Vous avez dit "REPENTANCE" ?

, par  Jean Claude THIODET ✞ , popularité : 7%
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Cette réhabilitation nous avait été déjà consentie cependant, par de nombreux hommes politiques.

Et c’est en pensant à eux que je soumets à votre attention quelques extraits de déclarations faites au Sénat, lors de la séance du 21 mars 1962. Ils furent publiés dans le Journal Officiel du 22 mars 1962.

Le cessez le feu avait provoqué un séisme émotionnel chez beaucoup d’hommes politiques français. La défaite passait mal !

Page 88 « … l’Algérie indépendante que l’on nous prépare, sera ce que veulent qu’elle soit, à l’intérieur comme à l’extérieur, les révolutionnaires que nous constituons aujourd’hui de nos propres mains, en Gouvernement de quinze départements français arrachés à la République.
Quinze départements français et ses millions d’hommes et de femmes qui croyaient à nos promesses…, des millions d’ Algériens parmi les plus humbles que notre armée s’était engagée, d’honneur, à ne jamais abandonner…. » Bernard Lafay Sénateur de Paris.

« C’est le règne de la peur autant que du mensonge ».

« Forcera-t’on l’armée de la République à inscrire sur ses étendards d’atroces victoires, celles d’Alger, d’Oran, de Bône, remportées demain sur des patriotes désespérés ! ».

C’était tout cela la perfidie gaulliste : transformer la défaite honteuse que De GAULLE a fait subir à la France, en victoire sur les « patriotes désespérés de l’OAS ».

Merci à Bernard Lafay d’avoir tenu publiquement ces propos au Sénat en 1962

Page 91 « La seconde blessure de la décolonisation, pour nous peut-être la plus grave, c’est le sentiment de l’injustice. Nous avons l’impression que nous sommes trahis et reniés, que nous sommes victimes d’une ingratitude parce que nous avons apporté beaucoup de bien ».

« … , ces Français d’Algérie, nous en connaissons beaucoup. Nous pensons à eux…. Ceux qui rentreront, ils doivent être accueillis avec tous les moyens nécessaires, peuvent amener à notre économie, leur expérience, leur savoir, leur labeur, leur dureté. Ils peuvent être un ferment pour l’économie française comme cela s’est toujours produit à l’occasion d’une émigration.

Merci à l’ancien président du Conseil Edgard Faure, d’avoir rappelé ces évidences.-----

Le quatrième R

Mais il reste notre 4e « R ». Celui de notre Résilience.
C’est un terme que j’ai vu souvent employé dans des sens apparemment discordants. Personnellement, je fais rarement usage de ce terme. Je trouve qu’il identifie, au mieux possible, ce que doit être le soubassement de notre volonté de défendre le combat passé et révolu pour l’Algérie française.

De même, que la résilience d’un matériau définit un nombre qui caractérise la résistance aux chocs d’un matériau ou d’un métal, ce terme doit être retenu comme significatif d’une mémoire de la matière qui refuse la rupture. La destruction. Une protestation intime de la matière contre son propre anéantissement. Cette résistance à la rupture, c’est un travail, au sens que l’on donne à ce terme en physique.

A partir de ces considérations pseudo-scientifiques, nous définissons la résilience comme l’expression de notre collectivité à ne pas être détruite dans sa vitalité, sa détermination, et sa compétence à faire savoir ce que fut véritablement la thèse historique « ALGERIE FRANCAISE ».

Pour le moment notre résilience est toujours active. Elle s’exprime à travers nos réflexions, nos rapports, nos livres.

 CONCLUSION :

LA RECONNAISSANCE, elle est illustrée avant tout par l’infamie qui est intimement liée aux opérations et décisions qui ont abouti à l’abandon de l’Algérie française.

LA REPENTANCE, c’est le sentiment que doivent éprouver les responsables de la mort de l’Algérie française.

LA REHABILITATION, c’est l’honneur qu’il faut rendre officiellement aux combattants clandestins et aux combattants officiels de l’Algérie française. Aux combattants de l’OAS, de Métropole et d’Algérie, ainsi qu’aux Harkis.

LA RESILIENCE c’est l’aptitude de notre peuple à ne pas oublier son histoire et à conserver dans les replis de son âme, cette force qui nourrira un jour, peut-être, la naissance d’un 5e « R ».

LA RENAISSANCE d’un enthousiasme national français et européen. Une renaissance enfin clairvoyante qui permettra de faire face à l’avenir incertain qu’ont bâti les fossoyeurs de l’Algérie française c’est-à-dire de la France Sud-Méditerranéenne.

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