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	<title>Notre Journal</title>
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	<description>Archives de NotreJournal.info</description>
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		<title>Notre Journal</title>
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		<title>T&#233;moignage de Jean-Pierre RICHARTE</title>
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		<dc:date>2008-09-08T04:45:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dani&#232;le LOPEZ</dc:creator>


		<dc:subject>Dossier du mois</dc:subject>
		<dc:subject>26 mars 1962</dc:subject>
		<dc:subject>T&#233;moignage</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Alger - rue d' Isly le 26 MARS 1962&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://nj2.notrejournal.info/-Temoignages-" rel="directory"&gt;T&#233;moignages&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nj2.notrejournal.info/+-Dossier-du-mois-15-+" rel="tag"&gt;Dossier du mois&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nj2.notrejournal.info/+-26-mars-1962-26-+" rel="tag"&gt;26 mars 1962&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nj2.notrejournal.info/+-Temoignage-+" rel="tag"&gt;T&#233;moignage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; A L G E R&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 26 MARS 1962&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Remarques pr&#233;liminaires de l'auteur.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Avec le temps qui passe, quand j'y pense en analysant les &#233;v&#232;nements que j'ai v&#233;cus, je suis de plus en plus persuad&#233; que cette fusillade de la rue d'Isly &#233;tait voulue par le Gouvernement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un t&#233;moignage &#224; chaud n'aurait pas pris le m&#234;me sens. Ma m&#233;moire est devenue s&#233;lective : je me souviens tr&#232;s bien de certaines choses et d'autres sont plus floues. Mais le temps et les &#233;v&#232;nements qui ont suivi ont &#233;t&#233; propices &#224; la r&#233;flexion. Depuis, pour oublier, je n'ai jamais voulu en parler ni lire tout ce qui a &#233;t&#233; &#233;crit &#224; ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai jamais souhait&#233; parler de ces &#233;v&#232;nements trop lourds &#224; porter, mais aujourd'hui, sollicit&#233; pour une interview par Christophe WEBBER, journaliste &#224; FR 3, j'ai d&#233;cid&#233; d'y r&#233;pondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;46 ans apr&#232;s, il me para&#238;t aussi important de laisser une trace pour mes enfants et petits enfants, et tr&#232;s modestement un t&#233;moignage pour l' Histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut auparavant replacer cet &#233;v&#232;nement dramatique dans le contexte de l'&#233;poque pour le comprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1961, j'ai renonc&#233; &#224; terminer mes &#233;tudes pour m'engager dans l'arm&#233;e et lutter contre les terroristes musulmans alg&#233;riens. Jeune aspirant, parlant arabe, d&#232;s ma sortie de l'Ecole d'officiers de Cherchell, j'ai choisi d'&#234;tre affect&#233; en d&#233;cembre 1961 au 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; R&#233;giment de Tirailleurs, 2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; compagnie (Capitaine DUCRETET) comme chef de la 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; section.