LE CHAMANISME GAULLISTE …de l’aliénation idéologique…à l’esprit de Poitiers

, par  Jean Claude THIODET ✞ , popularité : 4%

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La Méditerranée, un pays, aurait illustré dans cette perspective, un refus : le refus d’une solution de continuité définitive entre l’Europe et l’Afrique.

A propos de la guerre d’Algérie et de l’Algérie française, tous les records de bourrage de crâne ont été battus. Bourrage de crâne élaboré puis formulé à partir de généralisations grotesques, de schématisations conventionnelles, de déformations effarantes, de raisonnements puérils et de contradictions monumentales.

Aujourd’hui, combattre ce bourrage de crâne dans ses conséquences européennes et planétaires, relève, en apparence tout au moins, d’une mission impossible, nous l’avons maintes fois souligné. Cette mission peut apparaître avant tout présomptueuse. En effet, elle n’est alimentée ni plus ni moins, que de l’ambition utopique de provoquer, ou tout au moins d’espérer, de superbes retournements chez les autres, dans leur manière d’appréhender cette page d’histoire « Algérie française ».

Page d’histoire affectée officiellement d’un tabou historique par ceux qui ne veulent plus y réfléchir.

Il est temps de leur enseigner que les tabous historiques ne sont concevables qu’au sein de dictatures politiques ou théocratiques modernes.

Et c’est, motivés par ce refus de nous soumettre à ces tabous que nous précisons : les liquidateurs de l’Algérie française, ou plutôt les assassins de la France Sud-Méditerranéenne ont préféré faire de la Méditerranée, une frontière.

  UNE FRONTIÈRE AU SUD DE LAQUELLE, un nouvel envahisseur s’apprête à anéantir, historiquement, l’identité à la fois culturelle et spirituelle de notre Occident. Nous soumettre à une nouvelle identité véhiculée par l’envahisseur arabo-islamiste-fondamentaliste. Envahisseur qui nourrit l’ambition proclamée de nous soumettre à une intégration SUD-NORD.

  UNE FRONTIÈRE, AU NORD DE LAQUELLE séjournent, ou plutôt stagnent des peuples divisés. Des peuples spirituellement dégénérés. Des peuples qui souffrent d’une aliénation de leur destin historique et qui s’offrent tout naturellement en capitulards-collabos à cette nouvelle invasion.

On constate en effet que, contre cette invasion-imprégnation, ne s’oppose rien.

Si ce n’est une béatitude générée par une référence permanente, rabâcheuse et ringarde au gaullisme.

Le gaullisme, refuge idéologique de tous les « mal-comprenants » du siècle passé et du siècle actuel. Le gaullisme qui jouit encore de la propriété de conférer à nos cadres politiques modernes, parfois de jeunes cadres, des airs de « jeunes gérontes »… ou de gérontes précoces de la politique moderne.

Je répète, de jeunes gérontes au comportement obsessionnel.

« Car », disent-ils, « regardez-donc la France, regardez le grand renouvellement gaulliste dont la France symbolise la plus éclatante des illustrations :
 un prodigieux épanouissement social,
 une performance économique qui fait des jaloux,
 une égalité qui triomphe partout,
 une liberté-libéralise qui s’exhibe sans camouflage.
 quant à la fraternité, on peut dire qu’elle nous étouffe !

« Alors », ajoutent-ils, « vous, les combattants de l’Algérie française, revenez sur terre. Reconnaissez que le gaullisme enrichit aujourd’hui d’une réussite éclatante, le nouvel accomplissement historique de la France.

Regardez-donc le grand renouvellement que le général avait annoncé et qui est en train de se réaliser aujourd’hui, sous vous yeux ».

Ces gérontes gaullistes sont aveuglés. Ils ne veulent pas jouir de la lumière astrale qui irradie du cadavre encore chaud de l’Algérie française.

