<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Notre Journal</title>
	<link>https://nj2.notrejournal.info/</link>
	<description>Archives de NotreJournal.info</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net (Sarka-SPIP)</generator>

	<image>
		<title>Notre Journal</title>
		<url>http://nj2.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L144xH55/siteon0-0820b.png?1760981021</url>
		<link>https://nj2.notrejournal.info/</link>
		<height>55</height>
		<width>144</width>
	</image>



 
	<item xml:lang="fr">
		<title>LES BARBOUZES</title>
		<link>http://nj2.notrejournal.info/LES-BARBOUZES</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nj2.notrejournal.info/LES-BARBOUZES</guid>
		<dc:date>2010-10-13T22:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Tribune</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>OAS</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;LES BARBOUZES &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Les Justes meurent comme des chiens ; les crapules ont leur chance. C'est un monde totalitaire d&#233;sert&#233; par toute transcendance. Le Mal n'y est pas un scandale mais la r&#232;gle commune. &#187; (Commandant H&#233;lie Denoix de Saint Marc, officier putschiste du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; REP) &lt;br class='autobr' /&gt; La lutte contre l'OAS s'intensifiant et se confondant d&#233;sormais avec celle contre la population europ&#233;enne toute enti&#232;re, le gouvernement gaulliste d&#233;cida, &#224; l'appui d'innombrables escadrons de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://nj2.notrejournal.info/-CASTANO-Joseph-" rel="directory"&gt;CASTANO Joseph&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nj2.notrejournal.info/+-Tribune-+" rel="tag"&gt;Tribune&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nj2.notrejournal.info/+-Histoire-17-+" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nj2.notrejournal.info/+-OAS-+" rel="tag"&gt;OAS&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://nj2.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L128xH128/arton5020-2ba61.png?1761007291' class='spip_logo spip_logo_right' width='128' height='128' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;LES BARBOUZES&lt;/h3&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&#171; Les Justes meurent comme des chiens ; les crapules ont leur chance. C'est un monde totalitaire d&#233;sert&#233; par toute transcendance. Le Mal n'y est pas un scandale mais la r&#232;gle commune. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
(Commandant H&#233;lie Denoix de Saint Marc, officier putschiste du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; REP)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt; La lutte contre l'OAS s'intensifiant et se confondant d&#233;sormais avec celle contre la population europ&#233;enne toute enti&#232;re, le gouvernement gaulliste d&#233;cida, &#224; l'appui d'innombrables escadrons de gendarmerie mobile (gendarmerie rouge) et de Compagnies R&#233;publicaines de S&#233;curit&#233;, d'envoyer en Alg&#233;rie une nouvelle race de &#171; policiers &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Leur mission &#233;tait claire : noyauter l'organisation afin d'obtenir les renseignements indispensables qui m&#232;neraient &#224; l'arrestation des cadres du mouvement &#171; subversif &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces nouveaux &#171; policiers &#187; avaient rejoint en novembre 1961 les rangs du &#171; Mouvement pour la Communaut&#233; &#187; (MPC) qui deviendra, pour les besoins de la cause, &#171; Mouvement pour la Coop&#233;ration &#187;, organisme de lutte anti-OAS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour eux, &#171; l'Alg&#233;rie fran&#231;aise &#187; n'existait plus depuis que s'&#233;taient ouverts les pourparlers de Melun (25/29 juin 1960) et il importait d&#233;sormais qu'ils d&#233;bouchassent rapidement sur un &#171; cessez-le-feu &#187; et une ind&#233;pendance in&#233;luctable&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; De Gaulle avait nomm&#233; le sinistre Jean Morin &#224; la D&#233;l&#233;gation G&#233;n&#233;rale et confi&#233; le commandement des troupes &#224; Alger, Oran et Constantine &#224; &#171; ses hommes &#224; lui &#187; Ces g&#233;n&#233;raux d'op&#233;rette, s'ils n'&#233;taient point brillants sur le plan professionnel, avaient l'avantage d'&#234;tre s&#251;rs. Une &#233;toile suppl&#233;mentaire avait converti Massu &#224; la discipline et une brillante promotion l'attendait en Allemagne...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Alger, le colonel Debrosse, responsable du maintien de l'ordre, faisait merveille. Acharn&#233; &#224; r&#233;duire, &#171; par tous les moyens &#187; la r&#233;sistance des Europ&#233;ens, il s'&#233;tait sp&#233;cialis&#233; dans la torture contre les membres de l'O.A.S. et n'h&#233;sitait pas &#224; participer en personne aux interrogatoires et aux s&#233;vices en tous genres, y compris sur les femmes. Il &#233;tait second&#233; admirablement, dans cette entreprise de destruction des volont&#233;s et des corps par son acolyte, le commandant Laporte, ainsi que par quelques civils sans scrupules, all&#233;ch&#233;s par les primes et le &#171; profil de carri&#232;re s&#233;curisant &#187; que leur avait assur&#233; le Chef de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le pr&#233;sident du MPC s'appelait Jacques Dauer ; la d&#233;l&#233;gation d'Alger &#233;tait pr&#233;sid&#233;e par Yves Le Tac (qui &#233;chappera &#224; trois attentats de l'OAS), second&#233; par un secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral actif : Lucien Bitterlin. D'autres responsables avaient pour nom : Jacques Focart, Andr&#233; Goulay&#8230; et le Ministre de l'Int&#233;rieur Roger Frey, en personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dauer, aux ordres directs du Ministre charg&#233; des affaires alg&#233;riennes, Louis Joxe, avait toute latitude pour organiser, sur place, une &#171; troisi&#232;me force &#187; pro-fran&#231;aise, dont le but &#233;tait de promouvoir, apr&#232;s l'ind&#233;pendance, une coop&#233;ration franco-musulmane. A cette fin, d'importants fonds, directement vers&#233;s par la D&#233;l&#233;gation G&#233;n&#233;rale, lui &#233;taient allou&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pour obtenir cette &#171; troisi&#232;me force &#187;, il fallait cr&#233;er dans les grandes villes d'Alg&#233;rie un sentiment de peur et d'extr&#234;me confusion au sein de la population europ&#233;enne en fomentant des attentats contre les int&#233;r&#234;ts fran&#231;ais, les biens et les personnes et en attribuant &#224; la seule OAS la responsabilit&#233; de ces actes terroristes&#8230; Le but avou&#233; : d&#233;tourner la masse des &#171; criminels &#187; de l'OAS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, ces op&#233;rations -notamment de plastiquage- devant se d&#233;rouler de nuit et l'instauration du couvre-feu de minuit &#224; cinq heures du matin, ne permettant pas de se d&#233;placer sans risque dans les villes, armes et laissez-passer mentionnant de fausses identit&#233;s allaient &#234;tre fournies par la S&#233;curit&#233; militaire. Les barbouzes &#233;taient n&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Sans mandat officiel, ces nouveaux &#171; policiers &#187; &#233;taient recrut&#233;s dans les milieux les plus divers. C'&#233;tait pour la plupart un ramassis de repris de justice, d'hommes de main en ch&#244;mage, de Vietnamiens attir&#233;s par les primes, de marginaux et de truands comme Jean Aug&#233; et le prox&#233;n&#232;te Georges Boucheseiche, ancien de la Gestapo fran&#231;aise. Tous ces gens avaient &#233;t&#233; attir&#233;s par des primes all&#233;chantes, confort&#233;s de surcro&#238;t dans cette mission par un sentiment de puissance et d'invuln&#233;rabilit&#233; que cette &#171; marginalit&#233; r&#233;publicaine &#187; leur conf&#233;rait et poss&#233;dant, comme l'avait indiqu&#233; &#171; France-Soir &#187; du 30 novembre 1961, &#171; carte blanche pour liquider l'OAS &#187;. C'&#233;tait des gens &#171; d&#233;cid&#233;s &#224; en d&#233;coudre &#187;, capables de r&#233;sister aux coups de l'OAS mais aussi de lui livrer bataille par les armes et, surtout, par la r&#233;colte de renseignements qui &#233;taient, sois, imm&#233;diatement exploit&#233;s, sois, transmis &#224; la S&#233;curit&#233; militaire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; D'autres chefs viendront renforcer, sur place, les effectifs : l'avocat Pierre Lemarchand et l'&#233;crivain Dominique Ponchardier ainsi qu'une bande de truands auxquels on donnera une carte du SAC (Service d'Action Civique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Dans &#171; France-Soir &#187; du 2 d&#233;cembre 1961, sous le titre &#171; Les &#171; barbouzes &#187; arrivent &#187;, Lucien Bodard, d&#233;finissait leur mission :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;&#171; Tr&#232;s prochainement, les autorit&#233;s vont employer les principes de la guerre secr&#232;te contre l'organisation de l'Arm&#233;e Secr&#232;te (OAS)&#8230; L'objectif c'est de d&#233;capiter l'OAS en arrivant &#224; d&#233;tecter et &#224; capturer les 10 hommes qui, &#224; eux seuls, l'ont cr&#233;e et l'animent&#8230; En r&#233;alit&#233;, les &#233;v&#233;nements de ces derniers mois ont prouv&#233; que le gouvernement &#233;tait trahi d&#232;s qu'il voulait faire proc&#233;der &#224; l'arrestation des chefs de l'OAS en se servant des moyens normaux&#8230; Cette force de choc sera ind&#233;pendante. Les nouvelles formations anti-OAS ne feront partie d'aucune hi&#233;rarchie classique. Ce seront des organismes autonomes, sans suj&#233;tion &#224; l'&#233;gard des autorit&#233;s normales, agissant par leurs propres moyens et ne d&#233;pendant que des instances les plus hautes. Ils agissent largement en dehors de l'arm&#233;e et de la police.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;i&gt;Avant tout, cette nouvelle force sera secr&#232;te. Un secret absolu couvrira les activit&#233;s et surtout l'identit&#233; des membres des formations anti-OAS. Cette force appliquera les m&#233;thodes des commandos et de la guerre secr&#232;te. Il s'agira non seulement pour elle d'avoir des &#171; tuyaux &#187; mais de les exploiter imm&#233;diatement et de fa&#231;on d&#233;cisive. Tout se passera sans papiers, sans rien. Les transmissions et les communications seront r&#233;duites au minimum, de fa&#231;on &#224; ne pas donner l'alerte. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt; &lt;span style=&#034;color:#0000FF;&#034;&gt;Cet article qui souleva l'indignation et l'inqui&#233;tude de la population europ&#233;enne d'Alg&#233;rie sous-entendait, en r&#233;alit&#233;, qu'il ne s'agissait pas, l&#224;, des barbouzes d&#233;j&#224; en place et que les &#171; Delta &#187; du Lieutenant Degueldre, &#224; Alger, traquaient sans r&#233;pit, mais d'une nouvelle vague d'arrivants bien plus redoutables : la &#171; force C &#187;, pr&#233;par&#233;e en grand secret par Michel H acq, directeur de la Police Judiciaire au minist&#232;re de l'Int&#233;rieur. Assimil&#233;s aux barbouzes en raison de leur objectif et de leurs m&#233;thodes, c'&#233;taient des fonctionnaires (200 commissaires et officiers de police soigneusement choisis) agissant en secret mais dans la l&#233;galit&#233;, exactement comme ceux de la S&#233;curit&#233; militaire. Quatre mois plus tard, ils devaient &#171; d&#233;capiter &#187; l'OAS.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ces hommes &#233;taient charg&#233;s de faire du contre-terrorisme, c'est-&#224;-dire des plasticages, de r&#233;aliser des interrogatoires muscl&#233;s au cours desquels la torture sera utilis&#233;e contre les Fran&#231;ais d'Alg&#233;rie soup&#231;onn&#233;s d'appartenance &#224; l'Organisation et de transmettre les renseignements recueillis par le FLN (d&#233;sormais devenu alli&#233;) sur l'OAS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Tout sentiment de cl&#233;mence et de piti&#233; leur &#233;tait &#233;tranger, et ils n'&#233;taient sensibles qu'&#224; l'intensit&#233; des s&#233;vices de toutes sortes dont ils excellaient et de la torture, celle qui faisait vibrer les nerfs les plus &#233;loign&#233;s, qui enserrait dans son r&#233;seau toutes les r&#233;gions du corps, qui se perp&#233;tuait, enfin, r&#233;guli&#232;re et &#233;gale, avec une sensation d'&#233;ternit&#233; comme celle qui d&#251;t accabler les damn&#233;s pr&#233;cipit&#233;s dans les flammes sans fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;D&#232;s lors la r&#233;pression s'abattit sur les Fran&#231;ais d'Alg&#233;rie, d&#233;clenchant indignation, col&#232;re, terreur m&#234;me&#8230; Coupables, suspects et innocents &#233;taient soumis aux m&#234;mes interrogatoires, aux m&#234;mes s&#233;vices&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fiches m&#233;dicales que les m&#233;decins &#233;tablissaient aupr&#232;s des victimes &#8211;quand ils r&#233;ussissaient &#224; les approcher !- signalaient &#224; peu pr&#232;s toutes ceci : &#171; Etat absolument catastrophique et impressionnant ! Couvert de plaies, traces rouges aux poignets, ongles boursoufl&#233;s, br&#251;lures &#233;lectriques. Le sujet est tr&#232;s &#171; asth&#233;ni&#233; &#187;, marche difficilement, pr&#233;sente des troubles auditifs et urine du sang. Il est constat&#233; chez lui des plaies rectales qui n'ont ni le si&#232;ge, ni l'aspect de fissures spontan&#233;es. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Les tortures n'&#233;pargneront ni les adolescents, ni les femmes, telle M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;me&lt;/sup&gt; Salasc, m&#232;re de cinq enfants, femme d'un chirurgien estim&#233;. Elle fut arr&#234;t&#233;e (et sa m&#232;re avec elle) dans la nuit du 8 au 9 septembre 1961 sous pr&#233;texte d'avoir h&#233;berg&#233; des membres de l'OAS dont le colonel Godard. Des s&#233;vices affreux furent pratiqu&#233;s sur elle par les sbires du colonel Debrosse. Face au &#171; sanguinaire &#187; en personne (c'est ainsi que les alg&#233;rois avaient surnomm&#233; Debrosse), elle fit preuve d'un digne courage, soutenant son regard de fauve et ne livra pas son secret.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Pour limiter l'effet du scandale, M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;me&lt;/sup&gt; Salasc fut transport&#233;e &#224; la clinique Lavernhe afin d'y recevoir des soins appropri&#233;s &#224; l'&#233;tat o&#249; elle avait &#233;t&#233; mise, tout en restant sous surveillance polici&#232;re. Debrosse se livra alors &#224; un chantage : l'affaire sera close sans suite, si le Professeur Salasc accepte de signer un certificat m&#233;dical attestant &#171; d'une affection chronique &#187; pour justifier le s&#233;jour en clinique, et s'il ne porte pas plainte. Le Professeur refusa. Rentr&#233; en France, Debrosse obtint aussit&#244;t ses &#233;toiles de g&#233;n&#233;ral. Tout comme son comp&#232;re Katz, surnomm&#233; &#171; le boucher d'Oran &#187;, promu g&#233;n&#233;ral d'Arm&#233;e (5 &#233;toiles). De Gaulle savait payer ses s&#233;ides&#8230;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Il y a des hontes &#224; c&#244;t&#233; desquelles mourir n'est rien &#187;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OAS ne pouvait demeurer inerte face &#224; ces exactions. C'est ainsi que le 29 janvier 1962, une bombe de tr&#232;s forte puissance, particuli&#232;rement soign&#233;e par le Lieutenant Degueldre, explosa dans la villa &#171; Andr&#233;a &#187; qui abritait l'&#233;quipe d'Alcheik, la plus dangereuse avec ses Vietnamiens, en tuant dix neuf et amenant le rapatriement des survivants en m&#233;tropole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La presse progressiste et de nombreuses organisations &#171; humanitaires &#187; s'&#233;taient &#233;lev&#233;es, en France, contre les interrogatoires pratiqu&#233;s en Alg&#233;rie par l'arm&#233;e sur les terroristes du FLN. Elles avaient alors obtenu la cr&#233;ation d'une commission de sauvegarde et un droit d'enqu&#234;te &#224; leur sujet. D&#232;s lors, le FLN &#233;tait devenu la victime et les parachutistes, les assassins ! &#8230; Par contre, elles s'&#233;taient g&#233;n&#233;ralement abstenues de critiquer ou de r&#233;v&#233;ler au public les affreuses tortures pratiqu&#233;es sur une vaste &#233;chelle par le FLN, tant sur les Europ&#233;ens que sur la population musulmane pour la soumettre &#224; sa volont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui, elle demeurait muette sur les tortures inflig&#233;es par une certaine police contre les membres et les sympathisants de l'OAS qui se battaient uniquement pour demeurer Fran&#231;ais sur une terre fran&#231;aise.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;O&#249; &#233;taient les articles tonitruants de l' Humanit&#233;, La Croix, T&#233;moignage Chr&#233;tien, l'Express, le Monde&#8230; qui s'&#233;taient d&#233;couverts des dons de &#171; d&#233;fenseurs de la morale &#187; ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Que faisait Jules Roy, lui qui fut l'un des plus virulents proscripteurs des m&#233;thodes employ&#233;es par l'arm&#233;e contre les &#171; pauvres petits fellagha &#187; ? Il ne s'agissait pourtant pas d'&#233;gorgeurs, d'&#233;corcheurs et de violeurs d'enfants qui se trouvaient en ce moment entre les mains des bourreaux, mais de ses compatriotes, d'hommes de sa race, qui avaient, eux, le tort de trop aimer leur pays !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Aucune voix, alors ne s'&#233;tait &#233;lev&#233;e pour demander &#224; nouveau la cr&#233;ation d'une commission de sauvegarde et un droit d'enqu&#234;te. Leur silence ne fut, en fait, qu'une vile approbation.&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &#171; Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des m&#233;chants : c'est l'indiff&#233;rence des bons &#187; (Martin Luther King)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jos&#233; CASTANO&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;e-mail : joseph.castano0508@orange.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;__espaceur.png__&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'art de gouverner n'a produit que des monstres &#187; (Louis Antoine de Saint-Just)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Protestation du corps m&#233;dical d'Oranie :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.algerie-francaise.org/katz/compte-rendu.shtml&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.algerie-francaise.org/katz/compte-rendu.shtml&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Voir aussi : &lt;a href=&#034;http://notrejournal.info/destins/L-HISTOIRE-des-BARBOUZES&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;BARBOUZES&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;http://encyclopedie-afn.org/index.php/ALGERIE_POLITIQUE_-_Histoire_de_l%27OAS&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Histoire de l'OAS&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;thumbsites&#034;&gt; &lt;a href=&#034;http://notrejournal.info/destins/L-HISTOIRE-des-BARBOUZES&#034; class=&#034;spip_out&#034;&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;thumbsites&#034;&gt; &lt;a href=&#034;http://encyclopedie-afn.org/index.php/ALGERIE_POLITIQUE_-_Histoire_de_l%27OAS&#034; class=&#034;spip_out&#034;&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>ORAN : 5 juillet 1962, le travail continue !</title>
		<link>http://nj2.notrejournal.info/ORAN-5-juillet-1962-le-travail-continue</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nj2.notrejournal.info/ORAN-5-juillet-1962-le-travail-continue</guid>
		<dc:date>2010-09-11T09:51:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>5 juillet 1962</dc:subject>
		<dc:subject>T&#233;moignage</dc:subject>
		<dc:subject>ORAN</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis toujours Messieurs PAYA p&#232;re et fils, Castano, poursuivent inlassablement et avec &#233;nergie, la recherche de la v&#233;rit&#233; sur le 5 juillet 1962. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce jour funeste pour les europ&#233;ens oranais, se d&#233;voile au fur et &#224; mesure des investigations et des recherches. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sans doute, l'ouverture, un jour, des archives d&#233;voilera-t-elle les preuves n&#233;cessaires ? &lt;br class='autobr' /&gt;