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;__espaceur.png__&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1 - Le 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; R&#233;giment de Tirailleurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cette &#233;poque, le 4 RT est un R&#233;giment &#224; deux &#233;tats majors tactiques (EMT) plus une compagnie d'appui (CA) et une compagnie de commandement et service (CCS), soit au total 10 compagnies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1962, ce r&#233;giment est bas&#233; &#224; DJELFA puis BERROUAGHIA. Il est command&#233; par le Colonel GOUBARD dont le PC est &#224; BERROUAGHIA au Sud de MEDEA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les compagnies sont &#233;parpill&#233;es sur le terrain, loin les unes des autres et du PC. Leurs zones d'action sont principalement les Monts des Ouleds Nail et le Massif de l'Ouarsenis. C'est un r&#233;giment de r&#233;serve g&#233;n&#233;rale pr&#234;t &#224; &#234;tre embarqu&#233; pour des missions urgentes. Il est compos&#233; &#224; majorit&#233; de jeunes musulmans assez frustes et analphab&#232;tes, au vocabulaire fran&#231;ais limit&#233;, mais soldats d&#233;vou&#233;s et comp&#233;tents sur le terrain bien que sans aucune formation, entra&#238;nement ou dispositions pour du maintien de l'ordre en zone urbaine, comme c'est d'ailleurs mon cas. L'excellente formation dispens&#233;e &#224; CHERCHELL en 6 mois, c'est n&#233;anmoins court, trop court pour faire un officier apte &#224; tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le 26 mars, l'EMT 1- 4 RT sera repli&#233; &#224; COURBET MARINE avec pour mission d'assurer la garde de ROCHER NOIR et, en particulier, d'Abderrahmane FARRES, charg&#233; de l'Ex&#233;cutif Provisoire du gouvernement de l'Alg&#233;rie ind&#233;pendante, et qu'on avait sorti de prison &#224; cette fin quelques jours auparavant. L'Ex&#233;cutif provisoire avait &#233;t&#233; mis en place d&#232;s le cessez-le-feu du 19 mars 1962. Il comprenait quelques Fran&#231;ais acquis &#224; l'Ind&#233;pendance de l'Alg&#233;rie et plusieurs membres du FLN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2 - Mars 1962&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 19 mars 1962, &#224; l'annonce du cessez-le-feu entre la France et les rebelles alg&#233;riens, l'EMT 1, dont ma compagnie, est sur le terrain en mission de &#171; pacification &#187;. L'ALN, arm&#233;e du FLN est vaincue. Les accords d'Evian viennent de mettre fin au conflit. Les Fran&#231;ais de m&#233;tropole, indiff&#233;rents &#224; notre sort, ne voient qu'une chose : les jeunes soldats appel&#233;s vont pouvoir rentrer chez eux. Les Pieds Noirs, Fran&#231;ais tout autant qu'eux, vont &#234;tre abandonn&#233;s par la politique du G&#233;n&#233;ral de Gaule qui ne souhaitait d'ailleurs pas leur retour en m&#233;tropole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but de l'ann&#233;e 1961, le gouvernement avait chang&#233; de politique, ce n'est plus le &#171; je vous ai compris &#187; de 1958 mais l'autod&#233;termination du peuple alg&#233;rien autrement dit des musulmans. L'arm&#233;e fran&#231;aise est &#233;pur&#233;e des officiers &#171; Alg&#233;rie fran&#231;aise &#187;, nomm&#233;s en m&#233;tropole, en RFA ou pouss&#233;s &#224; la retraite. Leurs rempla&#231;ants ob&#233;issent aux ordres sans &#233;tat d'&#226;me, perquisitionnent chez les Pieds-noirs qu'on arr&#234;te, et emprisonne. La Police et l'Administration subissent aussi une &#233;puration qui ne dit pas son nom. Dans le m&#234;me temps l'OAS qui s'est d&#233;velopp&#233;e subit une r&#233;pression f&#233;roce. Les Fran&#231;ais, Pieds Noirs ou M&#233;tropolitains, attach&#233;s &#224; l'Alg&#233;rie fran&#231;aise sont tortur&#233;s et remplacent dans les prisons les terroristes du FLN lib&#233;r&#233;s. L'armistice de 1962 ne s'appliquera qu'aux terroristes du FLN mais pas aux Fran&#231;ais d'Alg&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Gaule souhaitait briser les Pieds-noirs et leur r&#233;sistance &#224; vouloir rester Fran&#231;ais pour laisser le champ libre aux seuls alg&#233;riens du FLN : c'est la raison d'&#234;tre du 26 mars 1962. La collusion entre le FLN et le pouvoir politique est alors totale. Le Gouvernement et le Gal de Gaule sont d&#233;termin&#233;s &#224; d&#233;sengager les troupes en Alg&#233;rie au plus t&#244;t quel qu'en soit le prix &#224; payer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les libert&#233;s ordinaires des Fran&#231;ais d'Alg&#233;rie sont supprim&#233;es, la censure de la presse devient monnaie courante ; nos