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PUISQU’ON N’EN PARLE : Deux poids et démesure ?

, par  Jean-Marie Avadian , popularité : 1%

   

Pour le cas où cela vous aurait échappé je vous retransmets ce point interessant de notre actualité électorale :

Les journalistes qui étaient enclins à matraquer systématiquement le Président quand il s’appelait Sarkozy

semblent maintenant donner  au Président plus que le bénéfice du doute,

Pourquoi ce revirement y aurait-il un loup ? Explications.

 

Rétrospective intéressante

 

Quand le rejeton de Sarkozy a brigué l’EPAD c’était rigolo de voir l’ambition démesurée ce moins-que-rien

mais le népotisme de son père lui était absolument scandaleux

et les journalistes, vigilants, l’ont dénoncé comme il se doit (ça se passait fin 2009)

 

Quand le rejeton de Fabius a plaidé coupable d’escroquerie pour avoir détourné 90 000 €

l’intervention de son père qui a obtenu une clémence injustifiée du juge était tout aussi scandaleuse

mais les journalistes, trop occupés par les primaires socialistes, n’ont pas eu vent de l’histoire (ça se passait en juin 2011)

 

Comment peut-on expliquer cette complaisance des journalistes  ?

Comment ne pas s’interroger sur une justice qui se dit impartiale

  mais qui a accepté que la condamnation de Fabius ne soit pas inscrite dans son casier judiciaire ?

 

Il y a un pamphlet qui circule sur le net qui pourrait éclairer notre lanterne sur ce qui motive les journalistes.

Ne le cherchez pas, je le copie ci-après  :

 

Pourquoi les journalistes ont tout fait pour qu’HOLLANDE soit vainqueur ?

 

Les différents débats nous ont démontré que les journalistes souhaitaient l’élection de Hollande.

En voici la raison :

L’avantage fiscal créé pour les journalistes en 1934, supprimé ensuite par Juppé puis rétabli par Jospin, pose question à l’heure où les niches fiscales ont mauvaise presse.

Car la chasse aux niches fiscales est officiellement ouverte et le projet socialiste pour 2012 prévoit d’annuler 50 milliards sur les 70 milliards de «  dépenses fiscales inutiles  » que sont ces avantages consentis par le fisc.

 

Au chapitre des dépenses fiscales inutiles et injustes, le gouvernement actuel pourrait s’attaquer à une libéralité du gouvernement Jospin permettant une déduction exceptionnelle réservée aux journalistes pour couvrir leurs frais d’emploi au-delà des frais professionnels qui sont remboursés par leur journal. Niche fiscale qu’avait fait sauter Alain Juppé et que la gauche a rétabli quelques années plus tard sous une forme légèrement allégée.

 

Depuis 1999, les journalistes sont donc autorisés à retrancher 7.650 € de leur salaire imposable, au nom des frais professionnels non remboursés par leurs employeurs. Un avantage fiscal conséquent. Prenons l’exemple d’un journaliste célibataire gagnant 2.500 euros par mois. Sans cet avantage fiscal, il paierait 2.534 € d’impôts sur le revenu mais grâce à cet avantage il ne paie que 1.477 €.

Cette niche fiscale qui avait d’abord été créée en 1934 permettait de retrancher 30% des revenus du journaliste.

Le journalisme faisait alors partie d’une liste délicieusement surannée de 110 professions qui étaient supposées avoir des frais professionnels (transport, nourriture, matériel...) plus importants que la moyenne.

En France, tous les autres salariés sont exonérés de 10% de leur revenu au nom de ces frais professionnels sauf à justifier de frais réels supérieurs.

Ainsi, pour 30.000 € gagnés, on n’en déclare en fait que 27.000. Mais contrairement aux autres imposables, les journalistes peuvent déduire des frais réels ou imaginaires sans en justifier le montant  !

 

Autrefois, 110 professions bénéficiaient de ce coup de pouce supplémentaire  : de 5% pour les ouvriers du cartonnage de la région de Nantua à 40% pour les tisseurs non propriétaires de leur métier de l’Ain, de l’Ardèche, de la Drôme, du Gard, de la Haute-Loire, de la Haute-Savoie, de l’Isère, de la Loire, du Puy-de-Dôme, du Rhône, de la Savoie, de la Saône-et-Loire et du Vaucluse.

Mais pour les journalistes la déduction à l’époque était de 30%.

 

En 1996, au nom d’une vaste réforme sur l’impôt sur le revenu, le gouvernement Juppé tire un trait sur toutes ces niches fiscales les estimant « devenues sans rapport avec la réalité des frais professionnels supportés par les intéressés et qui ont donc perdu toute justification ».

Une profession va particulièrement se plaindre, les journalistes.

Une manifestation réunissant 2.000 personnes parcourt alors les rues de Paris et une dizaine de titres de la presse quotidienne régionale lancent une opération « homme invisible », un boycott photographique des parlementaires favorables à la suppression de la niche.

On découvre à cette occasion que les journalistes ont nettement plus de moyens de pression que les ouvriers du cartonnage de la région de Nantua.

« Le souvenir que j’en conserve est moins la hargne des journalistes que la trouille des politiques », raconte Alain Lambert, ex-rapporteur du budget au Sénat.

