In Vino Veritas ? (Le) Sidi-Brahim....

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Certains noms de vins d’Algérie sont entrés dans le langage quotidien, comme Le Mascara, les vins de la fameuse Cave Seneclauze, qui à Oran a fait mon émerveillement d’enfant, devant le spectacle des tonneliers cerclant les fûts de chêne, le Sidi Brahim et d’autres...

J’ajouterai avec une certaine hypocrisie, qu’ils se boivent avec modération, (ou avec un ami), et concernant le Sidi-Brahim, il est souvent associé à des moments de convivialité et de joie.

Mais Sidi-Brahim, ce n’est pas que cela.

momument dédié à Sidi Brahim, Place d’Armes à Oran

C’est aussi une page douloureuse et héroïque de la conquête de l’Algérie, qui témoigne de l’extrême dureté de cette époque.

En effet, pendant trois jours et trois nuits, du 22 au 25 septembre1845, un grand combat opposa les troupes françaises aux partisans de l’émir Abd -El -Kader.

Malgré d’énormes pertes, les Français repoussèrent tous les assauts. Se battant à 450 Hussards et Chasseurs contre 10.000 Algériens. Ils se retrouvèrent bientôt à 82 encore en état de se battre.

Le Capitaine Dutertre, fait prisonnier par l’Émir et exhortant ses hommes à se battre plutôt qu’à se rendre, fut décapité.

Réfugiés dans un marabout, à court de munitions et de vivres, ils firent une sortie à l’arme blanche. Ils réussirent à percer les lignes ennemies et réduits à 11 survivants, ils rejoignirent notre Armée.

C’est un des plus hauts faits d’armes de toute l’histoire militaire française, encore commémoré chaque année par les Chasseurs Alpins.

Nous pouvons dire que Sidi Brahim est le « Camerone » des chasseurs.

Buvons donc ce vin, en rendant hommage à ces héros dont les exploits passés, nous consolent des bassesses du présent.

(Avec le concours de M. J. Monneret)

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