Le tweet de Trierweiler... Qui porte la culotte à la tête de l’Etat ? Les Français ont le droit de savoir !

, par  NEMO , popularité : 80%

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Vous avez vu comme on a vite fait passer à la trappe le tweet de Trierweiler  ? On en a fait le buzz pendant deux ou trois jours, pour vendre du papier et du temps d’antenne, puis on s’est dépêché d’expliquer que d’autres épouses de présidents n’avaient pas été les « béni-oui-oui » de leur mari, que tout bien considéré, le péché était véniel, qu’elle avait l’excuse de l’inexpérience dans le job, et que flinguer Ségolène prêtait d’autant moins à conséquence que celle-ci était déjà quasiment finie.

Mais nous, à Notre Journal, quand on tient un os à moelle, on ne l’enterre pas tant qu’on ne l’a pas sucé jusqu’au bout, alors on va continuer à en parler, de la Trierweiler et de son tweet, parce qu’il y a plein de choses à en dire.

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Donc, il y a ce tweet de Première Concubine, qui encourageait « urbi et orbi » un candidat dissident, exclu du PS, à mettre la pâtée à Ségolène Royale, candidate officielle du parti, adoubée en plus par le Président. Jusque là, ce ne serait qu’une de ces péripéties banales dont la vie politique est coutumière.

Mais voilà : la candidate officielle est l’ex-favorite du Président, et Première Concubine sa maîtresse du moment. En envoyant ce tweet (je rappelle aux ignorants de la chose qu’un tweet n’est pas une correspondance privée entre deux ou plusieurs personnes, mais que n’importe qui peut y avoir accès, il y avait donc une volonté de publicité), Première Concubine, dont les médias ne se lassent pourtant pas de chanter les louanges et d’admirer l’intelligence, a accompli une série d’impairs qui aurait dû logiquement retomber sur le nez de notre couple normal, si nos médias faisaient normalement leur boulot.

En voici quelques illustrations :

- bien que n’étant pas élue, ne jouant aucun rôle officiel à l’Elysée ou au PS, et ne cessant de proclamer à longueur d’interviews son attachement viscéral à sa liberté et à son indépendance, la Trierweiler a fait comme si ses encouragements publics représentaient un véritable graal pour celui qui en bénéficiait. En l’espèce, elle s’est très exactement conduite comme si c’était elle qui portait la culotte dans le couple Première Concubine / François Mesquin Petit…

- en encourageant l’adversaire de l’ex de son amant, elle s’est révélée (pour ceux qui ne la connaissaient pas encore) jalouse et mesquine (quelle classe !), mais elle a surtout montré qu’elle était capable de se laisser submerger par ses sentiments, au point de ne pas hésiter à mettre en porte à faux et le parti qui soutient son concubin, et son concubin lui-même. Si ce n’est pas le signe évident d’un manque de sang froid et de jugement, dont les citoyens que nous sommes pourraient à juste titre s’inquiéter, je veux bien retourner à mes études de psychologie élémentaire. C’est que tout bien pesé, notre tigresse jalouse est la maîtresse influente de l’homme qui dispose des codes pour déclencher une apocalypse nucléaire, ce n’est pas de la roupie de sansonnet !

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- Et puis, avec son tweet, elle a réactivé les interrogations qui ont failli coûter son job de président à François Mesquin Petit : ce type-là est-il le faux-mou-vrai-dur qu’on nous a vendu, ou de la camelote ?
Et là, Valérie nous a donné malgré elle (ou peut-être en toute connaissance de cause, allez savoir, avec une femme jalouse) un début de réponse :

En agissant comme à son habitude, ne rien voir, ne rien dire, ne rien entendre, François Hollande est en train de confirmer tout le mal que ses amis disaient de lui avant qu’il soit Président :

- La lâcheté, pour avoir fait « réprimander » (oh, avec une grande douceur) sa nana par un premier ministre dont le rôle, dans une démocratie « normale », devrait être autre que celui d’eunuque du prince.

- La mollesse, pour ne pas avoir pris la seule décision qui se serait imposée à un Président qui « en aurait eu » dans le pantalon, et qui ferait passer l’intérêt de la France avant sa libido : mettre un bon coup de pied dans les jolies fesses de madame, et la renvoyer à son cher journalisme.

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Alors entre nous, pour un président normal, qui parmi plein d’autres serments, ne devait jamais mettre sa vie privée en avant, avouez que ça commence sur les chapeaux de roue. Sans parler de l’effet « Tweet » sur nos voisins - il parait que chez nos amis anglais, qui en général sourient quand il leur tombe un œil, on s’en est gondolé jusqu’à Buckingham Palace. Quant à Angela Merkel, que Hollande prétend mettre au pas, elle en était encore prise de spasmes hier matin en enfilant sa gaine triple action.

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