Juppé tient bon face à la fronde, mais offre une première concession à la profession, la création d’un fonds budgétaire pour compenser la hausse d’impôts que subiront les journalistes. Parallèlement, des négociations sont engagées avec les syndicats.

 

Elles aboutiront sous Jospin. Il est décidé de rétablir l’avantage fiscal, mais sous une forme moins favorable donc moins injuste  : Au lieu des 30%, les journalistes pourront dorénavant retirer 50.000 F (soit 7.650 €) de leurs revenus, une mesure qui favorise les bas salaires et limite l’avantage pour les plus riches.

Il n’empêche que les journalistes sont les seuls à bénéficier de la mesure. Michel Diard, ancien secrétaire général du SNJ-CGT (Syndicat national des journalistes) qui a participé à la négociation, ne voit qu’une explication : « La profession s’est mobilisée, les autres ne l’ont pas fait suffisamment ».

 

Comment justifier cette différence de traitement face à l’impôt ? « On considère que le travail du journaliste ne s’arrête jamais, répond Michel Diard. Même en vacances, le journaliste doit se tenir au courant, acheter les journaux, regarder le JT de 20h, consulter les infos sur Internet, ce qui a des coûts non pris en compte par l’entreprise de presse ».

 

Avant les primaires socialistes les syndicats de journalistes ont demandé à François Hollande de rétablir l’abattement de 30% pour les journalistes.

C’est une certaine Valérie Massonneau (plus connu sous le nom de Valérie Trierweiler), la concubine de Hollande qui était la porte-parole des journalistes (accompagnée d’Audrey Pulvar  ?).

 

En 2008 cette demande (de rétablir les 30%) avait été demandée à Nicolas Sarkozy qui l’avait alors rejetée (l’imbécile  ?) ce qui lui attira les foudres du monde journalistique et c’est là que la campagne anti-Sarkozy a commencé.

 

Si Hollande tient sa promesse . . .

·         Un journaliste célibataire gagnant 2 500 € par mois pourra déduire 9 000 € au lieu de 7 650 €.

·         Audrey Pulvar et David Pujadas qui gagnent environ 12 000€ par mois pourront donc déduire 54 000 € chacun.

·         Laurence Ferrari qui gagne 400 000 € annuel profitera d’une déduction de 120 000 €.

·         Jean-Michel Apathie (40 000 € par mois  ?) aurait ainsi une déduction de 144 000 €.

·         Alain Duhamel avec 56 000 € par mois déduira 207 600 €.

·         etc.

 

Mais c’est pas tout  !

Les journalistes de l’audiovisuel lui ont demandé un abattement supplémentaire de 10% pour les frais dit esthétiques du fait qu’ils doivent en permanence faire des soins esthétiques pour être présentables devant les caméras. Ils pourraient donc obtenir 40% d’abattement.

Pas besoin de passer 6 mois par an en Belgique pour échapper à l’impôt  !

 

Hollande leur avait promis qu’une fois élu il leur rétablirai ce droit dès septembre 2012.

Il ne serait pas surprenant que Valérie Trierweiler et Audrey Pulvar penseront à le lui rappeler.

 

Comme quoi tous ces journalistes qui crachent sur les riches, et qui n’avaient pas de mots assez forts pour dénoncer le Sarko bling bling se gardent bien de parler de leurs propres avantages fiscaux.

 

Une grande Injustice

 

42 500 journalistes sont concernés par cet avantage, mais on peut aussi se déclarer journaliste fiscalement sans carte de presse.

Et des proches de journalistes mais qui ne sont pas eux-mêmes journalistes, se déclarent journalistes sans carte de presse, sport très prisé chez les amis de l’Humanité et du Canard Enchainé.

Bien sûr ceci ne sera jamais été évoqué dans la presse, les journalistes étant juges et partie savent bien que leur silence est d’or  !

Tout comme les parlementaires qui se sont voté l’IRFM cette prime non-imposable de 6 412 € mensuels dont bénéficient nos très chers députés  !

Il n’est donc pas question de mobiliser l’opinion publique contre ces avantages  !

 

N’en doutons pas cette loi sera votée et vous pouvez être sûrs que cela ne fera pas la Une du journal de 20h00 ni la première page de l’Humanité ou du Canard Enchaîné.

 

Quels avantages pour François Hollande ?

 

Pour un Chef d’État il est très important d’avoir le pouvoir médiatique de son côté, même si cela doit passer par l’attribution de niche fiscale, afin d’avoir une emprise sur les médias. Ce qu’avait parfaitement compris François Mitterrand mais que Sarkozy n’a pas su apprécier.

 

Avec les médias à sa botte, un Président peut dire et faire croire aux français ce qu’il veut.

 

 

 

 

1.       Comme je le disais par ailleurs, les politiques ayant leurs propres porte-paroles, les journalistes français sont devenus inutiles.

2.       On me demande parfois pourquoi j’écris au lieu de laisser tomber, maintenant on saura que dans ma prochaine déclaration de revenus je ne serai plus ‘’retraité’’ mais ‘’journaliste’’, profession que je ne trouve plus du tout inutile —fiscalement s’entend !

JM

 

 

Voir en ligne : http://blog.francetv.fr/blogistan-a...

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