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Qui a connu "Les Deux Moulins" ?

, par  Jean Claude THIODET , popularité : 28%

La Fête des Deux-Moulins 1948</big

Cette année-là, elle s’est déroulée très exactement du 31 juillet au 8 août 1948 et si le pays sortait à peine de la seconde guerre mondiale, je n’avais pas atteint mes 12 années d’existence.
Le coeur était à la fête et toutes les banlieues algéroises organisaient leur Fête annuelle, la plus célèbre fut sans doute celle des Bains-Romains avec la venue des stars de la chanson française. Celle de Richard Anthony au sommet de sa gloire, avait constitué un véritable événement. Il n’empêche que cette année-là aux Deux-Moulins elle avait été particulièrement réussie.

D’abord parce que deux moulins à vent, en contre plaqué, avaient été érigés sur les cultures en restanques de la propriété Nocchi, en face du restaurant de « La Madeleine » au coeur tout palpitant des Deux-Moulins.

Et qu’un très grand Don Quichotte,

[vert]

(Je suppose qque Don Quichotte était M. DUC)

on avait dû avoir du mal à lui dégotter une armure adéquate, accompagné de son fidèle Sancho Pança, les avaient pris d’assaut.

Mais ce n’était pas tout, car la fête était placée sous l’égide de la République Libre des Deux-Moulins, présidée en habit, guêtres blanches et chapeau melon, par une figure emblématique du lieu, le baron André de Vialar. Lequel prit son rôle très au sérieux nonobstant le fait qu’il était curieux de confier une république, fût-elle libre... à un noble !
Les organisateurs, cette année-là étaient tous coiffés d’un canotier très pagnolesque, et ils en usaient comme aujourd’hui on le fait d’un badge, ils étaient les officiels auxquels toutes les portes étaient ouvertes. Pas le public souvent maintenu derrière des barrières comme on peut le constater sur les photos jointes.

Les organisateurs en question avaient également prié le Club Nautique de Saint-Eugène (C.N.S.E), le club de natation et de water polo, qui logeait sous les voutes entre la poudrière et la plage Balard, pour constituer une armada de corsaires en... « pastéras » pour attaquer les Deux-Moulins et débarquer sur la plage Lebhar, à quelque deux cents mètres, à l’ouest de la place sur laquelle se déroulait tous les soirs le traditionnel bal.

Pour les accueillir, et tout de blanc vêtu, il y eut un « Amiral » plus ou moins authentique, qui répondait au nom de Di Meglio, pour lire les discours officiels

Le seul maire que j’ai jamais connu de tout mon existence de l’autre côté de Mare Nostrum, Raymond Laquière tout de blanc vêtu également, était venu honorer de sa présence et saluer notre très respectable Président de la République Libre des Deux-Moulins, le baron André de Vialar.
Enfin, aucune fête ne se terminait sans élection de « Miss » et c’est l’une, sinon les deux filles Coutenceau qui avaient enlevé le pompon, comme on peut le voir sur l’une des photos : que ceux qui les reconnaissent veuillent bien nous indiquer leurs prénoms.

Mais quelles étaient belles ces fêtes et que de romances se nouaient au cours de ces huit bals successifs.

[bleu]L’article et les photos d’époque nous ont été communiqués par :

Gérard STAGLIANO
gerard-stagliano@orange.
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