Information comme çi et vérité, comme-ça... C’est à se demander à laquelle il faudrait croire ?

, par  DiaOulRu , popularité : 51%

Avant toute chose et lecture de ci-dessous, je tiens à préciser que je ne suis en aucune façon un nostalgique ni de l’Algérie Française, ni de l’OAS. Simplement Citoyen républicain français de souche, Ancien Combattant d’AFN non seulement marqué dans son physique et aussi dans son âme. Si j’ai réalisé quelques publications sur ce site, c’est que je compatis à la douleur des uns et des autres. J’ai assez payé pour en subir encore aujourd’hui les conséquences morales et sentimentales pour que l’on en rajoute pas à celles-ci à longueur de temps de salives ou d’écrits, temps que je considère ainsi perdu.

J’allais oublier : Autant qu’on le sache. Dans ma Province natale il existe trois conditions pour l’humain. Celle des blancs vivants, les nantis qui ont les moyens de parfaire leur existence sans soucis et celle des rouges vivants, condition de ceux qui ont galéré une bonne partie de leur vie pour exister. Disons que je me situe dans la zone rouge sans excès de couleur surtout trop engagée politiquement ; la troisième est celle des morts que nous respectons tous quelle qu’a été leur vie en bien ou en mal. Ça n’est pas à nous de juger les mauvais ou les bons, il y aurait, paraît-il, des entités célestes spécialisées pour cela. J’essaye de comprendre mais j’ignore les individus qui font partie d’un parti quel qu’il soit, je n’en choisis aucun. Curieux n’est-ce pas, mais comme Voltaire, je m’intéresse aux choses comme ci et comme ça, comme homme, un peu même comme philosophe car je veux savoir de quel côté est l’horreur du fanatisme.

Ces deux sépultures de soldats allemands sises au Fort de La Malmaison sur le Chemin des Dames, guerre de 1914 à 1918, seraient-elles passées intactes au travers de la folie du nazisme ? Il apparaîtrait d’après l’examen de ces pauvres stèles et le bon entretien de la nécropole qui démontre le respect envers des victimes de la stupidité humaine, bien heureusement, que oui. Ces malheureux étaient pourtant nos ennemis...

Le Site www.stratisc.org, vous souhaite la bienvenue, vitrine sur Internet des travaux de l’Institut de Stratégie et des Conflits - Commission Française d’Histoire Militaire. Je consulte très souvent cet espace qui rend de nombreux services aux chercheurs dont je pense être.

A cette adresse, j’ai trouvé cette partie d’étude très intéressant :

http://www.stratisc.org/Faivre_9.htm

UN MODÈLE DE DÉSINFORMATION

La relance polémique des médias

Désarçonnés par les critiques exprimées contre les excès de cette guerre civile perdue par la France malgré l’action éducative et humanitaire de l’armée, les combattants ont généralement gardé le silence sur leur expérience guerrière. Ils ont cependant assuré le succès en 1972 des 112 numéros de Historia Magazine consacrés à la guerre d’Algérie. Divisés au sujet de la date de commémoration des victimes de ce conflit, ils ont approuvé en 1999 la reconnaissance de cet état de guerre d’Algérie.

La visite en France du président Bouteflika a donné l’occasion au journal Le Monde de relancer la polémique sur la torture pratiquée par l’armée (21). Le témoignage d’une victime algérienne, et des généraux Massu et Bigeard, a été suivi des aveux par le général Aussaresses des sévices qu’il avait perpétrés et, dans l’Humanité, de l’Appel des douze pour la repentance de la France, et d’une thèse de doctorat sur la torture et l’armée. En décembre, le Président Chirac a reconnu que les atrocités pratiquées par les deux camps étaient le fait de minorités. Mis à la retraite d’office, Aussaresses fut condamné en justice (22), tandis que la polémique se poursuivait par le biais d’émissions télévisées (23) ,auxquelles le Cercle pour la défense des combattants d’AFN répliquait par trois livres blancs (24).

L’approche du 40ème anniversaire de la fin de la guerre attirait l’attention des médias sur les victimes du conflit : Français d’Algérie et supplétifs musulmans (harkis). Alors que la plupart des journalistes rappelaient les enlèvements et les massacres de 1962, les militants proches du FLN reprenaient l’accusation de violence coloniale, et contre les harkis, de collaboration et de sévices. Une autre exploitation mensongère est celle de l’association patronnée par Ollivier Lecour-Grandmaison, qui décuple le nombre des victimes de la répression du 17 octobre 1961 à Paris (25).

La relance de cette "bataille des mémoires" ne favorise pas le travail de recherche des historiens. Elle ne peut produire que des effets pernicieux sur l’opinion :

- les soldats (1,4 million) qui ont fait leur devoir en Algérie, les rapatriés français et musulmans en sont écœurés,

- les militants du FLN, leurs complices et les anti-militaristes traditionnels poursuivent leur combat contre la France,

- les maghrébins travaillés par la propagande islamique, y trouvent argument pour renforcer leurs sentiments de haine.

Reconnaissant que les deux camps se sont rendus coupables de brutalités, et observant que l’opinion populaire est plus avancée que celle des dirigeants, Mohammed Harbi, historien du FLN, estime qu’il serait temps de dire enfin que la guerre est finie (26) .