En attendant, des parcelles de v&#233;rit&#233; apparaissent ici et l&#224;, sur l'ALN, sur les luttes internes pour le pouvoir en Alg&#233;rie, sur les (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://nj2.notrejournal.info/-CASTANO-Joseph-" rel="directory"&gt;CASTANO Joseph&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nj2.notrejournal.info/+-Histoire-17-+" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nj2.notrejournal.info/+-5-juillet-1962-75-+" rel="tag"&gt;5 juillet 1962&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nj2.notrejournal.info/+-Temoignage-+" rel="tag"&gt;T&#233;moignage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nj2.notrejournal.info/+-ORAN-160-+" rel="tag"&gt;ORAN&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis toujours Messieurs PAYA p&#232;re et fils, Castano, poursuivent inlassablement et avec &#233;nergie, la recherche de la v&#233;rit&#233; sur le 5 juillet 1962.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jour funeste pour les europ&#233;ens oranais, se d&#233;voile au fur et &#224; mesure des investigations et des recherches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans doute, l'ouverture, un jour, des archives d&#233;voilera-t-elle les preuves n&#233;cessaires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, des parcelles de v&#233;rit&#233; apparaissent ici et l&#224;, sur l'ALN, sur les luttes internes pour le pouvoir en Alg&#233;rie, sur les d&#233;faillances de l'Arm&#233;e sous la responsabilit&#233; de KATZ (et son ob&#233;issance aveugle et criminelle &#224; De Gaulle)...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette v&#233;rit&#233; complexe se fait jour progressivement, pour le bien de tous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette v&#233;rit&#233; est aussi recherch&#233;e par certains en Alg&#233;rie, qui savent comme nous, qu'on ne refait pas l'Histoire, mais que nous essayons de l'&#233;crire dans la v&#233;rit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, comme admettre que des imb&#233;ciles disent que l'Histoire appartient aux historiens, alors que les t&#233;moins sont l&#224; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;__espaceur.png__&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce travail admirable, doit &#234;tre poursuivi, pour qu'enfin des deux c&#244;t&#233;s on puisse &#034;reconstruire&#034; la v&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chose politique a toujours maintenu le silence, l'hypocrisie et l'intoxication...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seuls ceux qui recherchent la v&#233;rit&#233;, hors de toute intoxication politique, pourront trouver le chemin !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lisez l'article indiqu&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Cependant, beaucoup refusaient encore le d&#233;part, attendant d&#233;sesp&#233;r&#233;ment le retour d'un mari, d'un enfant, d'un fr&#232;re disparus depuis la veille. Pour eux c'&#233;tait l'attente inhumaine, sans nom. L'espoir &#233;tait bien maigre, mais chacun s'y accrochait. Peut-&#234;tre l'arm&#233;e se d&#233;ciderait-elle &#034;enfin&#034; &#224; r&#233;agir et tenterait une op&#233;ration de secours... une op&#233;ration humanitaire pour sauver ces malheureux ? Et dans toutes les administrations, aux commissariats, aux gendarmeries, &#224; l'&#233;tat-major de l'arm&#233;e fran&#231;aise, &#224; la mairie, &#224; la pr&#233;fecture, les d&#233;clarations de disparition s'accumulaient. Des sc&#232;nes d&#233;chirantes avaient lieu ; des m&#232;res terrass&#233;es par le chagrin et l'angoisse s'effondraient. En quelques heures, des milliers de noms furent enregistr&#233;es&#8230; mais le g&#233;n&#233;ral Katz ne s'&#233;mut pas pour autant. Pire, au lieu d'ordonner une perquisition g&#233;n&#233;rale dans la ville arabe, alors qu'il en avait militairement les moyens, il affirmait que ces disparitions &#233;taient l'&#339;uvre de personnes &#171; ayant quitt&#233; Oran dans la journ&#233;e du 5 Juillet &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi donc, des p&#232;res, des m&#232;res, des enfants s'en seraient all&#233;s, s&#233;par&#233;ment, au plus fort de l'&#233;meute, sans pr&#233;venir personne, abandonnant leurs familles ? De qui se moquait le &#034;boucher d'Oran&#034; ?&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;et le texte qui suit, diffus&#233; par Joseph CASTANO :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;De : oran laddh [mailto:laddh.boran@hotmail.com]&lt;br class='autobr' /&gt;
Envoy&#233; : dimanche 8 ao&#251;t 2010 22:03&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; : joseph.castano0508@orange.fr&lt;br class='autobr' /&gt;
Objet : A/S DU 5 JUILLET 1962, Oran&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonjour Monsieur Castano&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;action &#224; votre article sur les &#233;v&#233;nements d'Oran du 5 juillet 1962, intitul&#233; &#034;les Responsabilit&#233;s&#034;, et repris sous l'intitul&#233; &#034;Oran...5 juillet : la version d'un pied noir&#034;, sur le site de Mohamed Benchicou, Le MATIN DZ, j'ai l'honneur de vous informer que le bureau d'Oran de la LADDH, la Ligue Alg&#233;rienne pour la d&#233;fense des droits de l'homme, pense sinc&#232;rement &#224; lancer une compagne pour un appel &#224; t&#233;moins sur les trag&#233;dies du 5 juillet 1962 &#224; Oran. Nous voulions la lancer le 5 juillet 2010, mais faute de temps et de pr&#233;paration, son lancement a annul&#233; et report&#233; pour une date non encore d&#233;cid&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes int&#233;ress&#233;s &#224; plus d'un titre sur cette action, &#224; vrai dire pour trois raisons, dont une est mienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mon jeune tr&#233;s jeune &#226;ge, j'ai entendu parl&#233; des massacres d'Oran, moi qui est n&#233; en 1969 &#224; Oran, d'une famille venue de l'Est du pays &#224; Oran en 1966. A chaque fois que je roule sur le 3&#233;me bd p&#233;riph&#233;rique d'Oran qui longe le petit lac, j'imagine l'existence de ce charnier qui est juste devant nos yeux, et dont fort probablement les coprs ne sont pas tous d&#233;compos&#233;s, et que cet &#233;tat de fait ne d&#233;range nullement personne, notamment les gens qui ont v&#233;cus le 5 juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A un certain moment je me suis dit peut-&#234;tre les corps ont &#233;t&#233; retir&#233;s de cet endroit et enterr&#233;s ailleurs dans les cimeti&#232;res chr&#233;tiens, mais ceci je ne l'ai jamais d&#233;couvert sur les articles publi&#233;s sur cet &#233;v&#233;nement, et de ce fait, l'existence de ce charnier est intol&#233;rable, et