droits civiques sont bafou&#233;s : nous ne sommes pas autoris&#233;s &#224; voter pour les accords d'Evian ; ni m&#234;me &#224; &#233;couter la &#171; Marseillaise &#187; ou &#224; chanter &#171; les Africains &#187;. Mettre les mains dans ses poches est formellement interdit. Les perquisitions chez les Fran&#231;ais d'Alg&#233;rie sont fr&#233;quentes et se passent souvent avec violence envers eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai compris que le pouvoir fran&#231;ais avait chang&#233; de camp en recevant un ordre verbal de mon capitaine, ordre de mission d'accompagnement de gendarmes mobiles pour des perquisitions dans des habitations civiles de Fran&#231;ais alors que jusque la, &#224; la recherche des terroristes nous fouillions les villages et maisons alg&#233;riennes isol&#233;s. Le premier exemple en a &#233;t&#233; la perquisition du domicile en ville des propri&#233;taires de l'exploitation o&#249; notre compagnie &#233;tait log&#233;e. Petite anecdote &#224; ce sujet : les propri&#233;taires m'ayant reconnu nous bavardons avec eux et je leur explique la raison de la perquisition : c'est la panique car il d&#233;tient des armes de guerre. On d&#233;cide donc d'offrir le caf&#233; aux deux gendarmes mobiles et pendant ce temps l&#224; les armes d&#233;tenues sortent par la fen&#234;tre. La perquisition effectu&#233;e de fond en comble par les deux gendarmes n'a rien donn&#233; ; et au moment de notre d&#233;part, mon adjoint, le sergent-chef AISSAOUI restitue, par la m&#234;me fen&#234;tre les armes en cachette. Par la suite, la compagnie, au cours d'autres missions, assurait le blocus des villages pendant que les gendarmes perquisitionnaient les habitations ; le commandement nous tenait &#233;loign&#233; des maisons pour &#233;viter les contacts avec les civils. Les ordres que je recevais n'appelaient pas de commentaires de ma part et je n'avais droit &#224; aucune explication. Je tenais mes informations par les Pieds Noirs eux-m&#234;mes quand je pouvais les approcher ou par les gendarmes mobiles eux-m&#234;mes que je questionnais habilement pour ne pas &#233;veiller de soup&#231;ons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que j'ai particip&#233;, entre autres, au bouclage d'un village pr&#232;s de BEN CHICAO o&#249; les gendarmes mobiles fouillaient les maisons &#224; la recherche des armes qui venaient d'&#234;tre d&#233;rob&#233;es par l'OAS au magasin d'armement du Centre d'Instruction militaire de BOGHAR. Je voulais bien lutter contre les terroristes du FLN mais pas contre mes compatriotes qui s'armaient pour leur survie. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai rendu, une fois de plus, mon barrage totalement inefficace et j'ai continu&#233; &#224; changer ma fa&#231;on d'ob&#233;ir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au r&#233;giment, aucune information sur la situation civile, militaire ou politique &#233;tait diffus&#233;e &#224; mon &#233;chelon : rien sur les discussions &#224; EVIAN et rien sur la conduite militaire &#224; tenir. Mon capitaine devait bien savoir mais il se gardait bien d'informer le jeune aspirant Pied-Noir dont il avait devin&#233; certainement les engagements. Il nous arrivait de prendre nos repas ensemble au PC de la Compagnie, au milieu des vignes de la ferme FOULON, pr&#232;s du col de BEN CHICAO. Le Capitaine mangeait le nez dans son assiette sans parler avec ses officiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 - Mi-Mars&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les officiers, cadres et Tirailleurs ont le moral en berne, leur victoire militaire leur &#233;chappe et le FLN est vainqueur politiquement. On &#233;coute, quand on le peut, les radios nationales qui parlent des tractations d'Evian, et les hommes politiques Fran&#231;ais qui pr&#244;nent l'Ind&#233;pendance de l'Alg&#233;rie. L'inqui&#233;tude semble gagner certains tirailleurs musulmans qui s'interrogent quant &#224; leur avenir. Quelques uns d&#233;sertent avec armes et bagages &#224; la faveur de