EURABIA
Où veulent-ils nous mener vraiment ? - Suite -
- Interview de Bat Ye’or sur (…), p1
- (1) Eurabia : L’axe Euro-Arabe, p1
- (2) Le dialogue Euro-Arabe (…), p1
- (3) Les chrétientés d’Orient, p1
- (4) Eurabia est le titre (…), p1
- (5) En décembre 1973, l’Organi, p1
- (6) Instituée par le traité de, p1
- (7) Adoptée en 1964, bien (…), p1
- (8) Michel Jobert (1921-2002), p2
- (9) @|LIENbdc9992|Wy0+aHR0cDov, p2
- (10) Révision du vocabulaire, p2
- (11) De Pierre-André Taguieff, p2
- (12) Articles de Véronique (…), p2
- (13) Activiste du Mouvement de, p2
- (14) A la suite des multiples, p2
- (15) L’Observatoire du monde, p2
- (16) A l’initiative du B’nai, p2
- (17) En juillet 2003, quatre, p2
- (18) Deux articles de Véroniqu, p2
- (19) Eurobaromètre de la (…), p2
- (20) Edgar Bronfman, président, p2
- (21) @|LIENbdc9992|Wy0+aHR0cDo, p2
- (22) European Union Support, p3
- (23) En mars 2001, Imad (…), p3
- (24) Peu après la signature, p3
- (25) Times Book, New York, (…), p3
- (26) « En 2002, quelques (…), p3
- (27) Déclaration du Conseil, p3
- (28) Déclaration du Conseil, p3
- (29) « La Palestine, dans (…), p3
- (30) Naissance d’une théologie, p3
- (31) Eric Conan, Mort de (…), p3
- (32) Romano Prodi, président, p3
- (33) Roger Cukierman, alors, p3
- (34) En marge du Conseil (…), p3
- (35) Véronique Chemla, Mythes, p3
- (36) @|LIENbdc9992|Wy0+aHR0cDo, p4
- (37) @|LIENbdc9992|Wy0+aHR0cDo, p4
- (38) Bassam Tibi est professeu, p4
- (39) Bat Ye’or explique (…), p4
- (40) ’’La liberté d’expression, p4
- (41) Le 25 décembre 2007, (…), p4
- (42) @|LIENbdc9992|Wy0+aHR0cDo, p4
- (43)Trois articles de Véroniqu, p4
- (44) Discours prononcé lors de, p4
- (45) Eurabia, p. 197-p.200 (…), p4
- (46) Véronique Chemla, La (…), p4
- (48) Organisé par le cabinet, p4
- (49) Frédérique Ries, Une (…), p4
- (50) ’’Les fonctionnaires (…), p4
Interview de Bat Ye’or sur la dhimmitude et Eurabia
Comment vous êtes-vous intéressée à Eurabia (1) ?
Mes recherches sur les processus d’islamisation des pays chrétiens par les conquêtes arabes et turques m’ont mise sur la piste d’Eurabia (2).
Malgré des siècles d’intervalle, je découvrais des similitudes entre les comportements et les politiques de dirigeants chrétiens qui avaient collaboré à la conquête de leur pays (3) et ceux d’intellectuels européens islamophiles contemporains.
De nombreux documents des siècles passés semblaient se réincarner dans des événements actuels, les échos des vies et des voix de ces personnages remontaient à la surface du temps dans d’autres tonalités.
Je voyais le tableau mais je n’en avais pas la clé. C’est par hasard que je l’ai découverte en lisant en 2002 l’opuscule intitulé Eurabia de 1975 (4).
J’ai alors commencé mes recherches sur ce sujet.
Comment définissez-vous Eurabia ?
C’est difficile à dire, c’est un continent en transition porteur de futurs conflits très graves de quelques côtés que l’on regarde.
Eurabia est née de la soumission de la Communauté économique européenne (CEE) au terrorisme palestinien et au boycott pétrolier ; ce boycott provenait principalement des pays arabes producteurs (5), et était dirigé aussi contre les Etats-Unis en novembre 1973.
Les Neuf (6) acceptèrent alors les conditions de la Ligue Arabe : soutien à la cause palestinienne et adoption d’une politique pro-palestinienne, anti-israélienne et anti-américaine, reconnaissance d’un peuple palestinien qui jusqu’alors n’était pas mentionné, reconnaissance de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine (7)) et de son chef Yasser Arafat comme ses seuls représentants.
Cette politique se développa dans un cadre informel d’accords entre les pays de la CEE et ceux de la Ligue Arabe. On attribue au politicien français Michel Jobert (8) l’appellation Dialogue euro-arabe (DEA) pour ce type de politique discrète.
Ces accords se faisaient au plus haut niveau entre, du côté européen, les ministres des Affaires étrangères et le président de la Commission et, du côté arabe, leurs homologues et le représentant de la Ligue des Pays arabes.
En 1974, fut créée à Paris l’association parlementaire pour la coopération euro-arabe.
Elle rassemblait des députés des parlements de chaque pays de la CEE chargés de gérer avec leurs collègues arabes tous les aspects de cette collaboration euro-arabe par une infrastructure de comités et de réseaux.
Le DEA visait à développer l’immigration des pays arabes jusqu’alors fort réduite, à renforcer la coopération politique, économique, culturelle, universitaire, syndicale et médiatique entre l’Europe et les pays arabes sur la base des conditions de la Ligue arabe concernant la diffusion de la culture et de la langue arabes en Europe, le soutien à Arafat et à l’OLP et la création de la Palestine.
Le but de cette politique était de créer un vaste ensemble méditerranéen euro-arabe où le multiculturalisme et la fusion des populations et des langues, grâce à l’immigration, imposeraient la destruction des frontières, des identités nationales et religieuses, gages de la paix en Méditerranée. Un continent doté d’une telle puissance pourrait rivaliser avec l’Amérique sur la scène mondiale.
Voir en ligne : Interview de Bat Ye’or sur la dhimmitude et Eurabia (2e partie)
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