Carnage à Oslo : La Norvège frappée au coeur par deux attentats extrêmement meurtriers !

, par  PC , popularité : 93%

Attentat à la bombe et fusillade en Norvège !

La Norvège a été frappée au coeur vendredi 22 juillet 2011
par un attentat à la bombe au centre d’Oslo et peu après, près
de la capitale, par une fusillade visant un rassemblement de
la jeunesse du parti travailliste au pouvoir qui a tourné au
carnage, faisant au moins 91 morts.

Samedi à l’aube, la police d’Oslo a annoncé que l’armée et
la police allaient renforcer la sécurité auprès des bâtiments et institutions
potentiellement menacés après la double attaque, la plus sanglante en Europe
depuis les attentats du 11 mars 2004 à Madrid qui avaient fait 191 morts et
près de 2.000 blessés et avaient été revendiqués au nom d’Al-Qaeda par une
cellule islamiste radicale.

Oslo... Un attentat d’extrême droite ?

La police a annoncé vendredi avoir arrêté un suspect, un Norvégien
« de souche »
âgé de 32 ans. Les éléments postés par le suspect sur
internet laissent penser qu’« il a certains traits politiques penchant vers la
droite et anti-musulmans mais il est trop tôt pour dire si
cela a été un motif pour son geste », a déclaré le commissaire de police
Sveinung Sponheim à la télévision publique NRK. Selon la télévision TV2, le
suspect est proche des milieux d’extrême-droite et avait deux
armes enregistrées en son nom, dont un fusil automatique, des informations
non-confirmées par la police, qui refuse également de confirmer l’identité du
suspect circulant dans certains médias.

L’explosion d’une ou deux bombes de forte puissance près du
siège du gouvernement et la fusillade sur une île des environs d’Oslo
apparaissent comme une attaque concertée pour frapper au coeur le royaume
scandinave. Des explosifs non détonés ont aussi été retrouvés sur l’île
d’Utoeya près d’Oslo, où le suspect a ouvert le feu sur les participants d’une
université d’été de la jeunesse travailliste, selon le commissaire Sponheim.
Selon lui, l’explosion près du siège du gouvernement norvégien a fait sept
morts et neuf blessés graves.

« Au moins 80 personnes sont mortes au cours de la seule fusillade » sur
l’île d’Utoeya, près d’Oslo, a déclaré de son côté dans la
nuit de vendredi à samedi à l’AFP un porte-parole de la police, Are Frykholm.
Le suspect portait un pull estampillé avec le sigle de la police lorsqu’il a
été arrêté après la fusillade, mais il n’a jamais travaillé pour celle-ci,
selon le commissaire. L’homme s’est introduit dans le camp en prétendant
vouloir s’assurer de la sécurité des participants après l’explosion d’Oslo et a
tiré sur les participants.

L’explosion a frappé un quartier abritant notamment le bureau du Premier
ministre Jens Stoltenberg, lequel n’était pas sur place au moment de la
déflagration. Sur la foi de témoignages, la police a parlé d’« une ou deux
bombes ». Le carnage à l’université d’été de la jeunesse du parti travailliste
au pouvoir sur l’île d’Utoeya s’est produit peu après.

L’explosion s’est produite en milieu d’après-midi. Entendue à des kilomètres
à la ronde, elle a soufflé les fenêtres du bureau du Premier
ministre
et l’imposante tour brune était endommagée sur toutes ses
façades, ce qui permettait littéralement de voir de part en part du bâtiment.
Tous les immeubles environnants ont également fortement touchés. Selon le
principal tabloïde norvégien Verdens Gang (VG), dont la rédaction était aux
premières loges de l’attaque, le corps d’une personne inanimée pendait dans le
cadre d’une fenêtre éventrée.

Les images des télévisions norvégiennes montraient des
immeubles totalement défigurés, des trottoirs jonchés de débris de verre, de la
fumée s’élevant du quartier, de nombreuses ambulances et des blessés
ensanglantés. « Des personnes gisent en sang dans la rue », a lancé une
journaliste de la radio publique NRK présente sur place.

La police a rapidement bouclé le quartier, où une voiture noire se trouvait
sur le flanc et où les alarmes des bâtiments dévastés hurlaient dans le vide
tandis que des pompiers tentaient de contenir un incendie. Un porte-parole de
la police a rapidement appelé les habitants d’Oslo à « éviter les grands
rassemblements » et à rentrer chez eux. « Plusieurs dizaines » de personnes ont
été hospitalisées pour des blessures plus ou moins graves, a-t-il précisé.

Des chiens policiers passaient le quartier au peigne fin à
la recherche d’autres explosifs éventuels dans un paysage de désolation. A
Utoeya, après la fusillade, plusieurs jeunes ont tenté de s’enfuir à la nage en
se jetant à l’eau, ont rapporté des témoins. « J’ai reçu un SMS qui disait : "Ca
tire, je me cache" », a raconté le compagnon d’une des jeunes filles participant
à l’université d’été.

Les Etats-Unis,
l’OTAN, l’Union européenne et de
nombreux pays ont condamné ces actes et adressé leurs condoléances.
« Nous condamnons ces actes de violence odieux », a déclaré à l’AFP la
porte-parole du département d’Etat Heide Bronke Fulton. C’est la première fois,
semble-t-il, que le royaume, Etat membre de l’Otan engagé en
Afghanistan et en Libye, est frappée par un attentat à la
bombe.

Source : Libération.fr

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Voir en ligne : http://infos.fncv.com/post/2011/07/...

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