doit faire l'objet d'une compagne m&#233;diatique pour la recherche des coprs. le travail pour l'identification me semble difficile, voire impossible, je ne suis pas sp&#233;cialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait la mienne, maintenant pour la premi&#232;re raison, c'est que un travail de m&#233;moire doit se faire, pour ext&#233;rioriser ce drame, qui reste une v&#233;ritable plaie pour des milliers de personne. le travail permettra aussi de comprendre comment une telle haine a pu transformer des personnes normales en de v&#233;ritables monstres. ext&#233;rioriser et discuter sur les &#233;v&#233;nements, ne peut &#234;tre qu'une bonne chose pour comprendre et &#233;viter une r&#233;p&#233;tition. Malheureusement nous avons encore connu des ev&#233;nements aussi semblables et tragiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la deuxi&#232;me raison, ce travail d'appel de t&#233;moins nous servira dans un futur plus ou moins proche, d'entamer une seconde compagne sur l'appel de t&#233;moins des disparitions forc&#233;es entre 1993 et 1998.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cet effet, nous serions tr&#232;s heureux de connaitre votre avis sur ce projet, et des conseils pourquoi pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fouad HASSAM .&lt;br class='autobr' /&gt;
laddh Oran.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Alors, la LDH tu dors ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.lematindz.net/news/3249-oranhellip-5-juillet-1962-la-version-drsquoun-pied-noir-nbspnbspla-nuit-tom.html" class="spip_out"&gt;ORAN&#8230; 5 JUILLET 1962 : LA VERSION D'UN PIED NOIR La nuit tomba sur Oran&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>L'appel du 18 juin ou &#034;La m&#233;connaissance de l'histoire&#034;</title>
		<link>http://nj2.notrejournal.info/L-appel-du-18-juin-ou-La-meconnaissance-de-l-histoire</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nj2.notrejournal.info/L-appel-du-18-juin-ou-La-meconnaissance-de-l-histoire</guid>
		<dc:date>2010-06-10T22:24:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Claude THIODET &#10014;</dc:creator>


		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Comm&#233;morations</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; L'APPEL DU 18 JUIN &#187; ou LA M&#201;CONNAISSANCE DE L'HISTOIRE &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; J'aurais suivi De Gaulle avec joie contre les Allemands, mais je ne pouvais le faire contre les Fran&#231;ais&#8230; Il me semblait qu'un Fran&#231;ais de l'&#233;tranger devait se faire le t&#233;moin &#224; d&#233;charge, et non &#224; charge de son pays&#8230; Si je n'&#233;tais pas gaulliste, c'est que leur politique de haine n'&#233;tait pas pour moi la v&#233;rit&#233; &#187; (Antoine de Saint-Exup&#233;ry) &lt;br class='autobr' /&gt; Le 18 juin 2010 sera l'occasion pour bon nombre de gaullistes de comm&#233;morer &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://nj2.notrejournal.info/-CASTANO-Joseph-" rel="directory"&gt;CASTANO Joseph&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nj2.notrejournal.info/+-Histoire-17-+" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nj2.notrejournal.info/+-Commemorations-+" rel="tag"&gt;Comm&#233;morations&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://nj2.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L97xH150/arton4068-8d447.jpg?1760987224' class='spip_logo spip_logo_right' width='97' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='http://nj2.notrejournal.info/plugins/auto/couteau_suisse/v1.16.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Que serait-il advenu de l'auteur de &#171; l'appel du 18 Juin (&#8230;)&#034; href='http://nj2.notrejournal.info/spip.php?id_rubrique=336&amp;page=backend&amp;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='http://nj2.notrejournal.info/spip.php?id_rubrique=336&amp;page=backend&amp;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='http://nj2.notrejournal.info/plugins/auto/couteau_suisse/v1.16.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'APPEL DU 18 JUIN &#187; ou LA M&#201;CONNAISSANCE DE L'HISTOIRE&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5080 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://nj2.notrejournal.info/IMG/jpg/dgaule1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://nj2.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L500xH757/dgaule1-6d0c3.jpg?1578445138' width='500' height='757' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; J'aurais suivi De Gaulle avec joie contre les Allemands, mais je ne pouvais le faire contre les Fran&#231;ais&#8230; Il me semblait qu'un Fran&#231;ais de l'&#233;tranger devait se faire le t&#233;moin &#224; d&#233;charge, et non &#224; charge de son pays&#8230; Si je n'&#233;tais pas gaulliste, c'est que leur politique de haine n'&#233;tait pas pour moi la v&#233;rit&#233; &#187; (Antoine de Saint-Exup&#233;ry)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le 18 juin 2010 sera l'occasion pour bon nombre de gaullistes de comm&#233;morer &#171; l'appel &#187; (le 70&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;) lanc&#233; de Londres par leur chef spirituel. L'histoire a fait de ce discours le symbole de la r&#233;sistance face &#224; l'occupant allemand et a qualifi&#233; le g&#233;n&#233;ral de brigade &#171; &#224; titre temporaire &#187; Charles de Gaulle, de &#171; premier r&#233;sistant de France &#187;. C'est une ineptie ! De Gaulle n'a jamais fait partie de la r&#233;sistance. La r&#233;sistance, c'est l'histoire du Colonel Fabien qui a d&#233;but&#233; le 21 juin 1941.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Comme le disait Weygand, de Gaulle &#233;tait un militaire, pas un soldat et il y a &#224; son sujet, toute une l&#233;gende &#224; d&#233;truire. Sa carri&#232;re militaire a pris des allures tr&#232;s particuli&#232;res, marqu&#233;es tr&#232;s t&#244;t par la certitude de sa sup&#233;riorit&#233; intellectuelle sur ses pairs. Ces derniers, en raison de sa morgue et de son extr&#234;me confiance en soi, l'avaient baptis&#233; &#171; le Conn&#233;table &#187;. En fait, il les d&#233;testait tous, en particulier Juin, major de sa promotion dans laquelle de Gaulle avait obtenu un rang m&#233;diocre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Sa r&#233;putation de proph&#232;te d'une arm&#233;e blind&#233;e moderne fait partie de la l&#233;gende. Le g&#233;n&#233;ral Guderian, sp&#233;cialiste des blind&#233;s allemands, consult&#233; &#224; propos de l'influence qu'auraient pu avoir les &#233;crits du colonel De Gaulle sur l'emploi d'une force m&#233;canis&#233;e, r&#233;pondit : &#171; Ces th&#233;ories sont d&#233;j&#224; anciennes, les &#233;crits de de Gaulle ne sont gu&#232;re que de la litt&#233;rature