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Délit de sale gueule Que fait la Police ?

, par  NEMO , popularité : 25%

Aveu d’Eric Besson, ministre de l’Identité Nationale, de l’Immigration et de l’Intégration : oui, en France, la police procède à des contrôles au « facies ».

Encore une fois, il faut bien reconnaître que ce sont les représentants de l’Ordre qui donnent le mauvais exemple, en entretenant entre les Français une discrimination ethnique insupportable.

Indignation à gauche, polémique dans les medias, cris d’orfraie à la Ligue des Droits de l’Homme, la Licra, SOS Racisme, Education sans Frontière, menaces de sanction à la Halde, toute la panoplie de la bienpensance debout pour dénoncer le racisme endémique de la Police française.

Depuis cette révélation insoutenable de notre ministre, des mesures drastiques ont été prises, et d’autres sont en cours d’évaluation par les plus hautes autorités de la Police Nationale, pour que la pratique du « délit de sale gueule » qui déshonore, hélas, encore une fois la France, soit immédiatement et définitivement éradiquée.

C’est ainsi qu’on envisage sérieusement de faire remplir aux policiers un carnet à souche, à leur numéro matricule, dans lequel ils consigneraient le motif du contrôle d’identité. Un double détachable serait remis au contrôlé, pour permettre à celui-ci de protester preuve à l’appui s’il s’estime victime de "délit de sale gueule".

Conséquence inattendue des premières mesures : depuis qu’il a été vertement rappelé à l’impartialité républicaine par une circulaire comminatoire, le brigadier D..., de la BAC (Brigade Anti Criminalité), bien connu pour son talent de pêcheur amateur, passe ses loisirs assis sur un pliant, dans la salle de bains de son petit 3 pièces, au bord de la baignoire remplie d’eau, canne à pêche à la main, amorces fraîches, chapeau de paille sur la tête, casse croute et bouteilles de bière à portée… sans oublier le carnet à souche.

Examiné par les services médicaux de la Police, le brigadier D ne souffre apparemment d’aucune pathologie médicale ou psychiatrique . Invité à s’expliquer, le brigadier D a répondu que puisque les plus hautes autorités de l’Etat, en lesquelles un fonctionnaire de Police a encore plus confiance qu’en son père ou sa mère, lui avaient révélé qu’il n’y avait aucune raison objective de contrôler systématiquement les casquette-basket-capuche-yo-yo et d’oublier les costume-cravate-attaché-case, il en avait déduit qu’il avait autant de chances de prendre du poisson dans sa baignoire que dans l’Oise .

Quant au carnet à souche, il a paru au brigadier D que dans une Démocratie, le poisson avait le droit de savoir qui l’avait pêché, et pourquoi.

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