la nuit et rejoignent le FLN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le 19 mars 1962&lt;/i&gt;, &#224; l'annonce du cessez-le-feu, la compagnie est en op&#233;ration, avec ses dotations en armement et munitions, sur le terrain &#224; la recherche d'hypoth&#233;tiques terroristes alg&#233;riens, quand elle re&#231;oit l'ordre de rejoindre ALGER ; Maison Carr&#233;e dans un premier temps puis le quartier Bab-el-Oued, faubourg populaire d'Alger. Aspirant, je n'ai toujours droit &#224; aucune information mais &#224; des ordres secs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; ce moment-l&#224; que se confirme ce que je pressentais d&#233;j&#224; : on avait bien chang&#233; d'ennemis : on ne luttait plus contre l'arm&#233;e de l'ALN mais contre les Fran&#231;ais d'Alg&#233;rie et les Fran&#231;ais de m&#233;tropole qui s'&#233;taient rang&#233;s &#224; nos c&#244;t&#233;s. C'est &#224; cette &#233;poque que les barbouzes de PASQUA, Policiers m&#233;tropolitains et Service d'Action Civique en t&#234;te continuaient leurs basses &#339;uvres en assassinant les Fran&#231;ais d'Alg&#233;rie, famili&#232;rement appel&#233;s Pieds-Noirs. En r&#233;action, l'OAS en tua un grand nombre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du terrain donc, mes tirailleurs passent directement &#224; la ville : d&#233;paysement total pour tous. On conserve les m&#234;mes armes et munitions et on nous demande de faire du maintien de l'ordre face &#224; nos compatriotes, mission pour laquelle nous ne sommes pas pr&#233;par&#233;s : nous sommes totalement incomp&#233;tents, on n'a jamais fait, on ne sait pas faire. Pourquoi donc cette mission, si ce n'est dans un but pr&#233;cis, qui va appara&#238;tre au cours des heures qui vont suivre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bab-el-Oued est un quartier d'ALGER o&#249; cohabitent en paix le &#171; petit &#187; peuple pied-noir et des musulmans. Beaucoup de jeunes ou moins jeunes Pieds-Noirs supportent, encouragent et participent &#224; l'OAS. Le Gouvernement a d&#233;cid&#233; d'&#233;radiquer ses membres et boucle le quartier. Il veut faire un exemple pour couper court aux vell&#233;it&#233;s de ces gens qui veulent malgr&#233; tout rester Fran&#231;ais : il faut &#233;craser d&#233;finitivement ces Pieds-Noirs : une forme de g&#233;nocide se met en place. Le couvre-feu interdit tout d&#233;placement et les journalistes ne sont pas autoris&#233;s &#224; rentrer dans la zone. Les habitants se voient assign&#233;s &#224; r&#233;sidence avec interdiction de circuler, de se ravitailler, de sortir de chez eux, ne serait ce que pour acheter de la nourriture ou des m&#233;dicaments ou m&#234;me pour enterrer leurs morts (il &#233;tait dit que les cercueils servaient &#224; dissimuler des armes)&#8230; Comme cela ne semblait pas suffire, les blind&#233;s de la Gendarmerie tiraient dans les immeubles au canon et &#224; la mitrailleuse de 12.7. Les h&#233;licopt&#232;res balan&#231;aient des grenades et les avions T6 tiraient &#224; leur tour sur les terrasses. Cela n'est pas sans rappeler le Ghetto de Varsovie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma compagnie se trouve donc l&#224;, et je ne sais toujours pas pourquoi. J'ai appris plus tard qu'on devait boucler le quartier pour emp&#234;cher les gens d'en sortir (alors m&#234;me que les membres de l'OAS &#233;taient d&#233;j&#224; loin), pendant que les gendarmes ex&#233;cutaient leur rafle. Nous encerclons donc le quartier mais ayant personnellement essuy&#233; un coup de feu, je d&#233;cide de rentrer dans l'immeuble d'o&#249; le coup est parti &#224; la recherche de son auteur mais aussi pour avoir des contacts avec la population et surtout des informations. Je le retrouve rapidement, lui laisse son arme &#224; son grand &#233;tonnement et lui explique que je suis Pied-Noir comme lui et que je partage ses id&#233;es. Il me raconte la f&#233;rocit&#233; des Gendarmes et CRS qui n'h&#233;sitent &#224; frapper avec leurs armes les femmes, les vieillards et m&#234;me les enfants : ils n'h&#233;sitent pas non plus &#224; d&#233;truire tout &#224; l'int&#233;rieur des maisons, d&#233;fon&#231;ant les portes &#224; coup de crosses d'armes, m&#234;me lorsque les cl&#233;s sont dessus. Ce jour l&#224;, j'en apprends plus sur l'attitude des gendarmes et de l'arm&#233;e que ce que veulent bien m'en dire mes sup&#233;rieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
