La terreur des attentats

, par  Danièle LOPEZ , popularité : 40%

Depuis novembre 1954, la rébellion a fait tâche d’huile. Elle s’étend sur tout le pays.

De Alger à Oran, les rebelles prennent la population musulmane de gré ou de force dans leur révolution.

Ils sont assurés de la sorte de n’être pas repérés dans les reliefs torturés de ces régions des Aurès , petite et grande kabylie, Mitidja, Tlemcen, Marnia, Nedroma où les attentats, les égorgements, les mutilations visent outre les européens, tous ceux qui sont suspects de fidélité à la France.

Ils détruisent incendient, pillent.

Devant les cadavres égorgés ou les visages grimaçants des mutilés, toute résistance s’effondre.

Dans les villages, le FLN perçoit la dîme et se substitue à l’administration française.

Au début de l’année 1956, dira Jean Kandel, (Historia magazine n°211 ), nous sommes loin des 500 maquisards de novembre 1954. L’effectif des rebelles compte 15 à 20 mille permanents sans compter les « occasionnels » recrutés sous la contrainte.

Au 1er février 1956, soit après 14 mois d’insurrection, les rebelles ont tué :

550 membres des forces de l’ordre : soldats , gendarmes, goumiers, européens et musulmans.

1000 civils, musulmans et européens, parmi lesquels beaucoup de femmes et d’enfants ont été assassinés.

C’étaient dans leur majorité, des fellahs, petits notables, fonctionnaires locaux, postiers, instituteurs, mineurs comme à El Halia , cheminots.

Ce bilan s’ajoute au nombre incalculable de sabotages (écoles, lignes téléphoniques coupées, les lignes de chemins de fer et les bureaux de poste dynamités).

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