Une réponse qui en vaut une autre !!!

, par  Jean Claude THIODET , popularité : 8%

Docteur Jean-Claude THIODET.

Ancien interne – Chef de clinique chirurgicale
à la faculté de médecine d’Alger.

Ancien Combattant d’ Algérie.

A Monsieur le Président de la République
Palais de l’Elysée
55, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

Monsieur le Président de la République,

En 2007, vous avez provoqué dans nos cœurs de Français d’Algérie repliés, un immense espoir en promettant que la France, par votre action, allait reconnaître sa responsabilité dans les massacres et enlèvements de milliers de nos compatriotes, attentats qui ont précédé depuis le 19 mars 1962 l’indépendance de ce pays.

Plus de deux ans se sont écoulés depuis et nous ne comprenons pas que votre promesse n’ait pas encore été réalisée.

Nous nous posons des questions sur ce retard car nous ne pouvons pas imaginer un instant que le Chef d’Etat, Président de la République Française, puisse renier ses engagements , publiquement énoncés par la voie des médias.

Votre élection, Monsieur le Président a comblé nos vœux et, fiers d’y avoir contribué, les Français d’Algérie (Pieds noirs et Harkis) ont espéré voir alors formulée cette "reconnaissance de responsabilité de la France" dans l’horrible drame que nous avons vécu.

Quelle déception serait la nôtre si vous décidiez de ne donner aucune suite à votre promesse et la laissiez "lettre morte".

Depuis votre avènement à la plus haute fonction de l’Etat, vous avez su vous montrer humain, compréhensif aux malheurs de vos semblables. Les Français d’Algérie n’ont pas encore pu "tourner cette page de l’histoire"car beaucoup trop de leurs problèmes n’ont pas été résolus et sont restés en "suspend".

La reconnaissance de la France permettrait de clore une partie d’entre eux.

D’autre part, au nom de mes compatriotes, je viens réitérer la protestation formulée auprès des autorités compétentes qui représentent officiellement la France lors de commémorations ayant lieu aux monuments aux morts de nos villes les 19 mars.

Il me semblerait superflu de rappeler ce que cette date représente pour nous, Français d’Algérie et anciens combattants.

Je vous remercie, Monsieur le Président de la République d’avoir prêté attention à mes propos et vous prie d’agréer mes respectueuses salutations.

En réponse à cette lettre , voici la réponse dont j’ai été honoré.

Je ne doute pas que monsieur Laurent BACHI se penche avec attention sur les revendications que j’avais exprimées respectueusement .

Pourquoi cesser d’espérer après bientôt cinquante ans d’attente ?

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