4 - Le 26 mars 1962&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le temps est au beau, et rien ne laisse pr&#233;sager le massacre organis&#233; et voulu par le gouvernement.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autres Alg&#233;rois aux alentours de Bab-el-Oued, &#224; l'appel pacifique de l'OAS, ont d&#233;cid&#233; d'aider les habitants du quartier en leur apportant vivres et m&#233;dicaments. Ils avaient aussi l'espoir de desserrer l'&#233;tau militaire. &lt;strong&gt;Mais pour contrer cette manifestation pacifique de solidarit&#233; envers les assi&#233;g&#233;s du ghetto Bab-el-Oued, le 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; R&#233;giment de Tirailleurs re&#231;oit l'ordre de barrer la route &#224; ces braves gens : femmes avec leurs enfants, hommes, vieillards tout un peuple derri&#232;re le drapeau fran&#231;ais et parmi eux des musulmans.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; section, avec celle du Lieutenant LATOURNERIE, remplace une unit&#233; d'infanterie de marine compos&#233;e de m&#233;tropolitains et habitu&#233;e au maintien de l'ordre dans ALGER. Des CRS &#233;taient en r&#233;serve en arri&#232;re pour intervenir en cas de besoin. Les ordres oraux pour ma section sont de barrer la rue LELLUCH , derri&#232;re la Grande Poste et d'en interdire le franchissement. Mes hommes sont fatigu&#233;s et sales ; nous manquons tous de sommeil. Ce bouclage en ville ne nous r&#233;jouit pas. D'autant plus que les Alg&#233;rois qui vont manifester d&#233;couvrent que ces soldats sont presque tous des musulmans et certains croient qu'il s'agit du FLN qui s'installe et prend possession de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ambiance n'est pas bonne : nous nous sommes d&#233;j&#224; fait tirer dessus dans Bab-el-Oued et les r&#233;flexions des Pieds-Noirs &#224; notre &#233;gard sont hostiles et d&#233;sagr&#233;ables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s notre arriv&#233;e rue Lelluch on barre la route avec nos v&#233;hicules et on d&#233;ploie des barbel&#233;s trouv&#233;s sur place, conform&#233;ment aux ordres re&#231;us. J'ob&#233;is ! Mais les premiers manifestants sont en vue : drapeaux bleu, blanc, rouge en t&#234;te, ils chantent &#171; c'est nous les Africains &#187;. &lt;strong&gt;Je d&#233;cide d'aller &#224; leur devant, seul, pour leur dire que nous avons ordre de leur interdire le passage&lt;/strong&gt;. J'ajoute que je suis Pied-Noir comme eux et que si je le pouvais je serais &#224; leur c&#244;t&#233;. Mais ils veulent aller &#224; Bab el Oued. De mon propre chef, et avec sympathie, ne comprenant pas tr&#232;s bien la raison du barrage et des ordres re&#231;us, j'en laisse passer par petits groupes &#224; cause de l'&#233;troitesse du passage entre les v&#233;hicules qui barraient la rue. Le d&#233;bit n'est pas assez important : les manifestants s'entassent derri&#232;re. Ils finissent par prendre la direction de la rue d'Isly en passant devant mon barrage et se trouvent face &#224; d'autres barrages. La foule des manifestants que l'on avait canalis&#233;e jusque l&#224;, se trouve bloqu&#233;e par ces barrages &#224; l'endroit, me semble t-il, voulu. Pour moi, aujourd'hui avec le recul, la pr&#233;m&#233;ditation ne fait aucun doute. Qui donc avait int&#233;r&#234;t &#224; canaliser cette foule jusque l&#224;, &#224; la positionner, &#224; la masser ici pour qu'on puise lui tirer dessus ? Qui a donn&#233; l'ordre de faire tirer sur une foule pacifique de compatriotes dont le seul d&#233;sir &#233;tait de t&#233;moigner sa solidarit&#233; au ghetto de Bab-el-Oued ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les archives un jour seront ouvertes mais il sera pour nous trop tard pour conna&#238;tre l'exacte v&#233;rit&#233;. En g&#233;n&#233;ral, la prescription est trentenaire pour consulter les achives 14-18 ou 39-45, mais pour la Guerre d'Alg&#233;rie, la prescription vot&#233;e exceptionnellement &#224; l'unanimit&#233; par l'Assembl&#233;e G&#233;n&#233;rale a &#233;t&#233; port&#233;e &#224; cent ans. C'est vrai qu'il a fallu mettre &#224; l'abri tous les hommes politiques &#8211; Rocard, Georgina Dufoix, Chev&#232;nement&#8230;et tous autres plus ou moins connus.