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  • L'esprit souffle encore à Tibhirine

  • Nadjet Cherigui
    27/08/2010
  • L'ancien chai du monastère a été transformé en chapelle par les moines. Plus petite que l'originale, elle convenait mieux à leurs besoins. Aujourd'hui encore on y célèbre la messe. Crédits photo : Le Figaro Magazine
    Quatorze ans après le massacre des moines français, le drame hante encore toutes les mémoires. Au monastère, pourtant, la vie continue, grâce au dévouement de villageois et au courage d'un prêtre et de quelques religieuses. Nous sommes retournés sur ces lieux habités par le souvenir de sept hommes de paix.
    Tibhirine, cela signifie « les jardins », en kabyle. Tibhirine, c'est aussi un village peuplé de quelques centaines d'âmes, accroché dans les collines de la région de Médéa, en Algérie, à une petite centaine de kilomètres au sud d'Alger. Tibhirine, c'est surtout une vie sans fioritures. Le quotidien, ici, est fait de petits bonheurs simples, et surtout d'austérité. L'été, la chaleur y est écrasante. Les hivers y sont aussi longs que rigoureux. Mais face à la beauté sauvage et préservée du paysage, on comprend aisément l'attachement des villageois à ce petit bout de paradis sur terre. Un paradis devenu enfer le temps d'une guerre.
    Difficile d'imaginer qu'ici, au milieu de cette splendeur, s'est introduit le pire de l'ignominie. Pendant les dix années de guerre civile qui ont endeuillé le pays dans les années 1990, la région a été l'un des principaux bastions islamistes, et donc un haut lieu stratégique de la lutte antiterroriste menée par les militaires algériens. Au cœur de ces affrontements, une population impuissante, réduite au silence et prise en étau entre la furie meurtrière des uns et la répression violente des autres. C'est à Tibhirine, dans ce contexte particulier, que s'est joué le drame dont ont été victimes les sept moines cisterciens français, enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 par un commando d'hommes barbus. De ces hommes de paix, on ne retrouvera que les têtes, jetées dans des sacs plastique, sur le bord d'une route à l'entrée de la ville de Médéa, le 30 mai suivant. Christian (le responsable de la confrérie), Christophe (l'agriculteur), Michel (le cuisinier), Célestin (l'hôtelier qui avait la réputation d'être un bon vivant), Luc (le médecin installé depuis plus de quarante-sept ans en Algérie, qui soignait gratuitement les habitants de la région), les frères Bruno et Paul, arrivés la veille pour une brève visite au monastère, tous les sept ont été tués. Seuls Amédée et Jean-Pierre ont échappé au rapt.

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