Maurice Faivre et Paul Villatoux

Où pourrait se trouver un éventuel coupable suite à l’abandon à un triste sort de français ? A droite ou à gauche sur l’affiche ? Ou bien faudrait-il le trouver, traitre ou trompeur pour les uns, idole pour les autres, à le chercher ailleurs ?

Colloque de Bucarest, remarques finales

Le thème du colloque : Guerre, armée et médias, était très vaste, mais bien délimité. En se focalisant sur les médias, on évitait de déborder sur la politique ou la tactique. Comme l’ont fait remarquer les Présidents de Vos et Coutau-Begarie, les relations entre les médias et la guerre sont anciennes, mais ont connu un accroissement considérable au 20ème siècle. Les intervenants ont souligné l’utilisation de tous les moyens de communication, écrits, oraux et images, en particulier la chanson, le communiqué et la peinture de guerre, le prêche des pasteurs, et la rumeur.

Ils ont mis en évidence que :

1. La vocation des médias est d’informer sur les faits de guerre :

- l’opinion intérieure et internationale (exemple de la répercussion en Amérique du sud de la révolte grecque de 1822)
- les combattants, en leur faisant comprendre le cadre de leur mission,
- les autorités, en les amenant à modifier leurs plans en fonction des réactions défavorables du public et des indiscrétions recueillies sur l’ennemi.

2. Les autorités utilisent les médias comme moyens de guerre psychologique, de propagande et de désinformation. Cette dérive utilitaire présente des aspects positifs s’il s’agit de soutenir le moral des soldats et de la population, en agissant parfois sur leur inconscient. Mais la censure des informations et le contrôle (plus ou moins sophistiqué) des correspondants de guerre peut conduire à la désinformation du public. Leur rôle est négatif s’il vise à démoraliser, criminaliser, intoxiquer et tromper l’ennemi (techniques anciennes des ruses, stratagèmes et opérations de déception). Le problème posé est alors de mesurer l’impact de cette propagande, différent selon les sujets concernés : prisonniers de guerre, combattants et population ennemie.

3. Les opérations militaires connaissent une médiatisation croissante, en raison de la transmission instantanée et mondiale des informations, et de l’intervention du public dans la gestion des conflits.
L’introduction de reporters dans les unités de combat constitue une innovation. Ils rendent compte des opérations observées sur le terrain, mais n’ont qu’une vision partielle des évènements, et méconnaissent la situation générale, l’idée de manœuvre des deux camps et les nouvelles formes de guerre (rappel de Fabrice à Waterloo, dans le rouge et le noir de Stendhal). Conditionnés par leur milieu, ils ont tendance à rechercher le flash et à présenter une vision unilatérale des faits.

En conclusion, les médias rapportent une histoire immédiate, qui n’est pas l’histoire des conflits. On peut faire une histoire des médias dans la guerre, mais ils ne constituent qu’une source que l’historien militaire doit comparer à d’autres. (Je me permettrai de rajouter que l’idéologie politique mal placée rapporte aussi mal les conflits...)

(21) Le Monde des 22 et 25 juin 2000 - L’Humanité du 31 octobre - Thèse de Raphaëlle Branche, disciple de Pierre Vidal-Naquet, à l’IEP le 5 décembre. L’auteur du présent article, cité à l’ordre de l’Humanité le 18 mars 2002 : Insulte du général Faivre contre Henri Alleg ; a obtenu un droit de réponse publié le 11 avril 2002.

(22) Condamné en appel en février 2003 pour apologie de crimes de guerre, à 7.500 euros d’amende. Noter que dans le même temps, les terroristes et tortionnaires algériens (Zirout Youssef - colonel Amirouche -Yacef Saadi..etc..) sont célébrés comme des héros.
Réf. Mohammed Ben Yahia. La conjuration au pouvoir. Récit d’un maquisard. Arcantère. 1988.

(23) Films de Patrick Rotman (l’ennemi intime), d’Hervé Bourges (Un parcours algérien- Naissance d’une nation) et d’André Gazut (la pacification en Algérie ). Pièces de théâtre contestataires à Avignon, Dijon et Paris.

(24) Mémoire et Vérité des combattants d’AFN. L’Harmattan 2001 - Le livre blanc de l’armée française en Algérie. Contretemps 2002 - La France en Algérie. Les réalisations, l’héritage, mai 2003.

(25) Marcel Péju dans Jeune Afrique-l’Intelligent du 27 février 2001. Le Cercle pour la défense des combattants d’AFN a obtenu la condamnation du journal et de Péju pour diffamation publique. Le professeur d’histoire El Korso est scandalisé par la présence d’un ministre harki aux côtés du Président Chirac en Algérie (journal d’Alger Le Matin, 5 mars 2003).

L’association pour la mémoire du 17 octobre 1962 est sans doute à l’origine de la manifestation anti-française lors du match France-Algérie.

(26) Le Monde du 4 mars 2003.


Alors cher Lecteur ! Où se trouve donc la vérité ? Je parierais fort que la votre est indémontable. N’est-ce pas ?

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