Que se passe t il en suisse ?

, par  Cactus , popularité : 25%

le 29 NOVEMBRE aura lieu chez nos voisins SUISSES, un vote sur une initiative populaire contre la construction de minarets : de quoi s’agit-il

La récolte des signatures pour l’initiative populaire « contre la construction de minarets » a été lancée le 1er mai 2007. Cette initiative contient une exigence précise : « La construction de minarets est interdite ».

Cette disposition est ajoutée à l’article 72 existant de la Constitution fédérale. L’art. 72 cst. charge la Confédération et les cantons de la responsabilité de préserver la paix religieuse en Suisse.

Le minaret en tant que bâtiment n’a pas de caractère religieux. Il n’est même pas mentionné dans le coran et dans les autres écritures saintes de l’islam. En fait, le minaret est le symbole d’une revendication de pouvoir politico-religieuse qui, au nom d’une dite liberté religieuse, conteste des droits fondamentaux, par exemple l’égalité de tous, aussi des deux sexes, devant la loi. Il symbolise donc une conception contraire à la Constitution et au régime légal suisse.

Celui qui, comme c’est le cas dans l’islam, place la religion au-dessus de l’État, donc qui donne aux instructions religieuses une importance plus grande qu’au régime légal institué par l’État de droit, se place forcément en contradiction avec la Constitution fédérale. Cette contradiction est impossible à éviter. Le minaret est précisément le symbole extérieur de cette revendication de pouvoir politico-religieuse qui remet en question certains droits fondamentaux garantis par la Constitution.

L’interdiction des minarets demandée par cette initiative vise à garantir durablement en Suisse la validité illimitée du régime légal et social défini par la Constitution. Les tentatives de milieux islamistes d’imposer en Suisse aussi un système légal fondé sur la sharia sont ainsi stoppées.

Cette initiative ne restreint en revanche pas la liberté de croyance qui est garantie dans la Constitution comme un droit fondamental.

Mais un Comité interpartis recommande un rejet clair de l’initiative car
Interdire les minarets serait une provocation inutile et compromettrait la paix religieuse.

A un peu plus d’un mois de la votation du 29 novembre, un comité interpartis est montée au créneau mardi contre une initiative jugée illégale et discriminatoire, de surcroît néfaste pour l’économie suisse. Plusieurs œuvres d’entraide et organisations religieuses se sont jointes au mouvement.

Pour le comité composé notamment de représentants du PLR, du PBD, du PDC, du PS et des Verts, l’initiative "contre la construction de minarets" va à l’encontre de la liberté de croyance garantie par la Constitution.

Elle ne résout aucun problème, mais en crée de nouveaux, a expliqué mardi à Berne le conseiller national Jacques Neirynck (PDC/VD). L’interdiction des minarets est destinée à faire sentir aux musulmans qui est le maître en Suisse, à les humilier et à les provoquer, selon le Vaudois.

A ses yeux, les communautés musulmanes de Suisse n’ont jamais tenté d’introduire dans la loi suisse des pratiques prescrites par la charia. Le danger évoqué "relève du fantasme". L’initiative ne fera pas cesser dans certains pays musulmans la lapidation ou le port de la burka.
Par contre, elle serait très néfaste pour l’économie suisse. Les entreprises helvétiques risquent d’être boycottées dans les pays musulmans, sans compter l’influence sur les touristes provenant de ces pays et sur les fonds déposés dans les banques. Plusieurs milliards de francs sont en jeu.

Pas un symbole du terrorisme

La très grande majorité des musulmans en Suisse se conforme aux lois et condamne le fondamentalisme, a aussi déclaré le conseiller national Daniel Jositsch (PS/ZH). Selon le comité, l’initiative ne rend pas service dans la lutte contre le fondamentalisme. Le minaret est une construction religieuse et non pas un symbole du terrorisme comme essayent de le faire croire les partisans avec leurs affiches. Plutôt qu’une interdiction des minarets, il faut une discussion sur les valeurs, selon la conseillère nationale Doris Fiala (PLR/ZH).

Le nombre et la dimension des minarets ne posent pas problème en Suisse. Ancrer leur interdiction dans la Constitution constitue une intervention inutile dans l’autonomie des cantons et des communes, estime aussi le comité.

Dix missions et œuvres d’entraide suisse ainsi que des organisations d’aide au développement et interreligieuses ont également appelé mardi à voter non.
Une interdiction générale bloquerait le chemin vers le dialogue et l’intégration.

http://infrarouge.tsr.ch/

Voir en ligne : INTERDIRE LES MINARETS EN SUISSE

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