sans r&#233;elles applications pratiques nouvelles. Nous n'y avons pas port&#233; d'int&#233;r&#234;t ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En 1940, au commandement de la 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; division cuirass&#233;e, il subit un &#233;chec sanglant, prouvant d'une part son incapacit&#233; tactique et un ent&#234;tement criminel devant les conseils de ses pairs. D'ailleurs, il abandonna sa division en plein combat, apprenant qu'il &#233;tait nomm&#233; g&#233;n&#233;ral &#224; titre temporaire et que Paul Reynaud faisait de lui un sous secr&#233;taire d'Etat &#224; la D&#233;fense. Le k&#233;pi de g&#233;n&#233;ral et ses deux &#233;toiles devinrent alors sa premi&#232;re pr&#233;occupation, la seconde &#233;tant de contrer Weygand par tous les moyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La fin de la campagne de 1940 apporte la confirmation : De Gaulle n'est pas un guerrier. Il n'est pas de ces officiers qui vont &#224; l'assaut en casoar et en gants blancs, de ceux qui crient &#171; debout les morts ! &#187; ; c'est un rh&#233;teur, un communicant que son entourage appellera bient&#244;t &#171; le g&#233;n&#233;ral micro &#187;. L'arm&#233;e n'est pour lui qu'un instrument qui ne refl&#232;te en aucun cas un symbole national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le 17 juin 1940, quand il quitte Bordeaux &#224; destination de Londres, la guerre n'est pas finie puisque l'armistice est du 24 juin. Alors, pourquoi est-il parti en Angleterre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le 17 juin, e&#251;t lieu &#224; Bordeaux le passage des pleins pouvoirs &#224; P&#233;tain et la formation du nouveau gouvernement. Or, de Gaulle e&#251;t l'am&#232;re surprise de constater que le Mar&#233;chal n'avait pas voulu de lui. Il connaissait trop bien l'homme et son orgueil d&#233;mesur&#233; pour lui confier un poste dans son nouveau gouvernement. D&#233;&#231;u, d&#233;pit&#233;, vex&#233;, il d&#233;cida &#224; ce moment de quitter la France. Il attendit, cach&#233; derri&#232;re un pilier des vestibules, le passage du g&#233;n&#233;ral anglais Spears, lui raconta avec une mine d&#233;faite qu'on voulait l'assassiner (une &#233;lucubration de plus) et lui demanda de l'emmener avec lui en Angleterre dans l'avion que Churchill avait envoy&#233; &#224; cette occasion. Le soir, il &#233;tait &#224; Londres et adressa un t&#233;l&#233;gramme au Ministre de la Guerre &#224; Bordeaux : &#171; Suis &#224; Londres. Ai n&#233;goci&#233; avec le Ministre de la Guerre britannique, sur instruction de monsieur Paul Reynaud, au sujet des points suivants&#8230; &#187; (Il s'agissait des mat&#233;riels d'armement remis aux alli&#233;s par les Etats-Unis et du sort des prisonniers allemands actuellement en France).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse arriva de Bordeaux sous la forme d'un c&#226;ble adress&#233; par le g&#233;n&#233;ral Colson, secr&#233;taire d'Etat &#224; la Guerre, &#224; l'attach&#233; militaire &#224; Londres, le g&#233;n&#233;ral Lelong : &#171; Informez le g&#233;n&#233;ral de Gaulle, qu'il est remis &#224; la disposition du G&#233;n&#233;ral commandant en chef. Il doit rentrer sans d&#233;lai. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; H&#233;sitation de de Gaulle : Ob&#233;ir ou pas ? Dans un premier temps il d&#233;cida d'ob&#233;ir et demanda un avion au g&#233;n&#233;ral Lelong. Celui-ci d&#233;signa le capitaine de l'arm&#233;e de l'air Brant&#244;me, pour l'accompagner avec l'unique avion que les Anglais avaient laiss&#233; aux Fran&#231;ais. Cet officier d&#233;clarera : &#171; Tout semblait devoir se d&#233;rouler sans encombre lorsque j'apprends que les Anglais, sans avertir personne, avaient fait vidanger le matin m&#234;me l'essence des r&#233;servoirs et d&#233;placer l'avion dans un hangar aux portes cadenass&#233;es et gard&#233;es par des sentinelles en armes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Devant l'impossibilit&#233; d&#233;sormais de rejoindre Bordeaux, de Gaulle s'adressera aux Fran&#231;ais, le 18 juin, sur les ondes de la BBC, en ces termes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Moi, g&#233;n&#233;ral de Gaulle, actuellement &#224; Londres, j'invite les officiers et soldats fran&#231;ais qui se trouvent en territoire britannique, ou qui viendraient &#224; s'y trouver, j'invite les ing&#233;nieurs et les ouvriers sp&#233;cialis&#233;s des industries d'armement, qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient &#224; s'y trouver, &#224; se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la r&#233;sistance ne doit pas s'&#233;teindre et ne s'&#233;teindra pas. Demain comme aujourd'hui, je parlerai &#224; la radio de Londres. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ce texte n'a rien &#224; voir avec ce qu'on appelle commun&#233;ment, l'appel du 18 Juin, o&#249; se trouverait la phrase fameuse : &#171; la France a perdu une bataille, elle n'a pas perdu la guerre &#187; En effet, cette phrase ne vit le jour qu'en Ao&#251;t 1940 sur une affiche placard&#233;e sur les murs de Londres. Ce faisant, de Gaulle ne faisait que copier, la proclamation du ministre anglais de l'information, Duff Cooper, &#224; la suite de la capitulation de l'arm&#233;e belge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; D&#232;s lors, de Gaulle devint pour bon nombre de Fran&#231;ais le &#171; symbole de la r&#233;sistance &#187;&#8230; alors qu'il passa toute la guerre en toute qui&#233;tude en famille, mangeant &#224; sa faim, &#224; l'abri des affres de la p&#233;nurie et de l'ins&#233;curit&#233;. Mais qu'importe : La l&#233;gende gaullienne &#233;tait en marche&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div id='decoupe_bas' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; title=&#034;Page pr&#233;c&#233;dente&#034; src='http://nj2.notrejournal.info/plugins/auto/couteau_suisse/v1.16.1/img/decoupe/precedent_off.gif'/&gt; &lt;span class=&#034;cs_pagination_off&#034;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&#034;Page 2&#160;: Que serait-il advenu de l'auteur de &#171; l'appel du 18 Juin (&#8230;)&#034; href='http://nj2.notrejournal.info/spip.php?id_rubrique=336&amp;page=backend&amp;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_page&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href='http://nj2.notrejournal.info/spip.php?id_rubrique=336&amp;page=backend&amp;artpage=2-2' class=&#034;decoupe_img&#034;&gt;&lt;img class=&#034;no_image_filtrer&#034; alt=&#034;Page suivante&#034; title=&#034;Page suivante&#034; src='http://nj2.notrejournal.info/plugins/auto/couteau_suisse/v1.16.1/img/decoupe/suivant.gif'/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>Disparition d'Andr&#233; AUSSIGNAC</title>
