Valence 13 et 14 mars 2009

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Valence, ville paisible et ensoleillée, n’était pas spécialement prédestinée à être la Ville-symbole de la revendication Pied-Noir.

Son esplanade où trône le désormais célèbre "Kiosque Peynet", encadré de jets d’eau et de verdure, est encore vide. Quelques rares promeneurs profitent d’un soleil plein de promesses.

Le jeudi 13 mars, au siège du cercle Algérianiste avait lieu une conférence de presse. Rares étaient les journalistes présents, mais ceux qui sont venus ont été attentifs.

Les articles du Dauphiné Libéré montrent une vraie curiosité pour la date du 19 mars.

Nous avons entendu le mot "exactions" à la télévision et sur les ondes...

Il faut dire que les témoignages et les commentaires des organisateurs, je pense en particulier à celui de Mme Simone Gautier ou celui de M. Doménech, ont rendu l’émotion d’un douleur toujours vive, si longtemps après. Ainsi est devenue évidente, le décalage entre les intentions politiques et "humanistes" de certains, et ce chagrin ordinaire, qui par manque de reconnaissance, ne se guérit pas et continue de torturer encore.

Valence, ville des miracles ? Peut être, mais soyons justes, il a fallut une organisation sans faille, une discipline, une mobilisation notable et une unité dans l’action du monde rapatrié, des associations Harkis, et des anciens combattants, dans un climat de "raz-le-bol" assez soutenu, je pense en particulier au mouvement créé autour du collège de Boulogne sur Gesse, pour faire venir la foule des grandes occasions.

Querelle des chiffres ? J’ai lu 1000 dans un journal, j’ai entendu 2000 à la télévision, mais les organisateurs, s’accordent à avancer le chiffre de 3000 personnes, et je pense sincèrement, pour avoir suivi le flot de manifestants, que cela me parait tout à fait réaliste.

Le cortège est allé porter une motion à la préfecture. Bien sûr, celle ci suivra une voie hierarchique et n’aura pas de réponse immédiate, mais des assurances de la préfecture ont été données, sur la non représentation des pouvoirs publics, aux commémorations du 19 mars dans le département.

Souhaitons que cet exemple soit suivi sur le plan national et sera le moteur d’une prise de conscience.

La manifestation s’est terminée après une minute de silence pour les victimes et les disparus, "La Marseillaise", en hommage à ces morts pour la France, et enfin par le "Chant des Africains", que personne n’aurait pu nous empêcher de chanter ce jour là.

Le bilan très positif de cette journée, ne doit cependant pas masquer cette certitude qui s’impose : la mobilisation doit continuer, car le combat continue.

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