En fouillant dans mes documents ... Médecine, que de crimes on commet en ton nom ?

, par  Jean Claude THIODET , popularité : 29%

J’avais vissé ma plaque de chirurgien au 26 de la rue Michelet depuis avril 61, et Jean SOULIE, directeur de la clinique des Glycines, vers la colonne Voirol, m’avait pris en amitié et m’appelait pour traiter les urgences de son établissement.

Ce jour là, j’étais à mon cabinet vers 17 heures je suis appelé par la clinique pour une plaie de l’abdomen par balles.

En un quart d’heures, j’arrive à la clinique et me précipite au bloc ?

ma stupeur fut grande lorsque je vis une dizaine d’hommes qui avaient investi le hall des salles d’opération.

Jean me happa et me fit entrer dans le vestiaires en me pressant de m’habiller rapidement pour intervenir. Il s’agissait d’un gamin de 18 à 20 ans , connu pour chanter à radio Algérie sous le nom de "la Cigale".

il avait été attaqués au colt 11,43 dans le bureau dans lequel il travaillait à la M.A.R.P.E.B.A, caisse mutuelle de la sécurité sociale qui se trouvait à proximité du parc de GALLAND

Dans la salle d’op, le blessé était déjà endormi par mon copain Jean Pierre PAU : Mon infirmière, aide préférée, Nicole, avait installé les champs et je n’avais plus qu’a y aller.

Il y avait 4 orifices d’entrée à la face antérieure de l’abdomen.

Bien heureusement, en 18 mois de service militaire en chirurgie, j’avais acquis une certaine expérience dans cette chirurgie des plaies de l’abdomen par balles.

Il n’y avait aucune lésion d’organe vital, et le geste se résuma à obturer des trous dans les intestins avec ou sans résections segmentaires.

Grâce aussi à la technicité de l’anesthésiste réanimateur, la "cigale" était en bon état au bout de près de 2 heures d’intervention, et en sortant de la salle, je pouvais rassurer la famille.

Les visages se firent moins patibulaires ou presque : (je cite Coluche !!!) et des sourires apparurent sur les visages.

Ce n’est qu’une quinzaine de jours plus tard, un vendredi, que je reçus la lettre qui suit ( A lire maintenant).

Le samedi matin, le jeune blessé étant sortant l’après midi, je grimpai à la clinique pour confirmer le départ, et donnai cette lettre à lire aux hommes présents.

Je laisse le lecteur imaginer la suite !!!!

Je vous invite, aussi, à porter votre attention sur la "flamme" de la poste imprimée sur l’enveloppe (qui naturellement était écrite à l’encre verte !!!!!)

Je dois tout de même signaler que cette aventure que je n’avais, certes, pas cherchée, m’a valu certaines menaces à peine déguisées de certains "petits chefs" de l’OAS !!!!!

Navigation