Sécurité nucléaire : Les centrales EDF, sûres et bien gardées ?

, par  PC , popularité : 35%

Nos
centrales nucléaires sont-elles sûres ?

Faut-il placer les centrales nucléaires EDF sous surveillance militaire ?

Des militants de Greenpeace sont parvenus à s’infiltrer
dans plusieurs centrales nucléaires. Ils voulaient prouver que
les centrales françaises « ne sont pas sûres ».

En plein débat sur le nucléaire, Greepeace frappe fort ! L’organisation
écologiste, coutumière des « opérations commandos » sur la
planète, indiquait hier matin dans un communiqué que ses militants étaient
cachés dans plusieurs centrales, sans les nommer, et qu’ils parvenaient « à se
déplacer sur ces sites sans être repérés par les forces de sécurité et les
systèmes de surveillance ».
EDF a démenti un peu plus tard ces affirmations, assurant que
la centrale de Nogent-sur-Seine était la seule où il y avait eu « trace
d’intrusion ». Info ou intox ? Greenpeace maintenait lundi avoir des militants
« présents » mais « pas repérés » sur un autre site nucléaire
que celui de Nogent-sur-Seine.
Interrogé sur France Info, le ministre de l’Industrie, Eric Besson, a avoué sa
surprise et évoqué de possibles « dysfonctionnements ». Le ministère de
l’Intérieur, Claude Guéant, a, pour sa part, ordonné une
fouille « approfondie » de toutes les centrales et installations nucléaires du
pays. Interpellé sur le sujet lors d’une conférence de presse sur la crise au
côté d’Angela Merkel, Nicolas Sarkozy a qualifié l’action des
militants « d’assez irresponsable ».

EDF et le directeur du site de Nogent-sur-Seine ont
minimisé l’importance de l’intrusion, déclarant que l’équipe de Greenpeace
avait été « immédiatement détectée par le dispositif de
sécurité
 » et que l’intrusion n’avait eu aucune conséquence sur la
sécurité des installations. « Ils ont été repérés par les alarmes dès qu’ils
ont cisaillé le premier grillage… Tout s’est passé conformément aux procédures
[…]. Les militants sont toujours restés en dehors de la partie industrielle de
l’installation. Ils sont restés à l’extérieur des bâtiments », a martelé le
directeur du site, Hervé Maillart. « La réaction a été proportionnée au degré
de danger. On avait repéré que c’était des militants de Greenpeace
pacifistes
 », a-t-il ajouté, soulignant que toutes les interpellations
s’étaient faites « dans le calme ».
Quatre centrales visées

La gendarmerie nationale a fait état lundi matin de tentatives
d’intrusion dans les sites nucléaires du Blayais (Gironde), de Chinon
(Indre-et-Loire), ainsi qu’au centre de recherches nucléaires du
Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de Cadarache
(Bouches-du-Rhône). Par ailleurs, un homme a été arrêté dans la nuit de
dimanche à lundi près de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse (Ardèche) avec
une corde et une banderole. A Chinon et au Blayais, EDF a annoncé que des
banderoles avaient été déployées et « immédiatement retirées », sans préciser
si c’était à l’intérieur ou à l’extérieur des sites. A
Nogent-sur-Seine, « une partie des militants a réussi à
grimper sur le dôme de l’un des réacteurs, où ils ont déployé une banderole :
“le nucléaire sûr n’existe pas” », a précisé Axel Renaudin, chargé de
communication de Greenpeace.

A la limite on peut dire "merci Greenpeace"... *

« 
A ce jeu du chat et de la souris entre autorités qui disposent de moyens
colossaux et des citoyens non-violents utilisant des méthodes très simples, il
n’y a qu’un seul vrai perdant : le citoyen, qui se pensait à l’abri avec les
centrales nucléaires présentées comme les plus sûres du monde », a déclaré
Sophia Majnoni, chargée de la campagne nucléaire chez Greenpeace. Un argument
partagé par plusieurs dirigeants écologistes. « L’intrusion de militants
antinucléaire sur des sites leur donne raison en apportant la preuve qu’il n’y
a pas de sécurité totale dans les centrales », a estimé le député maire Europe
Ecologie-Les Verts (EELV) de Bègles (Gironde), Noël Mamère. « Les fameux
stress-tests effectués sur les centrales ne sont que des écrans de fumée
puisqu’ils ont exclu tout ce qui relève des intrusions extérieures, du
terrorisme et du crash d’un avion », a-t-il ajouté.
Cécile Duflot, numéro un d’EELV, a remercié
les militants de Greenpeace d’avoir mené un « audit gratuit »
sur la sûreté nucléaire en s’introduisant dans la centrale de
Nogent-sur-Seine. Ces militants « ont ainsi démontré les défaillances de nos
centrales, ouvertes comme des moulins à vent », écrit la secrétaire nationale
de EELV dans un communiqué.

Championne du monde de l’atome, la France tire 75 % de son électricité de
son parc de 58 réacteurs nucléaires.


Source : Francesoir.fr

Ndlr FNCV : "A la limite on peut dire merci Greenpeace..." propos tenu
par Bruno SIDO sénateur UMP, rapporteur du "Haut Comité pour
la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire". Bruno SIDO a aussi
évoqué ce que l’on pourrait imaginer, si à la place d’un commando pacifiste
d’écologistes, on avait des terroristes [ndlr : islamistes... ?]

Source : Le 22h, journal de la chaîne LCP

* * *

Voir en ligne : http://infos.fncv.com/post/2011/12/...

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