L’ISLAM ET L’OCCIDENT
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José CASTANO a écrit :
Pour mieux comprendre la philosophie de l’Islam vis-à-vis du monde occidental, il faut se plonger dans les textes.
Parmi les « usages de la vie sédentaire » -tels que nous les définissons, nous, Occidentaux- nous établissons un lien étroit entre la prospérité industrielle et commerciale et la démographie, entre le développement économique et les loisirs en y englobant la culture scientifique et l’affinement intellectuel.
Pour l’Islam, ce constat est synonyme de richesse, de bien-être, de luxe, avec son influence amollissante et dissolue. « Une tribu qui se livre aux jouissances du luxe se crée des obstacles à elle-même, prépare sa chute, elle va à l’avilissement et à la servitude ». Ainsi parlent les textes !…
Une civilisation est une crise passagère de jouissance, gracieux prodrome du néant. Il est vrai que les civilisations successives héritent les unes des autres, elles se « transmettent de la dynastie qui précède à celle qui la remplace », des Perses aux Omeyyades, puis aux Abbâssides, etc…, mais c’est l’inverse de notre vitai lampada tradunt (apporter la lumière de la vie).
Ce que les dynasties se repassent ainsi, c’est le germe de mort, le lot de microbes dont l’habitat des sédentaires ne peut jamais être aseptisé.Quand on lit attentivement les textes arabes, on constate qu’entre l’Orient et l’Occident, une des différences fondamentales est que l’Oriental a - du passé humain, de l’histoire - une conception biologique, et nous, géographique.
Pour eux, leur force réside dans « l’esprit de clan », dans « cette sympathie et ce dévouement qui portent chaque nomade à risquer sa vie pour le salut de ses amis ».
On voit ici la différence avec notre patriotisme. Une patrie est un pays géographique, un territoire délimité, c’est de la terre « qu’on n’emporte pas, disait Danton, à la semelle de ses souliers » ; c’est du sol fixe hors duquel on se sent exilé. Et l’amour de ce sol, le patriotisme, est un sentiment de sédentaire.Le clan, au contraire, est un groupe humain de générations –considéré indépendamment de son substratum régional- une race, une espèce biologique.
L’esprit de clan est un élargissement de l’esprit de famille, un orgueil de race. Il s’agit de sang et non de sol… ce qui nous permet de mieux comprendre le phénomène migratoire actuel des populations arabes.
Et les textes nous éclairent encore à ce sujet : « Ne possédant pas un territoire où elles puissent vivre dans l’abondance, elles n’ont rien qui les attache à leur pays natal…, alors elles envahissent les pays lointains » ; ce qui revient assez exactement à dire que les grands peuples sont ceux qui n’ont pas de Patrie.
Tout cela est très conforme au sentiment universel de tout l’Orient et ça n’a aucune espèce de rapport avec le nôtre.Les deux points de vue se font repoussoir l’un à l’autre, géographique et biologique.
C’est l’Occident qui a donné au monde arabe la notion de Patrie.
Avant qu’il ne propage son œuvre colonisatrice, les arabes avaient-ils seulement une Patrie ?
Cette Patrie, ils l’ont longtemps abritée sous leur tente, « la maison de toile », plus accommodée que l’habitation de tourbe ou de pierre à leur fatalisme toujours prêt à la nécessité du départ, habitué à secouer sans regret la poussière de leurs semelles puisqu’il est écrit dans leurs écritures que « ce qui est passé est mort », et que la patrie des Musulmans n’est nulle part, étant partout.L’un des problèmes sur lequel la Tradition musulmane se heurte de plus en plus aux impératifs et aux valeurs du monde moderne est celui de la condition de la femme, soumise à trois lois : la polygamie, le droit du jebr (mariage des mineurs sans les consulter) et la répudiation unilatérale.
Sur la vie familiale –cellule de base de nos sociétés occidentales- les conceptions de l’Islam sont totalement étrangères aux nôtres.
Elles assujettissent la femme aux privilèges masculins.
Il y a quelques années de cela, à la suite des contestations qui avaient opposé, en France, des Européennes divorcées de musulmans se plaignant de s’être vu enlever leur enfant (c’est encore le cas aujourd’hui) –illustrant bien l’incompatibilité dramatique de deux conceptions différentes- le cheikh Abbas Ben Cheikh El Hocine, à l’époque, recteur de la Mosquée de Paris, s’était permis de mettre en garde les femmes françaises qui épouseraient des Maghrébins.
Il avait déclaré : « la future mère qui épouse un musulman doit savoir que les enfants issus de cette union seront musulmans. L’enfant est appelé à perpétuer le nom et l’identité religieuse de son père ».
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