L’Affaire SI SALAH (introduction)
Un conjuration De Gaulle-Ferhat Abbas (Dr. J.C.PEREZ)
I – UNE CONSÉQUENCE ULTIME ... COUVERTE PAR UN
SILENCE ASSASSIN... CELUI DE L’AFFAIRE SI SALAH
A Oran, le 5 juillet 1962, le FLN historiquement vainqueur de la guerre d’Algérie par la volonté du général Charles De Gaulle, veut célébrer sa victoire.
Pour les rebelles, la France est vaincue, puisque par le jeu d’une conjuration antioccidentale savamment conduite, notre pays fut contraint d’offrir l’Algérie à un ennemi de la France .... A l’ennemi de l’Occident.
Mais ce que veulent ces rebelles, le 5 juillet 1962, pour conférer un plus grand relief à la défaite de la France gaulliste, c’est effacer une autre date de l’histoire : celle du 5 juillet 1830.
Jour de la capitulation du dey Hussein, devant le corps d’armée français commandé par le lieutenant-général, comte de Bourmont. Le félon de Waterloo.
Une célébration bruyante et spectaculaire de la victoire est ainsi programmée à Oran.
Mais comme l’ont déclaré quelques journalistes et autres observateurs, bien silencieux aujourd’hui, ce jour-là, ou plutôt la veille, arrivent à Oran, par trains, des « Algérois » pour s’incorporer aux manifestations.
Entendez par ce terme « d’Algérois », d’anciens maquisards de l’intérieur, qui ont opéré dans les départements de l’Algérois. En particulier des anciens de la Wilaya IV. Celle qui fut sacrifiée en 1959-1960 par la volonté conjointe de De Gaulle et du G.P.R.A., dans le but prioritaire et exclusif d’accélérer la conclusion du cessez-le-feu.
Celui qui aboutira à la capitulation française d’Evian, les 18 et 19 mars 1962.
Ces « Algérois » viennent reprocher violemment à ceux qui s’apprêtent à parader dans la ville d’Oran et à se couvrir des lauriers de la victoire, leur absence des combats livrés dans le djebel contre l’armée française. Ils vitupèrent et insultent ceux de la Wilaya V en particulier, parce que ces derniers étaient la plupart du temps cantonnés au-delà de la frontière algéro-marocaine, hors de portée de l’armée française.
De violentes altercations..., des coups de feu ..., des flingages...
Une honte pour le FLN devant l’opinion internationale.
Il faut de toute urgence, sauver la face devant la presse du monde entier. Une rumeur est immédiatement générée par ceux qui veulent rétablir la situation. Une rumeur qui, soudainement, est propagée comme une déflagration.
« L’OAS tire sur nos troupes ! »
C’est un canular... certes... mais ce mensonge aura les effets espérés. C’est-à-dire détourner la fureur fratricide du FLN, contre un peuple français désarmé.
Un canular générateur de haine et d’un sadisme explosifs qui donnera l’occasion aux troupes françaises présentes à Oran, d’assister, pour l’immense majorité de leurs effectifs, au massacre de leurs compatriotes sans réagir... sans intervenir.
Il aurait suffi de quelques pas en avant pour sauver des centaines de vies françaises... Mais non !
Car telle était la volonté conjointe de De Gaulle et de Katz : laisser massacrer ce peuple oranais qui s’était permis de soutenir l’OAS dans l’ultime combat pour l’Algérie française.
C’est ainsi que l’on fera payer par le peuple français d’Oran, le prix de la haine, que « les combattants de l’intérieur du FLN vouaient aux pseudo-combattants de l’extérieur », ceux qui prétendaient parader à Oran.
C’est en ces termes qui rappellent très succinctement le drame vécu par nos frères et sœurs d’Oran, que s’illustre l’une des conséquences scandaleuses et criminelles de ce qui fut la trahison majeure de la guerre d’Algérie.
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