Toujours la faute des banques.

, par  Jean-Marie Avadian , popularité : 76%

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy n’ont pas le temps de gérer les affaires courantes tant ils sont préoccupés par la situation des banques qui sont au coeur de la crise de la zone euro.
Heureusement, ils vont agir de conserve pour résoudre le problème et trouver une issue à cette crise qui perdure et s’aggrave. 
En fait, ils n’ont pas compris le problème mais ils nous disent tenir la solution !

Soucieux de régler ce problème épineux, Nicolas et Angela se sont rencontrés hier et, comme le rapporte tous les journaux, ils ont décidé d’agir :

FRANCE24 La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy sont réunis à Berlin pour trouver un terrain d’entente sur une recapitalisation des banques européennes et tenter ainsi d’enrayer la crise de la dette dans la zone euro. LE POINT :La chancelière allemande Angela Merkel a reçu le président français Nicolas Sarkozy ce dimanche à Berlin pour tenter de trouver un terrain d’entente sur la manière de recapitaliser les banques européennes, une étape devenue cruciale pour résoudre la crise de la zone euro. Certaines banques européennes commencent en effet à vaciller sous l’effet de la crise de la dette qui s’éternise. Plus d’une ne résisterait notamment pas à un nouveau sauvetage de la Grèce au bord de la faillite, qui impliquerait une forte décote de sa dette.  

Le problème est pourtant simple : les États sont surendettés.
(RAPPEL : Selon la loi en France, la situation de surendettement est caractérisée par l’impossibilité manifeste pour le débiteur de bonne foi de faire face à l’ensemble de ses dettes. Hormis la bonne foi qui fait gravement défaut au moins dans le cas de la Grèce mais qui ne saurait être postulée sans réserves pour les autres emprunteurs publics, cette définition correspond bien à la situation des dettes publiques.).

Une conséquence directe c’est que ceux qui ont été assez frivoles pour prêter à des débiteurs aussi peu fiables que les États en question risquent de lourdes pertes si ces débiteurs font défaut.
Comme il se trouve que les prêteurs les plus exposés sont les banques de la zone euro, Nicolas et Angela ont raison de s’inquiéter de la solidité financière de ces banques et de douter de leur capacité à subir le choc d’un tel défaut ou pire d’une cascade de défauts. 

La solution évoquée par notre président de droite :
Il s’agit de renforcer le capital des banques afin qu’elles ne coulent pas quand elles devront passer ces mauvais crédits par pertes et profits. Après ce tour de passe-passe, les États qui feront défaut ramèneront les fonds propres des banques concernées au niveau précédent. Et pour éviter la contagion, il faudra que l’État remettre au pot.
Ainsi on élimine les dettes des pays les plus exposés grâce à des injections de capital des pays les plus solides qui s’endettent à concurrence pour renflouer les banques. 

La solution évoquée par les socialistes :
Ils proposent de nationaliser les banques. C’est encore pire ! Dans ce cas la France s’endette pour racheter les banques transférant au passage au contribuable le risque de défaut, mais cela n’atténue pas ce risque sauf si on augmente aussi les fonds propres des banques comme ci-dessus, c’est–à-dire en aggravant deux fois plus l’endettement de l’État.
Ainsi on élimine les dettes des pays les plus exposés grâce à des injections massives de capital des pays les plus solides qui s’endettent doublement et prennent leurs contribuables en otage. 

Une autres approche est pourtant possible :
La bonne approche, mais même s’il n’est pas politiquement correct de l’évoquer, s’effectue en deux étapes :
(1) Les États les moins menacés rachètent les dettes compromises des États cigales et les passent par pertes et profits, ce qui augmente leur propre dette comme ci-dessus.
(2) Tous.les États s’engagent vraiment dans une politique de dépenser moins et d’assainissement de leurs dettes avec certes plus d’impôts à la clé.
Ceci restaurerait la crédibilité des États qui est nulle aujourd’hui. Pour la France, la réduction de la dette pharamineuse donnerait de l’oxygène au budget de l’État dont ce poste est le plus important. Oxygène dont on a bien besoin par ailleurs.
Certes la pilule serait amère mais si on doit investir dans des médicaments onéreux, autant choisir les remèdes suceptibles de nous guérir. 

Conclusion :
On ne veut pas dire que la France va éponger les dettes d’un ou plusieurs autres pays, alors on le fait par la bande en recapitalisant les banques françaises !
Et puis il n’est pas question de dire qu’on va augmenter les impôts des gens qui vont voter aux prochaines élections, alors on gonfle la dette de manière à mettre le couillon de contribuable devant le fait accompli.
Mais après les élections seulement.  

Voir en ligne : http://blog.francetv.fr/blogistan-a...

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