Loi HADOPI

, par  Jean Claude THIODET , popularité : 19%

Mais c’est qu’il ne faut pas toucher au porte feuille de nos petits génies du show business !! Par ce qu’alors ils se mettent à hurler !

Hé là !! Touche pas à mon pot !!!!

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On parle beaucoup, ces jours-ci, du bilan des deux premières années de présidence de Nicolas Sarkozy. Les Français seraient plutôt mécontents que contents, plutôt cocus que comblés selon les sondages… Il est toutefois un succès qu’on ne peut lui discuter. L’actuel hôte de l’Élysée exauce incontestablement le vœu d’Albert Treint, principal dirigeant communiste entre 1923 et 1925, en « plumant la volaille socialiste ». Méthodiquement, systématiquement et magnifiquement. Comme François Mitterrand avait en son temps plumé celle arborant la faucille et le marteau.
Il y eut l’entrée de personnalités de gauche dans les gouvernements Fillon, puis les missions distribuées à des Jacques Attali, Jack Lang ou autre Claude Allègre… et, dernière offensive en date, la loi Création et Internet, dite « loi Hadopi » (le petit nom du texte), véritable arme fatale contre les socialistes. Touchés au portefeuille, les artistes autoproclamés consciences morales nous prouvent qu’ils sont aussi prompts à se mobiliser pour de nobles causes de bons sentiments et d’auto-promotions, que réactifs à défendre becs et ongles leurs intérêts financiers. Charité bien ordonnée commence par soi-même, c’est connu !
Juliette Gréco, Maxime Le Forestier, Pierre Arditi,http://www.actualite-francaise.com/depeches/hadopi-rencontre-aubry-arditi-reporte,3762.html

Michel Piccoli et Bernard Murat, pour ne citer que les figures les plus emblématiques des damnés socialistes du spectacle, s’offusquent que le PS s’oppose « à ce que des règles s’imposent aux opérateurs de télécommunications (comme [les socialistes les avaient] imposées naguère aux opérateurs de télévision et de radio) pour qu’ils cessent de piller la création ». Frappés au portefeuille, trahis par un Parti qu’ils avaient tant soutenus, ils lui tournent désormais le dos de « manière fracassante », selon leurs propres termes. D’autres artistes (Chantal Ackerman, Catherine Deneuve, Jeanne Balibar, Chiara Mastroianni, Christophe Honoré, Louis Garrel et une trentaine d’autres) estiment au contraire que la loi en question est « démagogique (et) bêtement ignorante des nouveaux procédés de téléchargement et purement répressive »… ce qui fait dire à certains observateurs que le clivage serait générationnel avant d’être politique, « les “anti-Hadopi” soulignant peu élégamment que la moyenne d’âge des signataires de la lettre pro-Hadopi [Gréco and co] est de 72 ans » (in Libération du 6 mai 2009). Dans ce débat où l’intérêt le plus personnel (« Touche pas à mon pognon ! ») le dispute à l’utopie la plus crétine (« On rase enfin gratis ! »), Jacques Attali a une idée aussi étonnante que réellement socialiste, voire même communiste.
Dans un entretien au magazine Technikart, ce « fidèle du free », comme il est présenté, déclare en effet : « On essaye de nous faire croire que si les consommateurs ne paient pas, les artistes ne seront pas payés. Totalement absurde. On ne paye pas l’instituteur qui donne des cours aux enfants, mais ça ne veut pas dire que lui n’est pas payé. »
Fonctionnariser l’artiste, en voilà une idée qu’elle est bonne ! Pour preuve : si on considère nombre de ceux qui monopolisent les radios, les télévisions, les salles de cinéma ou encore les rayons des librairies, on ne risque guère de se plaindre quand ils se mettront en grève…

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