L’affaire du Bazooka ? Qu’est-ce que c’est ?
la véritable affaire du Bazooka nous est relatée par le docteur Jean-Claude PEREZ
« L’EQUIVOQUE DEBRE »
Je m’autorise aujourd’hui (c’est Jean-Claude PEREZ qui parle) à vous relater l’affaire du Bazooka, sous l’angle de mon vécu personnel, telle que je l’ai rapportée dans mon premier livre « Le Sang d’Algérie ».
L’intérêt de cette initiative : faire toucher du doigt, une fois de plus, la réalité historique de la conjuration permanente dont fut victime l’Algérie française. Une conjuration permanente dont le général De Gaulle décida de prendre la tête opérationnellement, dès 1956. A partir des locaux de l’ancien RPF de la rue Solferino à Paris.
« Opérationnellement » car De Gaulle avait mis en place à Alger l’appareil de guerre anti-français dès 1943 : l’AML (l’Association du Manifeste de la Liberté).
Cette association regroupait quatre groupements et partis politiques :
– le parti du Manifeste Algérien de la Liberté créé par Ferhat Abbas,
– le parti communiste algérien d’Amar Ouezzeguène,
– l’association des Oulémas, présidée à cette époque par Ibrahim Bachir,
– le PPA, le Parti du Peuple Algérien, dirigé par Messali Hadj.
A propos de cette organisation des ennemis de l’Algérie française signalons que en 1943, De Gaulle ne manifestait aucun état d’âme à propos des relations privilégiées que Messali Hadj avait eues avec l’occupant : il était le protégé d’Otto Abetz, et grâce à la protection des commissions d’armistice germano-italiennes installées à Alger, il avait bénéficié de l’indulgence du tribunal militaire qui l’avait condamné en 1941, au printemps, à 18 ans de travaux forcés.
En 1956, De Gaulle était en contact avec l’Organisation Extérieure de la rébellion algérienne. Plus tard, en 1958, il utilisa Farès comme intermédiaire indispensable avec les membres de ce qui deviendra le GPRA, le 18 septembre 1958. De Gaulle, très efficacement dirigé, en sous-main et en silence évidemment, par la secte pompidolienne du capitalisme financier, utilisa pour aboutir à la mort de l’Algérie française, un effectif politique de droite… voire d’extrême droite.
Il le fit par l’intermédiaire de celui qui était son porte-parole officieux à partir de cette époque, nous parlons évidemment du sénateur Michel Debré.
Griotteray, ancien héros de la résistance, homme de droite, anti-communiste notoire et militant, partisan de l’Algérie française, se mettra au service de Debré et de De Gaulle.
Sanguinetti, homme de droite, voire d’extrême droite, qui voulait faire la révolution en France pour sauver l’Algérie française, se mit au service du général De Gaulle.
Michel Debré, lui aussi, réclamait une révolution pour sauver l’Algérie française.
Ce monde militant, animé d’un esprit résistantialiste outrancier, ou plutôt exclusif, était à la recherche d’un « sabre ». Un sabre qui assumerait le commandement en chef des forces militaires françaises en Algérie. Il crut en détenir un grâce à Griotteray, au Maroc.
Il s’agissait du général Cogny, commandant à cette époque, les forces militaires françaises au Maroc.
Forts de leur contact avec le sénateur Michel Debré et des relations gouvernementales que celui-ci avait organisées, ils prétendaient faire nommer Cogny, Place Bugeaud à Alger, au commandement en chef des forces militaires françaises d’Algérie.
Seulement, en Algérie, il y avait Salan. C’est lui qui occupait le poste de commandant en chef, et les conjurés qui prétendaient sauver l’Algérie française grâce à De Gaulle et à Cogny, ne le connaissaient pas.
Qu’importe !
Salan ? On va le flinguer !
Grâce à l’influence de Debré on fera, comme prévu, nommer Cogny au commandement en chef en Algérie.
Ainsi, comme Soustelle l’avait dit à l’un d’entre nous :
« Avec cette affaire d’Algérie, nous ferons revenir le patron au pouvoir ».
Leur patron … c’est l’homme de la malédiction pour la France… depuis 1956… De Gaulle évidemment qui voudra accomplir le délestage économique du débouché algérien, dans le but d’augmenter la valeur ajoutée des investissements.
De Gaulle va s’illustrer, historiquement, comme l’exécuteur des exigences du capitalisme financier moderne, qui, au nom du délestage économique du débouché algérien, avait prôné le largage de ce gigantesque et merveilleux territoire qui de la méditerranée s’enfonçait jusqu’au cœur de l’Afrique.
Une Afrique qu’on allait abandonner aux outrances dont elle est le siège aujourd’hui : le massacre des chrétiens du Nigéria , au couteau, au révolver, à la machette, en est une des sinistres manifestations. Massacre organisé par les forces musulmanes du Nigéria.
Pour comprendre aujourd’hui, pour affronter demain, un demain riche avant tout du risque d’une mutation arabo-islamiste endogène qui menace la France d’abord puis l’Occident, il faut être capable de savoir ce qui s’est passé hier.
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