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Le Keffieh et les ASSEDIC

, par  Danièle LOPEZ , popularité : 4%

Quand on entend à la télévision que des "bandes" de jeunes se sont livrées cet après-midi, à l’issue d’une manifestation favorable à la cause palestinienne, à des incendies de véhicules (c’est la nouvelle mode) et des pillages de magasins, saccagés, on se demande pourquoi l’ Etat a tant de molesse envers cette pègre.

Coiffés de keffiehs (à la Yasser Arafat) ils brandissaient des pancartes où ils avaient écrit " Ghaza on est avec toi ". Ils auraient dû mentionner : "mais on reste en France, bien au chaud, pour encaisser les diverses allocations de chômage ou autre et un petit plus qui peut tomber n’importe quand et qu’on peut toujours leur gratter".

Ils pourraient comprendre la chance qu’ils ont de vivre chez nous , mais ils sont tellement bêtes et bornés et toujours à pleurer sur leur sort qui leur est pourtant si favorable à côté de leurs cousins d’Algérie !

S’ils repartaient chez eux qu’y trouveraient-ils ?

Nous pouvons déplorer qu’ils n’aient pas pris connaissance de l’article de Aït Ouakli OUAHIB dans le quotidien L’expression.Dzd’aujourd’hui relatant la situation actuelle de la ville d’Oran. Celle que nous avons laissée flambante de propreté et qui est en pleine déchéance.

Voici ce qu’il y décrit.

La montée en flèche du nombre de malades du sida. La maladie qui n’épargne aucune tranche d’âge a atteint son summum.

Les chiffres le prouvent. Près de 260 cas ont été enregistrés durant le premier semestre de l’année écoulée.

La santé est malade à Oran. Des dizaines de cas de tuberculose, de maladies respiratoires chroniques. Il y a péril en la demeure. Les responsables en charge du secteur continuent de succomber aux « offrandes » des œuvres sociales tout en se livrant au jeu du « lynchage entre collègues » qui pour un démodulateur, qui pour un mouton de l’Aïd.

Jadis, jardin de paix, la wilaya d’Oran est l’épicentre des fléaux sociaux qui se conjuguent au quotidien.

El Bahia croule sous les effets du plus vieux métier du monde et l’abandon de nouveau-nés. Plus d’une centaine de bébés ont été retrouvés, soit dans des poubelles, soit devant des immeubles. Même les campus universitaires ne sont pas épargnés.

Un nouveau-né a été découvert enveloppé d’un un sac poubelle, à la cité universitaire d’El Badr. La mendicité a atteint des proportions alarmantes.

Près d’un millier de femmes, hommes, enfants et handicapés sillonnent la ville en quête d’« argent ».

L’immigration clandestine n’est pas en reste. Un millier de « sans projet fixe », venus d’Afrique, séjournent à Oran. En mal de tourisme, des hôtels anodins de M’dina J’dida offrent un meilleur cadre pour l’hébergement de ces « errants du nouveau monde ». La place de Tahtaha ne désemplit pas. De jour comme de nuit, ces « sans destination fixe » attendent et espèrent, vainement, la traversée.

La harga bat son plein.

Un sujet qui n’est plus à présenter. Des jeunes sans perspective défient les dents de la mer. Des dizaines de familles d’Arzew, d’Oran-ville et d’autres localités de la wilaya pleurent toujours le naufrage de leurs enfants.

La consommation et le trafic de drogue sont devenus monnaie courante.

Des jeunes à la fleur de l’âge ont été reconnus coupables et condamnés pour plusieurs chefs d’inculpations liés à la consommation et au trafic de drogue. La ville d’Oran est devenue une plaque tournante de la commercialisation et du transit des stupéfiants.
« La chitta ou la plaque marocaine » est en vogue à Oran.|

|La criminalité prend le relais. Triste liste de maux pour une ville surnommée El Bahia.

Le tribunal criminel d’Oran traite quotidiennement, en moyenne, deux affaires liées à la criminalité. Association de malfaiteurs, agressions, vols qualifiés, meurtres, tentatives de meurtre, détournements et viols de mineurs, sont autant de chefs d’inculpation qui reviennent comme un leitmotiv sur des arrêts
de renvoi lus par le greffier à l’ouverture des procès.

Derrière le Front de mer se cache un front de misère.

Les effondrements font des ravages alors que les responsables locaux continuent à vanter les bienfaits des aides étrangères et des plans de réhabilitation et de sauvegarde espagnols et européens.

La ville d’Oran s’écroule comme un château de cartes. Une moyenne de deux effondrements est enregistrée chaque jour.

La liste des sinistrés et des victimes s’allonge. Tous les quartiers sont menacés de ruine. N’en déplaise aux plus optimistes, la ville du saint Sidi El Houari meurt à petit feu.

_ Respirer l’air d’El Bahia peut aisément provoquer des maladies respiratoires.
Boire son eau peut allonger le séjour d’un malade à l’hôpital.
Consommer un produit acheté au marché de M’dina Jdida, El Hamri, la Bastille, c’est accroître le risque d’une intoxication
.

La pollution est partout. Elle gagne de plus en plus de terrain. Le cadre environnemental est loin d’être sain. Les règles d’hygiène sont bannies. La ville est sale.

La propreté est une notion inconnue

Les responsables locaux persistent et signent en déclarant que leur mission est de nettoyer la ville alors que des cadres municipaux sont impliqués dans plusieurs affaires louches. N’ont-ils
pas falsifié des factures d’achat de camions de collecte d’ordures, effectués au profit du service de nettoiement ?. « Wahrane rouhti khssara, Ô Oran tu es perdue ! » prédisait, il y a de cela très longtemps, le défunt Ahmed Wahbi.

Aït Ouakli OUAHIB

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