		<link>http://nj2.notrejournal.info/Disparition-d-Andre-AUSSIGNAC</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nj2.notrejournal.info/Disparition-d-Andre-AUSSIGNAC</guid>
		<dc:date>2010-03-31T08:42:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Carnet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Andr&#233; AUSSIGNAC, originaire de Bordeaux, militaire appel&#233; en Alg&#233;rie, &#233;tait venu relater en d&#233;tail son enl&#232;vement par le FLN, apr&#232;s l'ind&#233;pendance, et le calvaire inhumain qu'il a subi dans une mine de fer pr&#232;s de Miliana, avec d'autres fran&#231;ais civils ou militaires. &gt; &gt; Le t&#233;moignage &#233;crit ci-dessous correspond tout &#224; fait &#224; ce qu'il avait dit lors de cette conf&#233;rence. &lt;br class='autobr' /&gt; Andr&#233; Aussignac, 68 ans, appel&#233; du 23&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Rima &#224; Alger, a &#233;t&#233; d&#233;clar&#233; disparu le 21 juillet 1962 par l'arm&#233;e fran&#231;aise. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://nj2.notrejournal.info/-CASTANO-Joseph-" rel="directory"&gt;CASTANO Joseph&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nj2.notrejournal.info/+-Carnet-153-+" rel="tag"&gt;Carnet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Andr&#233; AUSSIGNAC, originaire de Bordeaux, militaire appel&#233; en Alg&#233;rie, &#233;tait venu relater en d&#233;tail son enl&#232;vement par le FLN, apr&#232;s l'ind&#233;pendance, et le calvaire inhumain qu'il a subi dans une mine de fer pr&#232;s de Miliana, avec d'autres fran&#231;ais civils ou militaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&gt; Le t&#233;moignage &#233;crit ci-dessous correspond tout &#224; fait &#224; ce qu'il avait dit lors de cette conf&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
Andr&#233; Aussignac, 68 ans, appel&#233; du 23&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Rima &#224; Alger, a &#233;t&#233; d&#233;clar&#233; disparu le 21 juillet 1962 par l'arm&#233;e fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Le soir du 21 juillet 1962, j'ai quitt&#233;, en uniforme, la Maison carr&#233;e (caserne) d'Alger pour aller acheter des cigarettes. Je suis tomb&#233; sur un barrage de musulmans en uniforme. Ils m'ont pris ma carte d'identit&#233; militaire et l'ont d&#233;chir&#233;e. Je me suis retrouv&#233; dans une camionnette avec des civils europ&#233;ens, dont le propri&#233;taire du v&#233;hicule. On a &#233;t&#233; conduits dans une briqueterie, d&#233;shabill&#233;s et jet&#233;s dans un four encore ti&#232;de. Dans la nuit, d'autres Europ&#233;ens sont arriv&#233;s. A la fin, on &#233;tait 17. Nous sommes rest&#233;s l&#224;, entass&#233;s, sans boire ni manger, &#224; redouter qu'ils allument le four. Au bout de quarante-huit heures environ, nous sommes partis en camion b&#226;ch&#233;. Une fois dans le djebel, on nous a fait descendre et on a entam&#233; une marche forc&#233;e de plusieurs semaines pour arriver &#224; la mine de fer de Miliana. L&#224;, on nous a jet&#233;s &#224; moiti&#233; nus dans une galerie. Dans la mienne, on &#233;tait environ 60, mais il y avait d'autres galeries avec d'autres Europ&#233;ens. On nous obligeait &#224; creuser avec des petites pioches. On avait droit &#224; un verre d'eau par jour et parfois &#224; un plat de semoule. Pour ne pas mourir de soif, on mettait nos slips dans les parois humides de la mine et on su&#231;ait les gouttes d'eau. Quand le plat de semoule arrivait, on se battait comme des chiens entre nous. Certains sont morts d'&#233;puisement, d'autres se sont volontairement tu&#233;s. Une fois, l'un d'entre nous a plant&#233; sa pioche dans la terre et s'est jet&#233; sur la lame.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Un jour, un ministre alg&#233;rien est venu visiter la galerie. Je ne me suis pas lev&#233; pour le saluer. Il m'a balanc&#233; un grand coup de pied dans la t&#234;te [la cicatrice &#224; l'arcade sourcili&#232;re est encore visible]. J'ai essay&#233; de m'&#233;vader deux fois sans succ&#232;s. La premi&#232;re fois, en repr&#233;sailles, on m'a donn&#233; de grands coups de b&#226;ton sur les chevilles. La deuxi&#232;me, on m'a assis sur une pierre, ligot&#233; &#224; un pieu et arrach&#233; les ongles des orteils avec une pince. La troisi&#232;me tentative a &#233;t&#233; la bonne. J'&#233;tais avec deux autres copains qui ont &#233;t&#233; abattus. J'ai march&#233; jusqu'&#224; l'&#233;puisement. Des pieds-noirs m'ont d&#233;couvert &#233;vanoui et nu dans un foss&#233;. Ils m'ont soign&#233;, puis embarqu&#233; dans un chalutier en direction de Marseille. Quand je suis arriv&#233; chez moi, &#224; Bordeaux, ni mes parents ni ma fianc&#233;e ne m'ont reconnu. Je pesais moins de 40 kilos [contre 70 avant son d&#233;part].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le 22 juillet 1963, j'ai &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; par la gendarmerie de Villeneuve-sur-Lot. C'&#233;tait pendant mon voyage de noces. On m'a intern&#233; au fort du H&#226; pour &#034;d&#233;sertion en temps de paix&#034; ! J'ai &#233;t&#233; brutalis&#233;. On voulait que je livre les fili&#232;res qui m'avaient permis de revenir d'Alg&#233;rie. Je suis rest&#233; muet. On m'a ensuite conduit &#224; l'h&#244;pital militaire Robert Piquet. Sur la porte de ma chambre, on avait inscrit : &#034;Individu dangereux, &#224; ne pas mettre en contact avec les autres recrues&#034;. Le tribunal militaire de Bordeaux m'a finalement acquitt&#233;. Je rends hommage au commissaire du gouvernement qui a plaid&#233; pour ma non culpabilit&#233;. Il a ensuite &#233;t&#233; mut&#233;. En novembre 1963, le s&#233;nateur Etienne Dailly a &#233;voqu&#233; mon cas au S&#233;nat (Journal officiel du 24 novembre 1963, p. 2572). Quelques jours auparavant, la S&#233;curit&#233; militaire m'avait menac&#233; pour que je me taise. Mon histoire g&#234;nait. Je me suis t&#251; jusqu'&#224; aujourd'hui. J'offre ce t&#233;moignage &#224; la m&#233;moire de mes compagnons qui ont &#233;t&#233; sacrifi&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
	<item xml:lang="fr">
		<title>19 MARS 1962</title>
		<link>http://nj2.notrejournal.info/19-MARS-1962-3269</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nj2.notrejournal.info/19-MARS-1962-3269</guid>
		<dc:date>2010-03-25T16:30:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Actualit&#233;s associations</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU&#8230; ou &lt;br class='autobr' /&gt;
la victoire du FLN &lt;br class='autobr' /&gt;
de Joseph Castano &lt;br class='autobr' /&gt; Avec l'aimable autorisation de l'auteur &lt;br class='autobr' /&gt;
LA V E R I T &#7866; ?&#8230; C'EST CELLE-L&#7842; ! &lt;br class='autobr' /&gt;
