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Là où ya d’la gêne ya pas d’plaisir

, par  Jean Claude THIODET , popularité : 19%

ALGER, 9 jan 2007 (AFP) - L’association des anciens condamnés à mort algériens par la France veut porter plainte devant le Tribunal pénal international (TPI) pour demander réparation.

"L’association des anciens condamnés à mort a lancé un appel aux avocats pour la constitution d’un dossier sur les 360 algériens condamnés à mort et exécutés par les autorités coloniales" durant la guerre d’Algérie (1954-62), a déclaré le président de cette association Mustapha Boudina à l’agence algérienne d’informations APS.

Il a estimé que sa démarche est "légitime (...) à partir du moment où la France reconnaît désormais que ce qui s’est passé en Algérie était une guerre et non pas des événements", a-t-il souligné.

Pendant plusieurs décennies, la guerre d’Algérie avait été officiellement qualifiée d’opération de police par les autorités françaises. Le Parlement français a finalement reconnu l’état de guerre en Algérie il y a environ quinze ans mais, selon M. Boudina, cette reconnaissance n’a pas été suivie par celle des victimes.
"Il est du devoir des Algériens de demander réparation à la France pour avoir exécuté à la guillotine 202 Algériens et fusillé le reste (158) au terme d’une parodie de justice", en violation de la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre, a ajouté M. Boudina.

Selon l’association, 1.800 Algériens ont été condamnés à mort durant la guerre d’Algérie et 360 d’entre eux ont été exécutés, "sans parler des exécutions sommaires et extrajudiciaires", a souligné M. Boudina. hz/bmk AFP

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