- qui ont &#233;t&#233; les &#171; porteurs de valises du FLN &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ce 26 mars 1962, les tirailleurs sont &#224; leur place avec leurs armes en bandouli&#232;re : ils observent en silence semblant se d&#233;sint&#233;resser de la mission, d&#233;contract&#233;s, ne pensant plus aux risques de mort courus jusqu'&#224; pr&#233;sent dans le djebel. La manifestation &#233;tait bon enfant et s'&#233;coulait lentement vers la Grande Poste quand, contre toute attente, on entend des coups de feu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'enqu&#234;te officielle conclura &#224; des tirs de provocation sur les tirailleurs et dans la foule. Dans nos deux sections, chacun s'abrite comme il peut dans les encoignures de portes ou hall d'immeuble mais, dans ma section, aucun tirailleur ne tire, m&#234;me si le Lt LATOURNERIE &#8211;ses tirailleurs ont tir&#233; une cinquantaine de cartouches- et moi-m&#234;me crions &#171; halte au feu &#187;. Les balles sifflent et ricochent dans la rue. Les &#233;chos amplifient les d&#233;tonations et ne facilitent pas la localisation et l'origine des coups de feu : on a l'impression que &#231;a tire de tous c&#244;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La fusillade cesse rapidement m&#234;me si on entend encore quelques coups de feu isol&#233;s ; les tirailleurs et moi-m&#234;me sommes sous le choc : nous ne sommes pas habitu&#233;s aux coups de feu en ville et on n'imagine m&#234;me pas ce qui s'est pass&#233; de l'autre c&#244;t&#233; de la Grande Poste. Je fais le tour de mes tirailleurs pour les voir de pr&#232;s individuellement et aussi pour recueillir des informations. Le M&#233;decin-aspirant ATTALI du r&#233;giment vient vers moi et me demande de l'escorter aupr&#232;s des bless&#233;s. C'est par lui que j'ai appris qu'il y avait des morts et des bless&#233;s. Apr&#232;s avoir confi&#233; le commandement de ma section &#224; mon adjoint, je l'escorte, seul, devant la Grande Poste. Beaucoup hommes et des femmes sont au sol et ne bougent plus, il y a du sang partout, des bless&#233;s sont secourus par leurs compatriotes, des manifestants courent dans tous les sens ; certains refusent cat&#233;goriquement de se laisser approcher ou m&#234;me soigner par notre m&#233;decin militaire et nous manifestent de la haine. Je suis tr&#232;s mal &#224; l'aise. Je ne peux rester plus longtemps loin de mes hommes et rejoins rapidement mes tirailleurs pour parler avec eux. Sans explication, le Commandement nous fait rembarquer rapidement dans nos v&#233;hicules pour nous &#233;loigner. Tout s'est pass&#233; tr&#232;s vite et je ne dispose pas de plus d'informations que ce que j'ai vu et entendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le commandement nous demande alors de rejoindre un nouveau cantonnement, pr&#232;s de la c&#244;te : des baraquements, en pleine nature &#224; quelques kilom&#232;tres du village de COURBET MARINE, &#224; 70 km environ &#224; l'est d'Alger. L&#224;, entre nous, on parlera peu des tirs : les langues sont difficiles &#224; d&#233;lier. L'atrocit&#233; de ces &#233;v&#232;nements fait que chacun garde au fond de soi les images abominables de cette journ&#233;e en cherchant le pourquoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui a tir&#233; le premier, de la foule ou des tireurs embusqu&#233;s dans les maisons ou sur les toits ? Qui &#233;taient ces tireurs ? Barbouzes du Service Action Civique chers &#224; PASQUA ? Agents Sp&#233;ciaux ? OAS ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques tirailleurs (section du Lieutenant OUCHENE) pris sous le feu ont ripost&#233;, par r&#233;flexe, comme ils savent faire et comme on le leur a appris : c'est exactement ce que les politiques recherchaient. Certains ont tir&#233; au jug&#233;, d'autres sur des tireurs qui font feu dans leur direction.