Le Cyclisme des Années 50

, par  François PAZ , popularité : 7%

La Route Des Géants

Les années 50, marquent me semble-t-il, la fin de l’époque héroïque du cyclisme.

Les organismes étaient mis à rude épreuve, et la logistique, assez sommaire.
Quand à l’assistance technique, qui certes existait, elle n’empêchait pas le coureur d’avoir parfois à changer lui même son boyau…

Les grands comme Coppi, Kubler, Koblet, Vansteenbergen, Bobet, Bartali,
Geminiani
, Darrigade, Diot, Brick Schoot, Walkowiack, Robic et j’en oublie…

Et parmi ces héros, les Africains du Nord avaient fière allure

Présents aux courses locales certes, où ils brillaient, dans les tours d’Algérie, et d’Afrique du Nord, le critérium de l’Echo d’Alger, celui de l’Echo d’Oran sur le front de mer, ils participaient au tour de France et leurs noms résonnent encore à nos oreilles :

Zélasco, Kébaïli, Molines , Dos Reis, Zaaf, Lauze, Charroin, et bien d’autres, que
ceux qui ont plus de 25 ans ont en mémoire.

Un peu plus tard, est venu Hubert Ferrer cycliste efficace, au palmarès flatteur.

Le sport cycliste, exemple de fraternité inter communauté, du sens de l’effort et de l’endurance dans la terrible souffrance où l’homme est seul face à lui-même, face à ses doutes et ses déceptions parfois, mais qui le rendent surhumain, car en donnant tout, en allant au bout de lui-même, aux limites du corps et de la douleur, le coureur a rendez vous avec la légende, dans laquelle il entre pour ne plus en sortir.

Le panache en plus.

Ceux qui sont encore avec nous, nous racontent cette époque, les yeux brillants, intarissables, nostalgiques .

Bien sur, il y a eu ensuite de grands champions, de belles courses, de grandes victoires, mais, le cyclisme des années 50......, c’était avant, c’était ailleurs…

Un petit salut à Jean-Jean à Perpignan, ami de toujours de Marcel Zelasco, et le mien aussi.

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