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Appel à compétences contradictoires Envoi de communiqués

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Association ou organisme : AVENIR JEUNESSE PIEDS NOIRS ET MEMOIRES
Nom : Garcia
Prénom : christiane
Courriel : garciachristiane82@neuf.fr

J’ai quelques contacts avec des personnes (historiens français, Algériens etc...) qui n’ont pas le même point de vue que nous Pieds Noirs sur notre histoire, néanmoins, je les remercie d’essayer d’avoir un dialogue ouvert sur le Net, chose que je suggère aux nôtres ainsi qu’à nos historiens afin d’échanger nos idées et de percevoir, d’exprimer et éventuellement de dénoncer la réalité des faits à ce moment.

Ces personnes ont fait d’importantes recherches sur la Guerre d’ALGERIE et je me trouve un peu coincée pour répondre à leurs questions, étant un peu jeune au moment de ces évènements. Bien qu’ayant quelques éléments, je ne voudrais pas commettre d’impairs.


Actuellement la question qui m’est posée sur le 5 juillet 1962 et
les responsabilités de l’époque est la suivante :


sic
1.pourquoi le pouvoir métropolitain a-t-il levé le barrage aux frontières (ligne Morice) pour laisser entrer l’armée des frontières en territoire algérien. (pour ma modeste part, j’étais dans un des convois et j’ai vu le salut souriant des soldats français repliant les barbelés pour laisser passer ce convoi de l’ALN). Quels arrangements entre l’EMG et Paris ont-ils été passés ? Sans cela, Boumédène n’aurait pu aller à Alger.

2. Dans cette logique, quelles sont les raisons du ralliement spectaculaire de Ferhat Abbas au groupe de Tlemcen, ie à Boumediène ?


Aussi, je souhaite votre aide et je lance un appel aux historiens, militaires, politiques et toutes les personnes concernées par notre HISTOIRE pour avoir une réponse logique et validée à faire.

Mon emel ajpnm@laposte.net
tél 06/83/36/41/18

Le 18 mars 1962, à Evian, la délégation française présidée par Louis Joxe et celle du GPRA conduite par Belkacem Krim signaient l’accord qui met fin officiellement à la Guerre d’Algérie.

Ces accords instauraient un cessez-le-feu dès le lendemain à 12h00. Le 19 mars 1962, de Gaulle espère lors d’une allocution radiotélévisée que les « deux peuples pourront marcher fraternellement ensemble », car les Accords d’Evian prévoyaient la garantie de la liberté et de la sécurité de tous les habitants de l’Algérie. Harkis et Pieds-Noirs pouvaient et devaient rester en Algérie afin de rebâtir ce nouveau pays, mais les Accords d’Evian n’ont jamais été intégralement appliqués.

En effet la quasi-totalité des Pieds-Noirs (969.178), les Harkis « restants » (85.000) et la Notabilité arabe (55.000) ont été rapatriés vers la Métropole .

Toutes les parties concernées par ce conflit peuvent être désignées comme coupables sur ce non-respect des Accords d’Evian.

Le FLN a continué les attentats, les enlèvements de Pieds-Noirs et les massacres de Harkis.

L’OAS en représailles, a poursuivi les assassinats sur la population musulmane et sa politique de « la terre brûlée » qui a engendré un climat de vengeance et de panique.

Mais aussi l’Armée française qui tirant sur la foule européenne, le 26 mars à la rue d’Isly ou en effectuant le blocage du quartier algérois de Babel Oued, n’a pas rassuré les populations. La politique de rapatriement ne pouvait être qu’une politique d’urgence, improvisée au fur et à mesure que les difficultés se posaient.

Six mois avant le début des départs, le 8 décembre 1961, de Gaulle interpelle son secrétaire d’Etat à l’Information, Alain Peyrefitte : « Qu’est-ce que c’est, pour un pays comme la France, de recueillir 100.000 ou 200.000 Rapatriés ? » Peyrefitte, qui a déjà compris la situation, lui répond clairement que : « si nous remettons l’Algérie au FLN, ils ne seront pas 100.000 mais un million ! » Devant l’insistance de Peyrefitte sur le drame d’une Algérie FLN, de Gaulle lui répond sèchement : « Nous n’allons pas suspendre notre destin national aux humeurs des Pieds-Noirs ».

Jamais la France n’a compris l’ampleur des conséquences de la Guerre d’Algérie. En effet ces huit années de guerre ont eu comme résultat une déchirure entre les deux communautés. En donnant l’indépendance au peuple algérien, la France ne laisse que « la valise » comme solution aux Pieds-Noirs qui ne sont pas déjà dans un « cercueil ».

En plus, une Algérie totalement « française » était inacceptable pour la métropole.

L’Etat français ne pouvait avoir 10 millions de musulmans totalement français parce que comme aime à le rappeler le Général de Gaulle à son gouvernement, l’Algérie n’a jamais été la France.

Afin d’empêcher un village nommé « Colombey-les-Deux-Mosquées » et un « Président arabe », de Gaulle a sacrifié les Pieds-Noirs et les Harkis sur l’autel de la Raison. Racisme primaire envers les Indigènes de cette colonie française ou simple connaissance d’une certaine idée de la réalité ?

De Gaulle a tout simplement pensé qu’une Algérie française aurait été une catastrophe pour son pays.

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