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tireur est abattu rue Lelluch. ; ce sont les tirs de son fusil-mitrailleur qui r&#233;sonnaient bien dans notre rue. On apprendra plus tard que ce tireur &#233;tait de type &#171; asiatique &#187; et la Police l'a rapidement fait dispara&#238;tre ( M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Tixier-Vignancourt, au proc&#232;s du Petit-Clamart, r&#233;v&#232;lera son identit&#233; de barbouze asiatique). Dans la foule des manifestants, certains &#8211; mais qui sont-ils ?- sont arm&#233;s. Parmi les tirailleurs, on rel&#232;vera une dizaine de bless&#233;s. Chez les civils c'est beaucoup plus grave : on parle d'environ une centaine de morts et de 200 bless&#233;s, je n'ai jamais connu les chiffres exacts. Et le pouvoir politique a toujours minimis&#233; le nombre de morts civils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'ouverture du feu est une consigne particuli&#232;rement et extr&#234;mement importante pour un militaire. Si elle &#233;tait l&#233;gitime pour nous, soldats en guerre dans le djebel, elle n'est pas de r&#232;gle en ville, surtout face &#224; des compatriotes civils non arm&#233;s, manifestant pacifiquement. Les tirailleurs ont &#171; ripost&#233; &#187; sans sommations, ils n'ont fait que riposter &#224; des tirs venus du haut des immeubles, il ne pouvait en &#234;tre autrement, et les politiques qui avaient choisi notre r&#233;giment pour le mettre l&#224; savaient pertinemment ce qu'ils faisaient et ils ont obtenu ce qu'ils cherchaient. Dans l'arm&#233;e quand un soldat commet une faute grave, son ou ses officiers sont mis &#224; pied et renvoy&#233;s de l'arm&#233;e. Les exemples sont nombreux. Pour le Colonel GOUBARD qui commandait le 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; RT, cela a &#233;t&#233; tout le contraire, il a &#233;t&#233; nomm&#233; G&#233;n&#233;ral et a fini sa carri&#232;re comme G&#233;n&#233;ral, Commandant l'Ecole de Guerre. C'est bien l&#224; une fa&#231;on de le r&#233;compenser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Quelques jours apr&#232;s, une commission d'enqu&#234;te est constitu&#233;e et les gendarmes sont venus interroger tirailleurs, sous-officiers et officiers. Je n'ai jamais &#233;t&#233; entendu. Il est vrai que ma section n'a pas tir&#233; une seule cartouche. Le Ministre des Arm&#233;es, M.MESSMER, est venu voir le r&#233;giment. Je n'ai pas &#233;t&#233; convoqu&#233; pour le rencontrer. Pied-noir, officier de r&#233;serve et non d'active, favorable &#224; l'Alg&#233;rie fran&#231;aise, j'ai souvent &#233;t&#233; tenu &#224; l'&#233;cart et &#231;a continue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Apr&#232;s le 26 mars, les journ&#233;es sont consacr&#233;es &#224; de l'instruction militaire pour occuper les hommes et les nuits &#224; des patrouilles et embuscades &#8211; avec armes encha&#238;n&#233;es : une aberration pour des militaires. En effet, nous avions re&#231;u l'ordre d'encha&#238;ner les armes des tirailleurs pendant la nuit (cha&#238;nes et cadenas) pour &#233;viter les d&#233;sertions avec les armes. D'instinct, je n'encha&#238;ne jamais les armes pendant les embuscades de nuit (contrairement aux instructions) et fais totalement confiance &#224; mes tirailleurs, dont d'ailleurs, aucun n'a jamais trahi ma confiance : j'ai partag&#233; avec eux, jour et nuit, la m&#234;me vie &#224; m&#234;me le sol, mang&#233; les m&#234;mes choses, partag&#233; les m&#234;mes dangers, joies ou peines, j'ai parl&#233; avec eux la m&#234;me langue, je l'&#233;crit aussi et je connais bien leur