La lutte pour l'ind&#233;pendance de son pays justifie telle de telles atrocit&#233;s ? Repentance pour qui ? &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Il y a eu envers les Pieds-Noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l'Alg&#233;rie devra r&#233;pondre au m&#234;me titre que la Turquie envers les Arm&#233;niens &#187; (Hocine A&#239;t Ahmed &#8211; chef (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://nj2.notrejournal.info/-CASTANO-Joseph-" rel="directory"&gt;CASTANO Joseph&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nj2.notrejournal.info/+-Actualites-associations-+" rel="tag"&gt;Actualit&#233;s associations&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p align=&#034;center&#034; class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&#034;book antiqua,palatino&#034; size=&#034;4&#034;&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034; class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&#034;book antiqua,palatino&#034; size=&#034;4&#034;&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034; class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&#034;book antiqua,palatino&#034; size=&#034;4&#034;&gt;&lt;span&gt;19 MARS 1962 : LE CESSEZ-LE-FEU&#8230; ou&lt;br /&gt;
la victoire du FLN&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034; class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;de&lt;em&gt; Joseph Castano&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034; class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size=&#034;1&#034;&gt; Avec l'aimable autorisation de l'auteur&lt;/font&gt; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034; class=&#034;MsoNormal&#034;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034; class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&#034;Times New Roman&#034;&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034; class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;font face=&#034;Times New Roman&#034; size=&#034;1&#034; color=&#034;#000080&#034;&gt;&lt;span&gt;LA V E R I T &#7866; ?&#8230; C'EST CELLE-L&#7842; !&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034; class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&#034;Tahoma&#034; size=&#034;1&#034;&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034; class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;&lt;font face=&#034;book antiqua,palatino&#034; size=&#034;2&#034;&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;La&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; lutte pour l'ind&#233;pendance de son pays justifie telle de telles atrocit&#233;s ? Repentance pour qui ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034; class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&#034;book antiqua,palatino&#034; size=&#034;2&#034;&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;&lt;font face=&#034;book antiqua,palatino&#034;&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&#034;#ff0000&#034;&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt; &lt;font face=&#034;book antiqua,palatino&#034; size=&#034;2&#034;&gt;&#171; Il y a eu &lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a href=&#034;http://lesamisdalgerianie.unblog.fr/files/2010/03/cid27e84815e06c4bf0a8109f4be2e90c16pcdejosette.jpg&#034; title=&#034;cid27e84815e06c4bf0a8109f4be2e90c16pcdejosette.jpg&#034; class=&#034;imagelink&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;font face=&#034;book antiqua,palatino&#034;&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&#034;#000000&#034;&gt; &lt;/font&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;envers les Pieds-Noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l'Alg&#233;rie devra &lt;span&gt;&lt;/span&gt;r&#233;pondre au m&#234;me titre que la Turquie envers les Arm&#233;niens &#187; &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&#034;book antiqua,palatino&#034; size=&#034;2&#034;&gt; (Hocine A&#239;t Ahmed &#8211; chef historique du FLN)&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&#034;center&#034; class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&#034;book antiqua,palatino&#034; size=&#034;2&#034;&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span&gt;&lt;font face=&#034;book antiqua,palatino&#034;&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt; &lt;/font&gt;&lt;font color=&#034;#000080&#034;&gt;&lt;span&gt;Pour ceux qui n'acceptent pas la v&#233;rit&#233;, voici quelques photos &#233;difiantes de la barbarie du FLN&#8230; et, &#231;&#224;, ce n'est pas de la fiction : &lt;u&gt;ce sont des preuves&lt;/u&gt; !&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&#034;book antiqua,palatino&#034; size=&#034;2&#034;&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&#034;book antiqua,palatino&#034; size=&#034;2&#034;&gt;&lt;span&gt;Visages lac&#233;r&#233;s o&#249; les yeux manquaient, nez et l&#232;vres tranch&#233;s, gorges b&#233;antes, corps mutil&#233;s, alignement de femmes et d'enfants &#233;ventr&#233;s, la t&#234;te fracass&#233;e, le sexe taillad&#233; ; c'&#233;tait le lot journalier de la terreur&#8230; Malheur &#224; ceux qui refusaient d'ob&#233;ir au FLN ! Un sadisme et une cruaut&#233; sans pareil &#224; l'&#233;gard de ceux qui aimaient la France&#8230;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&#034;book antiqua,palatino&#034; size=&#034;2&#034;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;&lt;font face=&#034;book antiqua,palatino&#034;&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size=&#034;2&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&#034;#ff0000&#034;&gt;&lt;span&gt;&#171; La France a commis un crime : Elle a livr&#233; le peuple alg&#233;rien aux tueurs et aux assassins ! &#187; &lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span&gt; (Ferhat Abbas (ex-leader du FLN)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;&lt;font face=&#034;book antiqua,palatino&#034; size=&#034;2&#034;&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&#034;book antiqua,palatino&#034; size=&#034;2&#034;&gt;&lt;span&gt;Ci-dessous, Musulmans assassin&#233;s &#224; l'Arba, le 27 f&#233;vrier 1956. Les tortionnaires ont commenc&#233; par leur couper les paupi&#232;res, le nez et les l&#232;vres, avant de les achever tandis qu'un troisi&#232;me &#233;tait &#233;gorg&#233; devant sa famille&#8230; pour l'exemple.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://lesamisdalgerianie.unblog.fr/2010/03/02/19-mars-1962/#more-507&#034; class=&#034;more-link&#034;&gt;(lire la suite&#8230;)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Cet article est repris du site&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;http://lesamisdalgerianie.unblog.fr/2010/03/02/19-mars-1962/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://lesamisdalgerianie.unblog.fr...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>


 
	


 
	

</channel>
</rss>
