Haïti Aide internationale

, par  Allezou...bIda , popularité : 5%

Guerre d’influence et géopolitique sous couvert d’humanitaire : qui de la France ou des U.S.A. gardera la main sur cette petite île gangrénée par la corruption, où règnent la prévarication et le chaos, où les bandes et les gangs font la loi et où, bien avant cette catastrophe naturelle, des émeutes de la faim ont eu lieu, où la vie humaine a moins de valeur qu’un repas même mal équilibré.

Le Président Obama, conformément à ce qu’on attend d’un président américain, a mis en scène la prise en main de la crise haïtienne (qui ne l’a pas vu entouré de B. Clinton et G.W. Bush) coupant l’herbe sous les pieds des organisateurs français.

En prenant, dès le début des opérations, le contrôle de l’aéroport de Port au Prince, les américains ont établi les ordres de priorité : atterrissage de leurs propres avions bloquant l’arrivée des deux avions français apportant aides matérielle et médicale (le premier avion français transportait un hôpital de campagne, et l’autre, un avion cargo affrété par Médecin Sans Frontière, un hôpital chirurgical gonflable). Après la protestation Officielle d’Alain Joyandet, secrétaire d’État à la Coopération, le Secrétaire Général de l’Élysée, Claude Guéant a voulu couper court à tout début de polémique en affirmant, sur le plateau d’Europe 1, que "la décision américaine est tout à fait heureuse" alors que M.S.F. émet des réserves : pour l’organisation

les avions cargos transportant du matériel médical et chirurgical d’urgence doivent être autorisés à atterrir en priorité à Port-au-Prince afin de soigner.

Au total près de 10 000 G.I’s. sont attendus sur le sol haïtien afin de secourir les victimes et de maintenir l’ordre sur le territoire où se déroulent des scènes d’émeute lors de la distribution des denrées alimentaires et de pillage.

Madame Hillary Clinton a déclaré aux Haïtiens :

Nous sommes ici aujourd’hui et nous serons là demain et dans l’avenir

La preuve de la capacité des Etats-Unis à gérer de tels évènements n’est plus à démontrer et il est inutile et improductif de vouloir rivaliser avec cette puissance pour savoir qui sera le "plus charitable" et le plus efficace. Que chacun mette ses forces, à hauteur de ses moyens, pour sauver les haïtiens avant de penser stratégie politique.

N’oublions pas toutefois que l’enjeu est de taille pour les États-Unis dont les intérêts en Haïti ne sont plus à démontrer.

Un petit retour sur les liens qui unissent Haïti et les U.S.A :

L’Amérique a occupé l’île de 1915 à 1935 afin d’y apporter la stabilité mais de nombreuses révoltes sociales eurent lieu favorisant l’arrivée des militaires au pouvoir. Washington a mis en place un gouvernement lui étant favorable et s’engagea en contrepartie à fournir au pays une assistance politique et militaire.

Le calme ne revint toutefois pas, les américains réprimant une révolte paysanne en 1918 qui fit plus de 15 000 morts. L’animosité à l’égard de l’occupant s’amplifia ce qui conduisit les américains à quitter l’île en 1934.
Cependant la relation entre les deux états et l’influence américaine n’ont jamais faibli, si bien que plus de 500 000 haïtiens vivent aux États Unis.

Pendant la guerre froide, le gouvernement américain s’est appuyé sur les Duvalier, pour faire contre-poids à Cuba et a toujours eu un œil sur la politique haïtienne étant même soupçonné d’avoir apporté son soutien aux "escadrons de la mort" qui ont renversé et déporté le Président Jean-Bertrand Aristide, successeur de la famille Duvalier.

Notre gentil Barack Obama, premier président métisse de cette grande nation (pour moi il n’est pas noir, ne sera jamais noir) voudrait redorer son blason de Prix Nobel de la Paix, essayant de faire oublier les échecs de sa politique irakienne et afghanne et plus prosaïquement : une plongée dans le désordre de son petit voisin engendrerait un nouvel exode haïtiens vers l’Amérique.

Le Président des États-Unis est, et sera, quelle que soit sa couleur de peau, toujours et avant tout AMÉRICAIN.

GOD BLESS AMÉRICA

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P.S. : En cliquant sur le lien vous pourrez vous remémorer l’histoire de ce petit pays.

Voir en ligne : http://structures.ac-martinique.fr/...

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