristes, quels qu’ils soient, quelles que soient leurs motivations. De la même façon, on ne doit pas négocier avec de tels gens. S’il y a le terrorisme du sang, il y a aussi celui de la charité. L’un et l’autre sont tout aussi inacceptables.

Voir en ligne : http://www.philipperanda.com

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