religion tout comme leurs coutumes. D'autres officiers on respect&#233; les ordres, mais cela n'a pas emp&#234;ch&#233; les d&#233;sertions avec armes et paquetage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Apr&#232;s le 26 mars, &#224; Courbet-Marine, c'&#233;tait une p&#233;riode &#233;trange : les unit&#233;s &#233;taient regroup&#233;es pour la 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;re&lt;/sup&gt; fois dans un lieu commun ; les officiers du r&#233;giment prenaient leurs repas au Mess, tous ensemble, mais personne ne parle des &#233;v&#232;nements que l'on vient de vivre, car on ne les comprend pas et c'est douloureux de tout remuer. Quelques rares informations circulent entre nous, concernant notamment les mouvements de foule ou notre avenir. Chacun cherche des explications plausibles &#224; ce qui vient de se passer sans en trouver car la v&#233;rit&#233; est dure &#224; admettre. Le Commandement ne juge pas utile de nous informer. Le r&#233;giment sera bient&#244;t dissous car il ne peut maintenant en &#234;tre autrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; C'est &#224; ce moment l&#224; que j'ai pris l'habitude au p&#233;ril de ma vie, solidement arm&#233;, toutes les nuits et pendant le couvre-feu, en &#233;vitant de me faire rep&#233;rer par mes sup&#233;rieurs d'une part et par les combattants du FLN d'autre part, d'aller seul chercher des informations civiles chez une jeune correspondante de l'OAS de Courbet-Marine. J'y allais aussi quand c'&#233;tait possible dans la journ&#233;e pour rencontrer d'autres Pieds-Noirs au Caf&#233; du village. C'est lors d'une de ces occasions que j'ai pu voir les tracts de l'OAS et l'appel &#224; la manifestation &#171; pacifique et sans armes &#187; pour aider nos compatriotes assi&#233;g&#233;s dans Bab-el-Oued. C'est aussi lors d'une de ces visites qui a dur&#233; trop longtemps &#8211; j'avais emprunt&#233; la Jeep du Capitaine &#8211; que j'ai &#233;t&#233; sanctionn&#233; et mis d&#233;finitivement &#224; l'&#233;cart par mon Capitaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;giment est effectivement dissous fin mai et rapatri&#233; &#224; BOGHAR pour les formalit&#233;s : restitution des paquetages, mat&#233;riels et armements mais aussi lib&#233;ralisation des tirailleurs et r&#233;affectation des cadres ; j'ai &#233;t&#233; charg&#233; de convoyer seul, sans escorte, deux GMC bourr&#233;s d'armement &#224; travers les gorges de la CHIFFA, pour les restituer &#224; l'Etablissement Militaire du Mat&#233;riel. Je me demande encore aujourd'hui si cette mission n'avait pas &#233;t&#233; ordonn&#233;e pour offrir aux terroristes alg&#233;riens de l'armement avec la b&#233;n&#233;diction du gouvernement fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorit&#233;s proposent aux tirailleurs et &#224; leurs cadres, dont moi, d'entrer dans &#171; les forces locales &#187; au service du FLN mais sans succ&#232;s &#224; ma connaissance. Certains tirailleurs choisissent de partir &#224; la retraite avec un p&#233;cule, d'autres de rester dans l'arm&#233;e en Alg&#233;rie ou en m&#233;tropole. Je suis moi-m&#234;me affect&#233; au Centre d'Instruction du 126&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; R&#233;giment d'Infanterie &#224; Brive-la-Gaillarde et d&#233;tach&#233; un temps au camp militaire de la Courtine pour assurer une formation &#224; des harkis et &#224; leurs familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis cette fusillade du 26 mars 1962, je continue &#224; me poser des questions et j'esp&#232;re que le film qui sera montr&#233; &#224; la t&#233;l&#233;vision apportera des r&#233;ponses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Pierre RICHARTE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2 octobre 2007&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>JE VEUX RACONTER par J.C KESSLER</title>
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		<dc:creator>Dani&#232;le LOPEZ</dc:creator>


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