SENAT : La fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie

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3. La fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie : une naissance difficile

Prévue par la loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés, annoncée initialement pour 2008, la fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc a finalement été inaugurée le 19 octobre dernier par le secrétaire d’Etat à la défense et aux anciens combattants. Installée à l’Hôtel des Invalides et reconnue établissement d’utilité publique par décret du 3 août 2010, la fondation s’est dotée d’un conseil d’administration présidé par Claude Bébéar et vice-présidé par Hamlaoui Mékachéra. Le rendement attendu du capital de 7,2 millions d’euros constitué à son profit83(*) devrait lui permettre de couvrir ses dépenses de fonctionnement.

Il reste qu’au-delà du retard pris par sa création, la fondation, avant même de connaître le résultat de ses premiers travaux, est loin de faire l’unanimité - mais sans doute était-ce inévitable au regard de la sensibilité encore très vive du sujet. Devant théoriquement oeuvrer à l’apaisement et « être un lieu où l’on s’efforce de réconcilier les mémoires plutôt que de chercher à les affronter continuellement », l’institution est critiquée par certains historiens ou associations en raison notamment de la confusion qu’elle entretiendrait entre mémoire et histoire ou de sa réticence supposée à associer des chercheurs algériens à sa réflexion. Bien que le ministre ait appelé la fondation à recruter ses chercheurs sans s’arrêter « ni à leurs idées ni à leurs thèses, ni même à leur nationalité », la désignation de son comité scientifique, dont l’annonce a été repoussée, paraît encore poser certaines difficultés.

Votre commission espère en tous les cas que la fondation saura acquérir, par l’objectivité de ses travaux, la crédibilité nécessaire à l’accomplissement de sa mission première : être un lieu d’information et d’échanges, voire de contradiction, contribuant, tout à la fois, à la mémoire des actions des combattants et formations supplétives ainsi qu’à celle des conséquences de ces conflits pour les populations concernées.

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