Car cette lumière vient de très loin. Une lumière qui n’est pas encore épuisée. Elle éclaire le passé, le présent et l’avenir. Pour en profiter, il suffit de faire l’effort de regarder et de développer sa compétence à voir.

Nous, anciens du combat populaire pour l’Algérie française, avons la chance, pour un petit nombre d’entre nous, de tirer profit de cette lumière astrale. Elle nous éclaire en permanence certes, mais elle ne nous éblouit pas. C’est elle qui nous donne les moyens de révéler à chaque instant la continuité directe entre les drames vécus hier, là-bas, et les drames actuels ou futurs que s’apprêtent à connaître nos contemporains et nos descendants, en France métropolitaine, en Europe et en Occident. Certes, l’astre « Algérie-française » est mort. Mais sa lumière, sa lumière astrale nous parvient encore. Elle est loin, très loin, d’être épuisée.

Animés de cette conviction, il nous est facile de comprendre le pourquoi du bâillon médiatique que l’on nous applique avec violence, avec mépris. Ce qui est inéluctable, je veux dire facile à comprendre, puisque ce sont les responsables pour ne pas dire les complices actifs parfois, de la défaite de l’Occident en Algérie, qui assument de hautes responsabilités politiques en France, en Europe, ainsi que dans le monde occidental résiduel. Tout un monde autistique, en réalité, qui s’exprime comme s’il ignorait tout du péril qui menace le monde occidental.

De Gaulle !
Un mythe ! Un mirage ! La fausse grandeur ! Le faux héroïsme ! Le faux prophète. La drogue nécessaire aux mal-comprenant.

De Gaulle, une équivoque qui soumet encore les Français à l’histoire de cet officier, qui, après la première guerre mondiale, celle de 14-18, a voulu se lancer tout d’abord, alors qu’il était capitaine, dans une carrière d’écrivain.
Comme s’il avait voulu compenser, par cette nouvelle carrière, le déroulement dépourvu de panache de sa participation personnelle au premier conflit mondial.
Comme s’il avait voulu attirer l’attention, sur sa personne, des chasseurs de têtes qui étaient à la recherche d’exécuteurs capables de bouleverser, chacun à son poste, l’assise du monde occidental… qu’ils espéraient façonner pour mieux adapter ce monde occidental aux exigences du néo-capitalisme financier.

Dans un premier temps, il réussit à intéresser à sa personne un maréchal de France, son premier « patron » à Arras, lorsque lui-même était sous-lieutenant. Apporter à ce maréchal le concours de ses dispositions à l’écriture dans la préparation d’un ouvrage consacré au « soldat ».

Dans cette entreprise, il a tenu un rôle difficile : celui d’un nègre-littéraire.

Un nègre qui n’a pas accepté quelques remontrances courtoisement adressées par celui qui était son nouveau patron dans cette entreprise.

Le nègre d’écriture se rebiffa alors contre le vieux maréchal. Il n’oublia jamais cet incident qu’il vécut comme une humiliation inacceptable. Qu’on se permît de critiquer son travail d’écrivain, c’était, en soi, inconcevable ! C’était déjà un sacrilège !

Il intriguera pour laver l’affront. Son aigreur ressentie, distillée, capitalisée, intéressera certains observateurs, parmi ces chasseurs de têtes auxquels nous avons fait allusion, qui détecteront en lui un pion utilisable, parmi d’autres, pour faire de la France une base opérationnelle soumise aux perspectives des secteurs offensifs du néo-capitalisme financier.

L’occasion de sa meilleure utilisation possible, se présenta lors de la désastreuse campagne militaire de 1940. Campagne et décisions opérationnelles que De Gaulle avait approuvées, ou plutôt auxquelles il avait applaudi, dans un courrier riche d’une servilité étonnante, qu’il adressa lui-même au président du conseil, Paul Reynaud . Une servilité qui lui permit d’accéder au poste de sous-secrétaire-d’Etat à la guerre.

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